Soccer Outaouais compte «taper» sur un autre clou dans les prochaines années.
Soccer Outaouais compte «taper» sur un autre clou dans les prochaines années.

Le prochain grand chantier en soccer

En plus de présenter les athlètes de la relève, Le Droit jette aussi un regard sur divers autres acteurs ou dossiers qui retiendront l’attention durant la prochaine décennie en sport amateur local. Aujourd’hui: Trouver un nouveau toit pour le soccer gatinois.

Soccer Outaouais compte «taper» sur un autre clou dans les prochaines années.

La dernière décennie a vu une explosion des surfaces synthétiques extérieures dans la région. Plus précisément une vingtaine de terrains, dont sept de grandes surfaces. Le tout avait commencé en 2010 avec l’ouverture des sites de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et du stade Mont-Bleu.

L’école secondaire Grande-Rivière a aménagé la plus récente surface, l’an dernier.

«Nous avons tapé longtemps sur ce clou. Il y avait un besoin autant dans l’est de Gatineau que l’ouest. On peut dire mission accomplie», avoue le directeur général de Soccer Outaouais, Richard Gravel, qui représente 9000 joueurs dans la région.

«Ces surfaces ne servent pas seulement au soccer, mais aussi au football et d’autres sports», rappelle-t-il.

Ses collègues et lui attaquent maintenant un autre projet. La création d’un nouveau centre multisports dans le secteur Hull-Aylmer.

«Ça fait déjà deux à trois ans que nous interpellons la Ville de Gatineau, confirme M. Gravel. Il y a un grand besoin pour une grande surface synthétique intérieure qui serait subdivisée en trois en plus de l’aménagement d’une surface multisports.

«Nous n’avons maintenant plus réellement le choix de travailler sur ce dossier depuis que la Fonderie et ses alentours ont été identifiés comme une zone destinée à l’innovation et à la recherche.»

Le gouvernement du Québec a accordé un montant de 10 millions %$ l’an dernier à Gatineau pour la décontamination des terrains autour de l’édifice, près de la sortie de l’autoroute 50.

La Fonderie avait été remise à neuf en 2004 au coût de 11 millions $ afin d’en faire un centre multisports. Ottawa, Québec et Gatineau avaient financé l’aventure.

Soccer Outaouais avait investi près de 750 000 $ pour l’achat et l’installation de deux surfaces synthétiques intérieures. On y retrouve aussi une surface multisports.

Plus de 18 sports y sont pratiqués. Le soccer représente 90 % des locations des terrains synthétiques.

«Il passe de 6500 à 7000 personnes par semaine à La Fonderie. C’est utilisé de la mi-septembre jusqu’au début de mai. Le taux d’occupation est de 85 %. Ça roule de 8h le matin à 1h le matin, sept jours sur sept, souligne Richard Gravel.

«Si ça prend cinq ans à décontaminer les terrains, ça nous donne donc cinq ans pour obtenir un nouveau centre multisports.»

Deux options se trouvent à l’étude. La première s’avère la construction d’un nouvel édifice. La seconde est l’aménagement de surfaces extérieures sur lesquelles seraient installé d’un dôme en vue de l’hiver.

«Un peu comme ça se fait à Ottawa», confirme M. Gravel.

Soccer Outaouais aimerait demeurer près du centre-ville, dans le secteur Hull. Mais il est ouvert à l’idée de se retrouver plus à l’ouest, près d’Aylmer.

Pas question toutefois qu’un futur centre se retrouve dans le secteur Gatineau, qui compte déjà sur des surfaces synthétiques intérieures au complexe Branchaud-Brière.

«Il y a une barrière naturelle. En raison de la circulation, une bonne partie de notre clientèle et de plusieurs autres sports n’ira pas à Gatineau. Elle ne veut rien savoir de ça», reconnaît M. Gravel.

Peu importe l’option retenue, une participation financière des trois paliers de gouvernement sera sollicitée. Restera à voir s’il y aura un appétit politique pour un centre multisports dans l’après COVID-19, surtout avec les fonds publics qui se feront plus rares.