Oscar Pistorius discutant avec son avocat, hier, lors du jour 2 de son procès pour meurtre.

Le procès d'Oscar Pistorius subitement interrompu

La première témoin appelée au procès pour meurtre de l'athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius s'est effondrée en larmes, hier, et a dit se souvenir des cris de terreur d'une femme qu'elle a entendus le matin où Pistorius a abattu sa petite amie Reeva Steenkamp, l'an dernier.
Michelle Burger n'avait pas perdu son calme pendant deux jours d'un témoignage parfois pénible. Elle a toutefois commencé à pleurer quand elle a raconté le souvenir qu'elle garde du jour de la Saint-Valentin, en 2013.
«Quand je suis sous la douche, je revis ses cris», a-t-elle dit au sujet des hurlements de cette femme, qui ont cessé après que quatre coups de feu aient retenti.
Mme Burger habite à moins de 200 mètres de la maison de Pistorius.
Le deuxième jour du procès avait été subitement interrompu, en début de journée, quand le juge a ordonné une enquête pour déterminer si une station de télévision diffusait la photo de Mme Burger pendant son témoignage - alors que le tribunal a ordonné de protéger l'intimité des témoins qui le demandent.
Vers la fin du témoignage de Mme Burger, le procureur Gerrie Nel l'a questionnée au sujet de ses émotions au moment de sa déclaration à la police, concernant ce qu'elle avait entendu.
«C'était très à vif», a-t-elle admis avec un tremblement dans la voix. M. Nel lui a ensuite demandé comment elle se porte maintenant. «Je vais bien, a-t-elle dit. Ça fait un an.»
Son témoignage au sujet des événements contredit les propos de Pistorius, qui affirme avoir tiré quatre balles dans la porte de la salle de bain en pensant être confronté à un intrus. Mme Steenkamp a été atteinte à la tête, au bras et au côté. Pistorius a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité.