Osvaldo Jeanty avait retrouvé sa famille lundi de même son emploi régulier dans une institution bancaire de la région.
Osvaldo Jeanty avait retrouvé sa famille lundi de même son emploi régulier dans une institution bancaire de la région.

Les BlackJacks ont manqué d’énergie

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Osvaldo Jeanty avait retrouvé sa famille lundi de même son emploi régulier dans une institution bancaire de la région. Mais la défaite de son équipe subie deux jours auparavant en demi-finale du tournoi estival de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) lui trottait encore en tête.

Les BlackJacks étaient à une victoire de participer à la finale à leur première année sur le bois franc. Ils ont toutefois perdu 88-75 samedi contre les Stingers d’Edmonton, qui ont été couronnés champions le lendemain.

«Nous avons bien joué durant le tournoi. Nous nous sommes battus assez fort. Mais ce qui nous a tués, ce sont ces trois matches en quatre jours@, a avoué Jeanty.

L’entraîneur-chef faisait référence à ces trois victoires qui avaient permis aux siens d’accéder à la demi-finale. Trois matches qu’ils devaient absolument gagner pour demeurer en vie.

«Ça nous a fait mal. Les gars étaient un peu à plat en demi-finale. Les Stingers, eux, étaient bien reposés.»

Jeanty l’avoue. Le départ de l’un de ses joueurs étoiles tôt dans le tournoi, après seulement deux matches, a amoché les BlackJacks.


« On va déjà commencer à se préparer en vue de l’an prochain. Nous voulons conserver le même noyau tout en ajoutant quelques morceaux. »
Osvaldo Jeanty

L’arrière Philip Scrubb a dû se rapporter à son équipe professionnelle en France plus tôt que prévu.

«Quand tu perds un gars qui te donne 17 points et six passes par partie, c’est sûr que ça te fait mal. Tu peux gagner quelques matches sans un gars comme lui. Mais pour gagner un championnat, ça nous aurait aidés.»

Jeanty souhaite revenir à la barre de l’équipe. Il s’agissait de sa première aventure en tant qu’entraîneur-chef dans les rangs pros.

Une rencontre est prévue avec son ami et directeur général Dave Smart. Son retour ne serait qu’une formalité, dit-on.

«On va déjà commencer à se préparer en vue de l’an prochain. Nous voulons conserver le même noyau tout en ajoutant quelques morceaux. On sait maintenant à quoi ressemblent nos adversaires.»

Surtout, Osvaldo Jeanty pourra miser sur plus de temps pour préparer son équipe. La COVID-19 a forcé la CEBL à annuler sa saison régulière, laissant place à un tournoi disputé sur une période de deux semaines dans la région de Niagara.

Tous les clubs ont eu seulement six jours pour tenir leur camp d’entraînement.

«Ça sera différent l’an prochain s’il n’y a pas de COVID-19. Nous aurons plus de temps pour enseigner. Nous avions plusieurs jeunes joueurs dans l’équipe.»

Les patrons de Jeanty, eux, dressaient un bilan positif de l’an Un des BlackJacks. «De belles choses ont été réalisées, même si nous n’avons pas pu jouer à la Place TD», a soutenu le président de l’équipe et ancien employé des Raptors de Toronto, Michael Cvitkovic.

Ce dernier a rappelé la visibilité obtenue par la CEBL et son équipe. Qu’un total de 26 parties avaient été présentées durant la compétition, dont sept à la télé nationale de CBC.

Les BlackJacks ont été en vedette dans deux de ces matches.

«Les parties ont été diffusées aussi en Australie, aux Philippines, en Malaisie et à Taïwan. Ça démontre la croissance de la ligue», a soutenu Cvitkovic.

«La ligue a aussi tenu une campagne de vente d’abonnements saisonniers en vue de la prochaine année. Je n’ai pas vu les derniers résultats, mais ça allait drôlement bien pour nous.»

Les BlackJacks seront de retour en 2021. Reste à voir quels joueurs enfileront à nouveau le dossard de l’équipe ottavienne. Tous les gros noms, dont l’ancien choix de deuxième ronde de la NBA, Olivier Hanlan, étaient sous contrat pour une seule saison.