Les succès de Jimmy Garoppolo, qui a remporté ses quatre premiers départs comme quart-arrière dans l'uniforme des 49ers de San Francisco, redonnent de l'espoir aux fans de l'équipe, qui n'ont pas été gâtés ces dernières années.

Les 49ers ont trouvé leur quart

Dimanche dernier, les 49ers de San Francisco sont devenus la première formation de l’histoire de la NFL à remporter au moins cinq victoires après avoir amorcé une saison avec neuf défaites d’affilée. Du même coup, Jimmy Garoppolo est devenu seulement le deuxième quart-arrière actif à sortir victorieux à ses six premiers départs dans la NFL, le seul autre à avoir signé pareil exploit étant Ben Roethlisberger (Pittsburgh).

On savait tous que les 49ers avaient réussi un bon coup le 31 octobre quand ils ont cédé un choix de deuxième ronde au repêchage de 2018 aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour mettre la main sur Garoppolo. Mais je ne crois pas que plusieurs auraient été jusqu’à prédire que le nouveau venu allait tellement bien faire dès son entrée en scène pour inciter certains amateurs à le comparer avantageusement au légendaire Joe Montana après seulement quatre rencontres dans l’uniforme des 49ers.

Comme les fans de la baie de San Francisco n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis le départ de l’entraîneur Jim Harbaugh — les 49ers ont compilé un piètre dossier de 7-25 sous les ordres de Jim Tomsula et de Chip Kelly en 2015 et 2016 — on peut comprendre leur réaction depuis l’arrivée de Garoppolo en Californie. C’est bien simple, le numéro 10 a complètement transformé cette équipe qui n’allait nulle part, se permettant au passage de signer deux victoires contre les Titans (8-7) et les Jaguars (10-5), deux clubs qui se sont très bien tirés d’affaire cette année dans la Conférence américaine.

Avant d’en mettre plein la vue avec les 49ers, Garoppolo avait démontré une partie de son savoir-faire au personnel d’entraîneurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, qui l’avaient sélectionné au 62e rang (deuxième ronde) en 2014. Après deux années passées à tenter d’assimiler le livre de jeux des Patriots dans l’ombre de Tom Brady, l’ex-quart de l’Université Eastern Illinois a obtenu ses deux premiers départs en 2016 quand le numéro 12 a été suspendu par le commissaire Roger Goodell pour les quatre premiers matchs du calendrier.

Garoppolo a saisi sa chance et il a mené les Pats à deux victoires sur les Cards de l’Arizona et les Dolphins de Miami. Blessé pendant le deuxième quart à son deuxième départ, il avait tout de même trouvé le temps de lancer quatre passes de touché avant de retourner sur les lignes de côtés. Au total, Garoppolo avait complété 42 des 59 passes qu’il avait tentées pour des gains aériens de 496 verges lors de ces deux matchs, faisant une très bonne impression auprès des quelques équipes de la NFL à la recherche d’un quart d’avenir. 

Pas le choix de transiger

Mais comme il avait vu très peu d’action depuis, certaines formations ont refusé d’échanger un choix de premier ou deuxième tour aux Patriots pour faire son acquisition. De leur côté, les Pats savaient très bien qu’ils allaient perdre Garoppolo sur le marché des joueurs autonomes à la conclusion de la saison puisque le contrat de recrue de quatre ans paraphé par ce dernier en 2014 venait bientôt à échéance. Et comme Tom Brady a exprimé le désir de jouer jusqu’à 45 ans, il était clair que le quart de 6’2’’ et de 225 livres allait poursuivre sa carrière sous d’autres cieux.

L’entraîneur Bill Belichick a d’ailleurs très bien résumé la position de son organisation dans ce dossier quand il a déclaré que les Patriots avaient été choyés de pouvoir compter sur un duo aussi solide que Brady-Garoppolo pendant plus de trois ans, mais qu’ils avaient dû se résigner à échanger ce dernier afin d’obtenir au moins quelque chose d’intéressant en retour de ses services.

Il reste maintenant à voir comment se comporteront les dirigeants des 49ers avec leur nouvelle vedette au cours de la saison morte. Les 49ers se contenteront-ils d’apposer l’étiquette de joueur de concession à Garoppolo — comme le font depuis deux ans les Redskins avec Kirk Cousins — le temps de continuer son évaluation ou le mettront-ils sous contrat à long terme? Un sujet qui n’a pas fini de faire jaser les amateurs de football de la Californie.

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SIX MATCHS À SURVEILLER DIMANCHE

Comme neuf équipes ont obtenu au cours des dernières semaines leur billet pour les séries, on ne peut pas avancer que la 17e semaine d’activités sera très fertile en rebondissements. Les duels Panthers-Falcons, Saints-Buccaneers, Cards-Seahawks, Bengals-Ravens, Bills-Dolphins et Jaguars-Titans détermineront l’identité des trois autres formations qui prolongeront leur saison en janvier. Les séries dans la NFC s’annoncent déjà comme particulièrement intéressantes...

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UNE ANNÉE DE CONTROVERSES

La toute puissante institution qu’a déjà été la NFL n’a pas connu une année de tout repos en 2017. Les blessures subies par de nombreuses vedettes (David Johnson, Julian Edelman, J.J. Watt, Aaron Rodgers, DeShawn Watson, Odell Beckham Jr, Eric Berry, Carson Palmer, Donte Hightower, Kam Chancelor, Richard Sherman, Ryan Shazier, les recrues Dalvin Cook et Carson Wentz...), la suspension à retardement finalement purgée par le porteur de ballon Ezekiel Elliott (Dallas), les commotions cérébrales, les trop nombreux touchés annulés après le visionnement de la reprise vidéo, les joueurs qui s’agenouillent pendant les hymnes nationaux qui font réagir la Maison-Blanche, les nombreux sièges vides dans les stades, les cotes d’écoute à la baisse à la télévision, les suspensions trop souvent réduites de moitié et le manque d’intérêt des amateurs de la Californie à la suite du déménagement des Rams et des Chargers sont tous des facteurs qui ont eu des effets négatifs sur le circuit Goodell cette année.

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MES CHOIX

- Semaine 17

Dimanche : NY Jets en NOUVELLE-ANGLETERRE, Cleveland à PITTSBURGH, Houston à INDIANAPOLIS, WASHINGTON à NY Giants, Dallas à PHILADELPHIE, Green Bay à DETROIT, Chicago au MINNESOTA, BUFFALO à Miami, Cincinnati à BALTIMORE, JACKSONVILLE au Tennessee, Kansas City à DENVER, Oakland à LOS ANGELES CHARGERS, Caroline à ATLANTA, LA NOUVELLE-ORLÉANS à Tampa Bay, SAN FRANCISCO à Los Angeles Rams et Arizona à SEATTLE

- Résultats pour la saison

Semaine 16 : 12/16 (75 %)

Total : 160/240 (66,7 %)