Hal Lanier célèbre le championnat de la division ouest de la Ligue nationale des Astros de Houston en 1986. À sa première année comme gérant dans les Ligues majeures, il avait mené son club à une fiche de 96-66.

Les Astros ravivent les souvenirs de Lanier

«Le chandail arc-en-ciel, je l’ai encore à la maison! Et cette bouteille, son contenu a versé beaucoup plus sur ma tête que dans ma bouche! De doux souvenirs.»

Ces commentaires, ce sont ceux d’Hal Lanier en voyant la photo du championnat de division des Astros de Houston de 1986 qui lui a été soumise par Le Droit.

À l’époque, il avait 44 ans. Son équipe venait de remporter le championnat de la division ouest de la Ligue nationale avec 10 matches d’avance. «C’était énorme pour l’époque», se rappelle celui qui a dirigé les Champions d’Ottawa de la Ligue Can-Am au cours des trois dernières saisons.

Les Astros, version 2017, ont atteint la finale des Séries mondiales samedi en éliminant les Yankees de New York dans le septième match de la finale de la Ligue américaine. Avant de devenir entraîneur, Hal Lanier avait justement passé ses deux dernières saisons avec les Yankees.

À son club de golf de Floride cette semaine, ses copains prenaient plaisir à lui demander où son coeur basculait entre les Yankees et les Astros.

«J’avais un penchant pour les Astros. C’est là que j’ai commencé ma carrière de gérant. À New York, j’ai aimé ça avec les Yankees, mais c’était à la fin de ma carrière de joueur. Puis, j’ai encore des amis à Houston. Nolan Ryan avait été fantastique l’année de notre championnat de division. Il avait 39 ans et il avait été mon meilleur lanceur avec Mike Scott, qui avait gagné le trophée Cy-Young. Ryan est encore impliqué avec le club. C’était un joueur incroyable sur le terrain autant qu’à l’extérieur. Un gars facile à diriger», a dit Lanier qui avait remporté le titre du gérant de l’année avec les Astros avec sa fiche de 96-66.

«J’en étais fier. Personne ne nous voyait gagner en début de saison. Nous étions même derniers pour commencer l’année, mais j’avais des coureurs rapides et j’ai utilisé cette vitesse que mon prédécesseur avait négligée», a ajouté celui qui pouvait notamment compter sur les bâtons de Glen Davis, Bill Doran (à l’arrière sur la photo), Denny Walling et Kevin Bass.

Les Astros avaient ensuite perdu la finale de la Ligue nationale 4-2 contre les Mets de New York, éventuels champions de la Série mondiale. Les Mets n’ont plus gagné depuis. «Nous aurions dû gagner ça en cinq matches. Quelques décisions discutables avaient joué contre nous à New York, puis dans le sixième match, on menait 3-0 en neuvième manche quand les Mets avaient égalé la marque 3-3. Nous avons perdu en 16e manche...»

Âgé de 75 ans aujourd’hui, Lanier pense bien revenir à Ottawa pour étirer sa carrière de gérant. «Les discussions vont bon train. Rien ne presse, mais les chances sont bonnes pour que je sois de retour.»