Nick De Santis a quitté ses fonctions de vice-président en relations internationales et développement technique de l'Impact.

Le vice-président Nick De Santis quitte à son tour l'Impact de Montréal

MONTRÉAL - Le ménage s'est poursuivi au sein de la direction de l'Impact de Montréal, dimanche matin.

Nick De Santis a quitté ses fonctions de vice-président en relations internationales et développement technique de l'Impact, a annoncé le club montréalais par voie de communiqué.

Cette décision survient quelques jours après le congédiement de l'entraîneur-chef Rémi Garde, qui a été remplacé par l'ex-entraîneur-chef du Dynamo de Houston Wilmer Cabrera. Elle a également été annoncée au lendemain d'une défaite de 2-1 contre le Toronto FC, l'excluant momentanément du tableau des séries éliminatoires dans l'Association Est de la MLS.

«À la suite des derniers changements effectués et de la nouvelle structure sportive qui est mise en place, Nick est venu nous voir pour discuter de son avenir avec le club et nous avons tous les deux convenu que c'était le bon moment pour un changement», a déclaré le président et chef de la direction de l'Impact de Montréal, Kevin Gilmore.

De Santis a occupé le rôle de directeur sportif de l'Impact de 2011 à 2014, avant de devenir directeur du développement des affaires internationales et vice-président, relations internationales et développement technique.

Pendant la période où il agissait à titre de directeur technique du club, entre juin 2008 et janvier 2011, a notamment aidé à bâtir les deux équipes ayant remporté le Championnat canadien - en 2008 et 2013.

De Santis a aussi occupé le rôle d'entraîneur-chef de l'équipe durant six saisons, de 2004 à 2008, et sur une base intérimaire, en 2011, présentant une fiche en carrière de 76 victoires, 33 défaites et 34 matchs nuls en 143 matchs. Il a d'ailleurs été finaliste au titre d'entraîneur-chef de l'année dans la ligue à ses trois premières années complètes à la barre de l'Impact (2004 à 2006), remportant même les honneurs en 2005.

En tant que joueur, il a également disputé 219 matchs en 10 saisons avec l'Impact, de 1993 à 1998 et de 2000 à 2003.

De Santis a l'unique distinction d'avoir remporté le championnat des séries éliminatoires avec l'Impact à trois postes différents au sein de l'organisation: comme joueur en 1994, comme entraîneur-chef en 2004 et comme directeur technique en 2009.

L'Impact disputera son prochain match mercredi soir contre les Whitecaps de Vancouver, au stade Saputo.

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UN MINCE ESPOIR SUBSISTE

Même les plus optimistes partisans de l'Impact ne s'attendaient probablement pas à voir l'équipe montréalaise amasser trois points dans le château fort du Toronto FC samedi soir, surtout en l'absence d'Ignacio Piatti et de Samuel Piette. Mais un match nul, même peu esthétique, leur aurait sans doute laissé meilleur goût à la bouche en vue du sprint final.

Les hommes de Wilmer Cabrera sont venus près de réaliser le tour de force avant de s'écrouler devant la pression constante de leurs grands rivaux, qui les ont fait glisser au huitième échelon du classement et à l'extérieur du portrait des séries éliminatoires dans l'Association Est de la MLS.

Au tableau indicateur, l'Impact s'est incliné 2-1, un score qui reflète mal à quel point il a été déclassé, surtout en deuxième demie.

Lors de la seconde portion du match, les Torontois ont obtenu 12 tirs vers le filet d'Evan Bush, dont cinq ont touché la cible. Ils y ont inscrit leurs deux buts, dont celui qui a brisé l'égalité avec moins de 10 minutes à jouer au temps réglementaire.

De son côté, l'Impact a été limité à un seul tir en deuxième demie, un tir des ligues majeures de Bojan Krkic qui a ouvert la marque à la 49e minute. Ensuite, plus rien.

Après la défaite, autant Cabrera que Krkic ont insisté sur l'importance de jouer avec autorité pendant 90 minutes.

«Nous sommes déçus du résultat, parce que nous ne sommes pas venus ici pour perdre, a déclaré Cabrera. On avait un plan et il fonctionnait, mais on doit jouer pendant 90 minutes. Je pense que nous avons fait beaucoup de choses positives durant le match, des choses qu'on devra répéter dans cette dernière partie de saison.»

Le D.C. United, la cible

Le revers de samedi laisse l'Impact (10-14-4) dans une position on ne peut plus inconfortable en vue d'une participation aux séries éliminatoires. Non seulement le Toronto FC (10-10-7) est-il passé devant, mais le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (10-9-8) a porté son avance à quatre points après avoir signé une sixième victoire à ses dix dernières sorties samedi soir.

De plus, ces deux équipes ont disputé une partie de moins que le onze montréalais.

Toutefois, la situation n'est pas encore désespérée pour l'Impact, à cause d'un calendrier qui lui est relativement favorable, surtout d'ici la mi-septembre. De ses six matchs à jouer d'ici la fin de la saison régulière, cinq auront lieu au stade Saputo, dont les trois prochains contre des adversaires prenables.

La séquence s'amorcera mercredi soir contre les Whitecaps de Vancouver (6-13-9), bons derniers dans la section Ouest, et se poursuivra trois jours plus tard contre le D.C. United (10-10-9). Le 14 septembre, après une pause de deux semaines, ce sera au tour du FC Cincinnati, la pire équipe du circuit, de s'arrêter à Montréal.

Bien qu'il détienne cinq points d'avance sur l'Impact - avec un match de plus au compteur -, le D.C. United est en chute libre. Ses récents déboires sont tels qu'il est devenu l'équipe la plus accessible pour l'Impact dans sa quête d'une qualification au tournoi d'après-saison.

La formation de la capitale américaine affiche un dossier de 2-6-2 à ses dix dernières parties, et de 3-7-7 depuis la mi-mai. Wayne Rooney, sa grande vedette, n'a marqué qu'un but à ses sept dernières parties et n'a pas joué contre l'Union de Philadelphie, samedi, en raison d'un carton rouge, résultat d'un coup porté au visage d'un joueur adverse mercredi dernier.

Rooney, qui quittera la MLS pour retourner en Grande-Bretagne après la saison, pourrait même voir sa suspension allongée d'un match. Dans un tel cas, il raterait le duel contre l'Impact samedi prochain, un duel qui, par ailleurs, pourrait marquer le retour au jeu de Piette.

Avec deux victoires la semaine prochaine, l'Impact totaliserait 40 points et doublerait ainsi le D.C. United, qui ne jouera pas entre-temps. Les hommes de Cabrera se retrouveront même devant le Revolution ou le Toronto FC, qui croiseront le fer samedi prochain à Foxborough. Si ce match se solde par un verdict nul, l'Impact passerait devant ces deux équipes.

Toutefois, il s'agit d'un scénario optimiste pour une équipe qui contrôlerait davantage sa destinée si elle n'avait pas laissé filer tant de matchs à sa portée cette saison. Comme les trois prochains au calendrier, qu'elle ne peut se permettre de perdre.