L’entraîneur-chef des Flames, Jean-François Lavergne, a remis sa démission.

L’entraîneur-chef des Flames démissionne

Vingt-sept matches après avoir conduit les Flames de Gatineau à leur meilleure saison dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec, Jean-François Lavergne abandonne le navire.

Évoquant des motifs personnels et professionnels, l’entraîneur-chef natif de la Petite-Nation a remis sa démission la semaine dernière après un début de saison en dessous des attentes.

En début de campagne, le directeur général Luc-André Mauzeroll savait qu’il devait négocier avec un club en reconstruction, mais il visait une fiche de ,500 ou même mieux.

Les Flames sont loin de la cible. Avec une fiche de 5-20-2, ils occupent le 12e rang des 13 équipes de la ligue. Malgré tout, Lavergne avait toute la confiance de la direction et Luc-André Mauzeroll a été surpris d’apprendre la décision de son entraîneur.

« C’est une surprise, mais la famille et le travail sont des choses importantes. Il n’y a personne qui fait du hockey à temps plein chez nous. Le job d’entraîneur-chef est exigeant. JF avait 100 % de ma confiance. Si ce n’était que de moi, il serait encore là, mais il faut respecter sa décision », a indiqué Mauzeroll.

Dimanche, le club a donc encouragé ses partisans à venir souligner le dernier match de Lavergne derrière le banc des Flames au centre sportif de Buckingham. Ses joueurs ont répondu avec une éclatante victoire de 8-1 pour mettre fin à une glissade de neuf défaites consécutives. La victoire n’a rien changé aux plans de Lavergne. La décision avait été bien mûrie.

« J’ai eu une promotion à mon travail et ça devenait difficile de concilier le travail, la famille et le hockey. Je suis un gars passionné. Quand je m’embarque dans quelque chose, c’est pour le faire à 100 %, pas à 80 %. Depuis quelques semaines, je n’étais plus à 100 % avec les Flames. Les joueurs méritent mieux que ça. Je ne quitte pas les Flames. Je prends une pause de coaching pour voir où ma carrière professionnelle au gouvernement fédéral va m’amener. »

Lavergne est convaincu qu’il aurait pris la même décision si l’équipe avait répété ses succès de l’an dernier. « J’ai déjà dirigé des équipes perdantes par le passé. Les victoires, c’est intéressant, mais une reconstruction aussi. Les joueurs apprennent à la dure cette saison. Nous avions de bons et de moins bons moments. Nous n’avons pas été épargnés par les blessures. Ma décision n’est aucunement reliée au hockey. Je suis prêt à continuer d’aider les Flames dans un autre rôle, mais pas celui d’entraîneur. »

Toujours jeune, mais expérimenté, Lavergne ne fait pas une croix définitive sur le hockey. D’ailleurs, il va continuer son travail de consultant auprès des entraîneurs du hockey mineur.

Il reste encore cinq matches à jouer avant la pause de Noël et les Flames devraient nommer un remplaçant à Lavergne d’ici vendredi. Plusieurs candidatures sont à l’étude.

« C’est plus compliqué de trouver un remplaçant à ce temps-ci, mais notre prochain coach devrait être plus chanceux. Depuis octobre, il nous a manqué un minimum de sept joueurs par match en raison des blessures. Ça va être mieux dès vendredi », a dit Mauzeroll.