Alexis Lepage a connu une course frustrante à la Coupe du monde de New Plymouth.

Lepage contraint à l’abandon à New Plymouth

Le cœur voulait, mais le corps refusait de suivre. Alexis Lepage a connu une autre course frustrante, dimanche, à la Coupe du monde de New Plymouth, en Nouvelle-Zélande.

Le triathlète originaire de Gatineau, qui tente de se qualifier en vue des prochains Jeux olympiques, a été contrait à l’abandon durant la portion en vélo. Ce dernier avait dû se contenter du 21e rang, il y a deux semaines, à Mooloolaba.

L’Australien Luke William a remporté la compétition. Il a devancé un Allemand, Justus Nieschlag, de même que l’un des favoris locaux, Sam Ward.

« Mon début de saison ne se déroule pas comme je l’avais souhaité. Mais je suis encore dans la course pour les Jeux... La course est longue. Je reste encore très motivé », a assuré Lepage au bout du fil.

Motivé peut-être, mais l’homme de 24 ans se gratte tout de même le coco. Il cherche des réponses.

Lepage se trouvait dans le premier peloton en sortant de l’eau à New Plymouth. Mais une fois sur le vélo, les choses se sont gâtées.

« Après deux minutes, j’étais complètement sauté. Je n’étais plus capable de pousser sur mes pédales », a-t-il relaté.

« J’ai été éjecté du premier peloton, puis du deuxième et ensuite le troisième. Je n’étais plus capable de faire quoi que ce soit. J’ai donc décidé de tirer la plogue sur cette course-là. »

Lepage écarte déjà une hypothèse. Celle du surentraînement.

« Je ne pense pas avoir besoin d’une pause. J’étais reposé. J’étais en bonne forme. L’entraînement va bien. Mais pour une raison que j’ignore, quand j’arrive en compétition, je suis incapable de bien faire (...) Peut-être que je me mets trop de pression. »

Lepage aura l’occasion de remettre le compteur à zéro pendant le prochain mois et trouver des réponses. Il reviendra au Québec mardi.

Ses deux prochaines courses internationales n’auront lieu qu’en mai. D’abord la Coupe du monde à Madrid puis une semaine plus tard, ce sera un départ à Chengdu, en Chine.

« Je pense que c’est plutôt un travail psychologique que physique qui m’attend », a-t-il analysé.