L'entraîneur adjoint responsable des défenseurs chez les Penguins de Pittsburgh, Jacques Martin
L'entraîneur adjoint responsable des défenseurs chez les Penguins de Pittsburgh, Jacques Martin

Le présent avant le passé pour Jacques Martin

En cette «pause pandémie» dans le monde du sport, et du hockey en particulier, les réseaux de télévision puisent dans leurs archives pour présenter des matches du passé qui pourraient intéresser les amateurs.

Il a beau avoir été impliqué dans certains de ces matches, ce n’est pas Jacques Martin qui va s’asseoir pour les regarder, sauf rares exceptions. Il n’était certes pas intéressé à revivre les quatre Batailles de l’Ontario en cinq ans où ses Sénateurs d’Ottawa s’étaient inclinés devant les Maple Leafs de Toronto au début des années 2000, c’est certain.

«J’ai juste regardé quelques parties des Penguins (lors des conquêtes de la coupe Stanley en 2016 et 2017), et celles du Canadien en 2010 (le printemps ‘Jaroslav Halak’ avec les éliminations surprises de Washington et Pittsburgh). Je ne regarde pas ça beaucoup, je reste concentré beaucoup plus sur le présent. Je fais du travail sur vidéo pour essayer de m’améliorer, j’échange avec d’autres entraîneurs pour essayer de grandir nos cadres», a-t-il confié en entrevue avec le Droit cette semaine.

L’entraîneur adjoint des Penguins est revenu dans sa région natale de l’Est ontarien une fois que le circuit Bettman a interrompu ses activités il y a près de deux mois en raison de la COVID-19. L’homme de hockey de 67 ans natif de St-Pascal Baylon, près de Rockland, n’a pas eu de proches qui ont été infectés par le nouveau coronavirus, heureusement.


« C’est certain que [le retour au jeu] va se faire sans spectateurs, mais au moins, la télévision va y être. »
Jacques Martin

Alors qu’il est maintenant question d’un déconfinement et d’un retour progressif à une «nouvelle normalité», Martin est confiant qu’il sera bientôt appelé à reprendre son boulot d’adjoint responsable des défenseurs sous l’entraîneur-chef Mike Sullivan.

«On se tient pas mal occupés, nous avons des réunions tous les lundis matins, tous notre monde, les entraîneurs, les trois responsables du conditionnement physique, les deux entraîneurs s’occupant du vidéo, les préposés à l’équipement, le psychologue... On obtient des mises à jour et on prépare notre semaine. Il y a aussi une autre réunion au niveau de l’organisation, notre président qui nous dit où on en est. On utilise notre temps pour sortir un peu de la ‘boîte’ et trouver des façons de s’améliorer. Il y a beaucoup de choses qui se font en ligne pour les entraîneurs, des conférenciers avec qui on peut échanger. Et on garde contact avec nos joueurs, on essaie de les garder engagés», souligne-t-il.

Il est acquis qu’un retour de la LNH, pour finir la saison régulière ou encore tenir uniquement des séries éliminatoires, s’effectuera dans des amphithéâtres aux gradins vides, ce qui risque d’être un ajustement pour joueurs et entraîneurs.

«C’est certain que ça va se faire sans spectateurs, mais au moins, la télévision va y être. La Ligue étudie différents scénarios et si on peut finir la saison et avoir des ‘playoffs’, c’est de bonne augure. Je suis convaincu cependant qu’ils ne veulent pas commencer la prochaine saison sans partisans, notre sport est trop dépendant des ventes de billets et aux concessions, du stationnement et du marketing ainsi que des annonces (à l’intérieur des arénas) pour ne pas avoir de partisans dans le ‘building’», estime Martin.

L'entraîneur adjoint responsable des défenseurs chez les Penguins de Pittsburgh, Jacques Martin

En bonne position à la pause, installés au troisième rang de la division Métropolitaine malgré des blessures à des piliers tout au long de la saison, les Penguins seraient à nouveau une menace pour mettre la main sur la coupe Stanley, comme toujours depuis l’ère Sidney Crosby/Evgeny Malkin. 

«Nos gars s’entraînent sous la supervision de nos responsables du conditionnement physique, si ça repart, ils vont être prêts, j’en suis convaincu», affirme Jacques Martin.

Ce dernier écoule la dernière année de son contrat avec les Penguins, mais comme il l’avait confié au Droit lors du passage des Sénateurs à Pittsburgh au début mars, il aimerait poursuivre sa carrière dans la LNH pour encore quelques saisons, histoire d’ajouter à sa récolte de deux bagues de la coupe Stanley, une médaille d’or olympique, une médaille d’or de la Coupe du monde et une coupe Memorial. L’anniversaire de cette dernière conquête, en 1986 à Portland avec ses Platers de Guelph contre des Olympiques de Hull dirigés par feu Pat Burns, arrivera d’ailleurs bientôt (victoire de 6-2 le 17 mai).