Phillippe Aumont a offert une solide prestation dans une victoire de 3-0 du Canada dans le premier match du Premier 12 la semaine dernière. Le Gatinois a lancé huit manches, où il n’a alloué que deux simples et un but sur balles. Il a retiré neuf frappeurs sur des prises.

Le téléphone du lanceur gatinois Phillippe Aumont sonne

L’élimination hâtive de l’équipe canadienne de baseball au Premier 12 a coupé court au tournoi de Phillippe Aumont au Japon et en Corée, mais le lanceur gatinois a quand même eu le temps de profiter de son audition en blanchissant ses adversaires pendant 11 manches.

Après avoir limité les Cubains à deux simples et un but sur balles pendant huit manches dans la seule victoire du tournoi du Canada, le téléphone du géant de 6’7’’ s’est mis à surchauffer.

« Deux heures après notre victoire, mon téléphone ne lâchait pas de sonner », a dit celui qui est rentré en Outaouais dimanche soir.


« J’ai eu beaucoup d’appels d’équipes coréennes. Elles ont été les plus rapides à démontrer de l’intérêt, mais j’ai aussi des appels d’équipes du Mexique et de Taïwan. Les équipes japonaises ont été plus silencieuses, mais j’ai quand même reçu des appels. »
Phillippe Aumont

Dans un match préparatoire contre le Japon, équipe favorite du Premier 12, Aumont avait aussi lancé trois manches sans accorder de point. Encore plus flamboyant dans son départ contre Cuba où il a retiré neuf frappeurs sur des prises, il a pu convaincre des recruteurs du monde entier.

« J’ai eu beaucoup d’appels d’équipes coréennes. Elles ont été les plus rapides à démontrer de l’intérêt, mais j’ai aussi des appels d’équipes du Mexique et de Taïwan. Les équipes japonaises ont été plus silencieuses, mais j’ai quand même reçu des appels. Dans leur cas, il est encore un peu tôt pour mettre des joueurs sous contrat. Ils vont probablement attendre la fin du tournoi », a expliqué l’agent libre de 30 ans.

Avant la tenue de ce tournoi international, Aumont avait formulé le souhait de poursuivre sa carrière en Asie en 2020. Après ses sorties impeccables, Aumont pense s’être rapproché de son objectif, quoique sa domination aurait aussi ravivé l’intérêt de certains clubs des Ligues majeures.

« Des gens m’ont téléphoné pour me dire que les Blue Jays [de Toronto] étaient vraiment intéressés. Je ne fermerai pas la porte aux équipes des Majeures même si je n’aime pas le concept des Ligues majeures/mineures où tout est relié aux statistiques. J’aimerais mieux poursuivre l’aventure en Asie, mais en même temps, les clubs asiatiques sont plus portés à offrir des contrats à des joueurs qui sont dans le baseball affilié que dans le baseball indépendant », a dit celui dont les droits sont maintenant détenus par les Capitales de Québec depuis le démantèlement des Champions d’Ottawa.

Phillippe Aumont avait traîné sa famille avec lui en Corée et au Japon. Tout le monde a été emballé par l’expérience.

Déjà ailleurs

On le sent, dans sa tête, Aumont est déjà ailleurs et prêt à écrire un nouveau chapitre de sa carrière.

« Frédérique a tripé autant que moi. Elle est prête à partir et amener la p’tite. Nous allons étudier les offres attentivement. »

Dans sa tournée asiatique, le Canada a gagné deux de ses cinq matches. Aumont a touché le monticule dans les deux victoires.

Dans son départ contre Cuba, il pensait être limité à 70 tirs pour amener son club en cinquième ou sixième manche. Il s’est finalement arrêté à 95 tirs après huit manches. Deux roulants ont percé l’avant-champ. Il y a eu très peu de circulation sur les sentiers. Les voltigeurs ont couru beaucoup plus souvent vers l’abri que pour capter des balles !

Le cœur de l’alignement des Cubains n’a soutiré aucun coup sûr en 12 présences. Dans ce groupe, Yurisbel Gracial et Alfredo Despaigne avaient conduit les Hawks de Fukuoka au Championnat du Japon deux semaines plus tôt. Le premier avait été le joueur le plus utile des séries. Despaigne avait terminé deuxième au scrutin. Ce n’est pas rien !

« Il fallait que je fasse quelque chose pour me faire remarquer. J’avais le plein contrôle sur mes tirs. J’ai eu un peu de difficulté en huitième manche après un but sur balles et un simple, mais je n’ai jamais été déboussolé. Mon battement de cœur n’a pas augmenté. Je savais que les gars qui s’en venaient au bâton n’avaient aucune chance de me faire mal. Tout a bien été. »

Choix de première ronde du baseball majeur en 2007, Aumont n’a jamais été aussi confiant. Quelle équipe en profitera en 2020 ?