«Il est probablement trop tôt pour permettre des matchs compétitifs, mais on aimerait au moins louer nos surfaces pour que les gens puissent se délier les jambes, faire des passes, etc. C’est certain qu’on peut rentrer un certain nombre de personnes tout en respectant la fameuse règle du deux mètres», a fait valoir Mike Ménard, copropriétaire du centre Dek Hockey Dix10.
«Il est probablement trop tôt pour permettre des matchs compétitifs, mais on aimerait au moins louer nos surfaces pour que les gens puissent se délier les jambes, faire des passes, etc. C’est certain qu’on peut rentrer un certain nombre de personnes tout en respectant la fameuse règle du deux mètres», a fait valoir Mike Ménard, copropriétaire du centre Dek Hockey Dix10.

Le milieu du hockey balle à la recherche de solutions

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
De nombreux Québécois ont eu le plaisir de renouer avec leur sport favori mercredi. Les responsables des centres de hockey balle, une discipline très populaire dans la région, doivent toutefois prendre leur mal en patience puisqu’aucun échéancier n’est fixé pour la reprise des sports collectifs. Ils réfléchissent donc à des pistes de solutions qui leur permettraient de garder la tête hors de l’eau malgré la pandémie.

Copropriétaire du centre Dek Hockey Dix10, Mike Ménard est forcé de composer avec l’annulation de plusieurs tournois majeurs qui constituent des sources de revenus importantes pour son organisation. Une tranche de la Coupe Bob Bissonnette devait être disputée à Granby le week-end dernier, avant le passage de la Tournée Alex Burrows en juin.

À cela s’ajoute le report en 2021 de la première campagne de la Ligue nationale de hockey balle. Les matchs locaux des Mustangs de Granby étaient prévus au centre Dix10. «Les mois d’avril, mai et juin représentent environ 50 % de notre chiffre d’affaires chaque année. La crise fait extrêmement mal chez nous», a confirmé Ménard, également copropriétaire de Dek Hockey Cowansville.

Les deux complexes dont il est responsable avaient enregistré plus de 3000 inscriptions individuelles en vue de cet été.

«Si on veut avoir une saison qui a du sens, on doit commencer au plus tard le 1er juillet et probablement empiéter sur notre saison d’automne.»

Copropriétaire du centre Dek Hockey Dix10, Mike Ménard est forcé de composer avec l’annulation de plusieurs tournois majeurs qui constituent des sources de revenus importantes pour son organisation.

La location comme bouée de sauvetage ?

Mike Ménard se réjouit néanmoins de l’annonce effectuée mercredi après-midi par la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, concernant les rassemblements extérieurs. Jusqu’à dix personnes provenant d’un maximum de trois foyers différents peuvent désormais se réunir s’ils appliquent les consignes de distanciation sociale.

«Il est probablement trop tôt pour permettre des matchs compétitifs, mais on aimerait au moins louer nos surfaces pour que les gens puissent se délier les jambes, faire des passes, etc. C’est certain qu’on peut rentrer un certain nombre de personnes tout en respectant la fameuse règle du deux mètres. On nettoierait évidemment la surface entre chaque location», a fait valoir Ménard, qui travaille aussi à développer une formule de jeu adaptée à la situation actuelle.

«Il y a encore beaucoup d’incertitude, mais on voit que les choses peuvent évoluer très rapidement.»

Le Granbyen estime cependant que le fait que le hockey balle soit géré par des entreprises privées au Québec, plutôt que par une fédération ou un OSBL, complique le dialogue avec les autorités.

«Au privé, est-ce qu’on peut prendre nos propres décisions en se basant sur les consignes diffusées publiquement? Sinon, est-ce qu’on doit adresser nos questions au gouvernement ou à la police ? C’est pas simple...»

Prudence

Toujours à Granby, considérée comme une véritable mecque du hockey balle, le complexe Pile ou Face devait aussi accueillir plus de 3000 joueurs cet été. Sébastien Houle, copropriétaire de l’endroit, s’est montré très prudent mercredi.

«Dans le plan présenté par [la ministre] Isabelle Charest, les sports d’équipe sont dans la quatrième phase. Comme on vient à peine de commencer la première étape, je vois mal comment on pourrait repartir bientôt», a-t-il souligné.

«Selon moi, on n’aura pas le choix de combiner les saisons d’été et d’automne.»