Les adeptes de kite de la région se réunissent souvent près du parc des Cèdres à Aylmer et des terres agricoles près de la montée Paiement, à Gatineau.

Le kitesurfing, un sport dans le vent

Raymond Ouellette pratique un sport qui est dans le vent en Outaouais. Il est kitesurfeur. Sur la neige ou entre deux vagues - et dans les airs, plus souvent qu'autrement -, il se laisse porter par un immense cerf-volant, les pieds cloués à sa planche.
Dans la région, depuis une dizaine d'années, une petite communauté d'adeptes finis s'est organisée pour démocratiser ce sport et pratiquer leur passion en toute liberté.
« Le thrill, c'est la liberté, c'est de voler. Une bonne journée de kitesurfing, c'est un cadeau. Quand tu veux faire du vélo, tu peux en faire quand tu veux, mais pas du kitesurfing. Nous sommes dépendants du vent. On peut être deux semaines sans pouvoir y aller, car les conditions ne sont pas favorables. C'est pour cela que quand tu en as l'occasion, c'est un cadeau. Ce sport te rend addict, maniaque », lance Raymond Ouellette.
Tirés par le vent, les kitesurfeurs les plus expérimentés et plus téméraires peuvent atteindre des vitesses qui frôlent les 100 kilomètres/heure et être propulsés à des hauteurs de plus de 12 mètres (40 pieds).
« Si c'est un sport extrême ? ».
M. Ouellette hésite un peu et puis enchaîne : « C'est très puissant et dangereux parfois. Je dirais que, oui, c'est un sport extrême, mais ce n'est pas tous les kitesurfeurs qui sont extrêmes. [...] Il faut connaître la puissance du vent. Il faut suivre des cours, car une mauvaise manoeuvre peut être fatale. Les champions du monde ont généralement 16 ou 17 ans, car à cet âge, ils n'ont pas peur. Moi à mon âge... », dit-il.
Ils sont un peu plus d'une centaine de sportifs à pratiquer la planche volante en Outaouais. Ils ont formé L'Association de kitesurf et windsurf d'Aylmer (AKWA). Un regroupement similaire compte une centaine d'adeptes du côté d'Ottawa.
Les aéroplanchistes de la région ont adopté quelques sites, notamment, le parc des Cèdres à Alymer, la marina d'Aylmer, la rivière des Outaouais, les terres agricoles qui bordent la montée Paiement à Gatineau et le parc Britania à Ottawa.
De plus en plus accessible
Le surfeur de mer et d'hiver dans la cinquantaine remarque que le kitesurfing, le flysurf ou encore le kite est de plus en plus accessible.
Pour un investissement de départ de 1500 $ à 2000 $ un jeune sportif peut facilement s'équiper pour pratiquer ce sport qui se pratique tant sur l'eau que sur la neige.
« Certes, il y a l'équipement de base à acheter. Mais ensuite, ça ne coûte absolument rien. Avant, je passais tous les hivers sur les monts. Je devais acheter une passe de saison, patienter dans le remonte-pente. Ça fait 12 ans que je pratique le kitesurfing et depuis, je n'ai jamais remis les pieds sur une piste de ski », partage Raymond Ouellette.