L'entraîneur-chef et directeur général Olympiques de Gatineau, Louis Robitaille 
L'entraîneur-chef et directeur général Olympiques de Gatineau, Louis Robitaille 

Le gros lot aux Olympiques?

Une page d’histoire des Olympiques de Gatineau va s’écrire mercredi après-midi autour de 14 h.

Pour la première fois en 47 ans, l’équipe outaouaise pourrait obtenir le premier choix de la séance de sélection du circuit Courteau. Parce qu’ils ont pris le 16e rang du classement général et qu’ils avaient aussi acquis les choix des équipes de 17e (Halifax) et 18e places (Bathurst), les Olympiques auront 85,7 % des chances de gagner la loterie qui déterminera l’ordre des cinq premières sélections de l’encan des joueurs d’âge midget.

Le consensus veut que le meilleur espoir soit Tristan Luneau, à la condition qu’il veuille bien poursuivre sa carrière dans la LHJMQ. Pour l’instant, le défenseur de Victoriaville a un engagement verbal avec l’Université du Wisconsin dans la NCAA et il a été repêché au sixième tour du repêchage de la USHL lundi par le Stampede de Sioux Falls.

Les Olympiques auront 18 des 21 boules dans le boulier de la loterie. Les Sea Dogs de Saint-Jean en auront deux (9,5 % des chances) et les Remparts de Québec en auront une (4,8 % de chances). L’année dernière, les Sea Dogs étaient parvenus à gagner la loterie pour repêcher Joshua Roy même s’ils n’avaient qu’une chance sur 21 d’obtenir le premier choix.

Pour l’instant, les Gatinois ne savent pas encore où ils vont piger dans le top-5, mais ils savent qu’ils pourront piger à trois reprises.

«On aimerait obtenir les trois premiers choix, mais c’est une loterie et nous n’avons pas de contrôle là-dessus. Nous serions très honorés d’avoir le premier choix. Ce que nous savons pour le moment, c’est que nous aurons l’occasion de sélectionner trois espoirs de qualité dans le prochain repêchage. Ce sont trois éléments importants qui vont se greffer à notre organisation. C’est très excitant», a expliqué l’entraîneur-chef et directeur général, Louis Robitaille.

Si les Olympiques n’ont jamais pigé au premier rang du repêchage de la LHJMQ, c’est surtout parce qu’ils n’ont pas connu beaucoup de mauvaises saisons par le passé.

Le meilleur espoir du repêchage 2020 de la LHJMQ, Tristan Luneau

Retour des sacrifices

«Même cette année, ce n’est pas à cause de la position au classement des Olympiques que nous avons les meilleures chances de choisir au premier rang. Ce sont des transactions du passé avec Bathurst [Mitchell Balmas] et Halifax [Maxim Trépanier] qui nous permettent d’améliorer nos chances», a expliqué Louis Robitaille, qui va hériter des sacrifices effectués par Alain Sear au cours des dernières saisons pour regarnir les coffres de son équipe en matière de talents bruts.

Malgré leurs fortes probabilités d’obtenir le premier choix, les Olympiques n’anticipent pas la catastrophe si ce choix devait leur échapper.

«J’ai parlé avec différentes personnes à travers la ligue et tout le monde semble avoir un top-5 différent. Si nous devons piger deuxièmes ou troisièmes, nous savons que nous aurons un excellent joueur quand même», a ajouté Robitaille.

Discussions d’échanges

Si les Olympiques mènent le bal avec quatre choix de première ronde cette année parce qu’ils ont aussi le choix de l’Armada de Blainville-Boisbriand (le 13e obtenu contre Shawn Boudrias), d’autres équipes ont les mains vides. Six clubs de la LHJMQ n’ont pas de choix de première ronde en ce moment. Ces clubs seront tentés d’en soutirer un aux Olympiques après la loterie.

«Nos choix seront populaires, mais en ce moment, à part le 13e, nous ne savons pas où ils seront positionnés. Après la loterie, nous serons mieux placés pour ouvrir les discussions. Là, nous sommes à l’étape des spéculations», dit Robitaille.

Ce dernier attend justement l’issue de la loterie pour parler avec le clan de Tristan Luneau.

«Il a été repêché dans la USHL. Ce n’est pas une surprise pour nous. Une fois que nous saurons où nous serons positionnés, nous allons amorcer la discussion avec la famille de Tristan et ses conseillers.»

Dans l’histoire de la LHJMQ, jamais une équipe n’a pu réclamer les trois premiers joueurs d’un repêchage.