Steven Wilcox affrontera un gaucher irlandais, Darragh Foley, le 17 mars à Sydney.

Le «Piranha» boxera en Australie

Son surnom est le Piranha. Dans une quinzaine de jours, ce boxeur ontarien qui habite à Gatineau va se battre pour une ceinture en Australie.

Steven Wilcox (18-2-1, 5 KO) affrontera un gaucher irlandais, Darragh Foley (14-2, 8 KO), le 17 mars à Sydney. Une confrontation entre deux super poids légers âgés respectivement de 27 et 29 ans.

Le titre de la WBA Océanie sera à l’enjeu.

«Ce sera le combat le plus important de ma carrière», a avoué Wilcox, mercredi, alors qu’il se prépare à prendre la direction de l’Australie dans deux jours.

«Le gagnant se retrouvera dans le top 5 du classement mondial de la WBA», a ajouté le pugiliste qui occupe en ce moment la 11e position.

Foley, lui, est classé neuvième.

Wilcox, qui possède la ceinture de la WBA-NABA des super-légers, s’entraîne depuis le mois de décembre en vue de ce face à face. Une bonne partie de son temps est passé au club Final Round, à Ottawa.

On l’a vu aussi échanger des coups avec des partenaires d’entraînement à Montréal.

L’entrevue se déroulait au téléphone. Wilcox se trouve ces jours-ci dans son patelin à Hamilton.

Son père Robert a toujours été son entraîneur. «Dans tous les sports que j’ai pratiqué... le soccer, le hockey et la boxe», a expliqué le boxeur de 6’1’’.

Le paternel et un autre instructeur en banlieue de Toronto lui ont suggéré l’an dernier de tenter sa chance ailleurs. «De m’entraîner sous une paire de yeux différents», a précisé Wilcox.

C’est pourquoi il a opté de faire équipe avec Éric Bélanger, celui qui dirige Final Round.

Ça sera son troisième combat depuis son arrivée en Outaouais.

«J’ai bien aimé la façon dont mes derniers combats se sont déroulés. Tout le monde travaille en équipe. Éric parle avec mon père au téléphone.»

Bélanger l’a hébergé chez lui lors de ses premières semaines dans la région. «Il s’est trouvé un appartement par la suite à Gatineau», a-t-il indiqué.

À ses yeux, Wilcox s’avère un technicien. «Il n’est pas comme un piranha dans le ring. Il boxe de façon toujours planifiée», a expliqué l’entraîneur franco-ontarien.

Le surnom vient des amis de l’athlète. Ils l’ont vu nourrir à plusieurs reprises ses poissons affamés.

«Ils les voyaient nager autour de la bouffe pour ensuite sauter dessus», a relaté Wilcox.

De son combat, le principal intéressé sait qu’il en aura plein les bras.

«Il (Foley) est un bagarreur de rue dans le ring», a-t-il dit.

Bélanger reconnaît que l’adversaire s’avère «dangereux». «Il va essayer d’arracher la tête à Steven. Mais si nous pouvons passer à travers les premiers rounds, ça devrait bien aller», a-t-il assuré.

«Steven, ce n’est pas un gros cogneur, mais il frappe quand même plus dur que sa fiche l’indique. Il peut faire mal.»