Jason Clarke est à la tête d’une des meilleures équipes de hockey junior A au Canada depuis 10 ans.

Les Canadians, dynastie du junior A

Il faut remonter à la saison 2012-13 pour voir un autre club que les Canadians de Carleton Place au premier rang de la Ligue centrale de hockey junior A (CCHL).

Et encore, cette saison-là, les Canadians avaient pris le deuxième rang avant de remporter cinq championnats de saison régulière de suite. Véritable dynastie dans le paysage du hockey junior A, l’équipe du propriétaire, entraîneur-chef et directeur général Jason Clarke est reconnue à travers le pays. Trois fois championne de la coupe Fred-Page qui se déroule cette semaine au Complexe Jim-Durrell d’Ottawa, son équipe a été finaliste à deux reprises à la coupe RBC, emblème de la suprématie du hockey junior A canadien.

C’est le seul titre qui manque à Jason Clarke pour satisfaire sa soif inépuisable de victoires. Âgé de 44 ans et résidant de Carleton Place à l’ouest d’Ottawa, Clarke a pris l’équipe sous son aile il y a 10 ans pour en faire un modèle d’excellence.

« Les gens me demandent toujours quel est mon secret. Le seul secret, c’est le travail. C’est du recrutement et ensuite du développement. La communauté est derrière nous et nous avons de bons commanditaires. Je suis aussi entouré de très bonnes personnes », dit-il.

Malgré une autre saison où ils n’ont subi que cinq revers en temps réglementaire, les Canadians ont vu le titre de la CCHL leur échapper il y a une dizaine de jours lorsqu’ils ont été renversés par les Sénateurs d’Ottawa. Cette semaine, ils ont l’occasion de se reprendre à la coupe Fred-Page où ils devront retrouver leur touche offensive rapidement.

Défaite contre Longueuil

Les Canadians ont rendez-vous avec les Sénateurs jeudi soir. Ils ont besoin d’une victoire puisqu’ils ont été frustrés par le gardien Philippe Savard-Massé du Collège Français de Longueuil dans le match d’ouverture de la coupe Fred-Page mercredi. Les champions du Québec l’ont emporté 2-1.

Les Sénateurs ont quant à eux défait le Blizzard d’Edmundston 4-1 en soirée.

« C’est dur de gagner quand tu marques juste un but », a reconnu Jason Clarke.

Son équipe a été limitée à cinq buts dans les quatre premiers matches de la série finale de la coupe Bogart contre les Sénateurs. C’est inhatituel.

Même si la finale de la CCHL leur a glissé entre les doigts, les Canadians demeurent les favoris du championnat canadien de l’Est cette semaine. C’est justement parce qu’il gagne année après année que Jason Clarke a de la facilité à convaincre de grands talents à joindre son équipe.

Choix dans la LNH

Les équipes de la LNH n’hésitent pas à puiser dans sa cour. Kelly Summers et Andy Sturtz ont été recrutés par les Sénateurs d’Ottawa. En 2016, Brett Murray a été sélectionné par Buffalo et Colton Point par Dallas.

Aucun détail n’échappe à Clarke, un ancien attaquant des Bears de Smiths Falls et de l’Université Brock. Il a des contacts partout. Cette année, quatre Américains font partie de son alignement.

Le succès attire le succès. Cependant, après 10 ans de domination dans la CCHL, Jason Clarke a le sentiment d’avoir fait le tour du jardin. Il se sent mûr pour attaquer un autre défi.

« J’adore ce que je fais. En même temps, un entraîneur veut toujours diriger au meilleur niveau possible. Nous venons de gagner quatre championnats de ligue en cinq ans. J’ai la chance d’avoir une femme qui m’appuie dans mon plan de carrière et je serai à l’écoute des opportunités qui se présenteront. »

Où pourrait-il aboutir pour amener son bagage de vainqueur à l’échelon supérieur ? Clarke hausse les épaules.

« Dans la Ligue de l’Ontario. Dans la Ligue junior majeure du Québec. J’ai déjà discuté avec certains clubs par le passé sans avoir été retenu. J’ai eu la chance de voir Brian Kilrea et Benoît Groulx à l’œuvre ici. Ils sont des inspirations pour moi », a conclu le féroce compétiteur.