L'entraîneur Dominique Ducharme a pleine foi en son équipe, malgré la tendance populaire de sous-estimer ses joueurs pour les motiver.

Le Canada ne croit pas au «miracle»

BUFFALO — Sous-estimer les chances de son équipe face au Canada est devenu une tactique populaire parmi les entraîneurs des différentes nations au Championnat mondial de hockey junior.

Tout d’abord, il y a eu l’entraîneur suisse Christian Wohlwend, qui avait affirmé que le Canada écraserait son équipe deux jours avant que l’unifolié l’emporte haut la main 8-2 en quarts de finale. C’est maintenant au tour de l’entraîneur tchèque Filip Pesan de tenir des propos similaires.

« Les miracles sont possibles. Nous serons prêts », a lancé Pesan mercredi après une séance d’entraînement au KeyBank Center.

Plusieurs joueurs canadiens croyaient que les critiques de Wohlwend envers l’équipe suisse étaient en quelque sorte un stratagème qu’il utilisait afin de motiver ses joueurs et de surprendre le Canada. Ils pensent la même chose des déclarations de Pesan. « Un autre ? s’est exclamé l’entraîneur-chef du Canada Dominique Ducharme. Ce n’est pas très original. »

« Je crois que tout le monde met la pression sur le Canada cette année, parce que nous sommes une équipe dominante », a ajouté le capitaine Dillon Dube.

Les Canadiens ont eu le dessus 9-0 face à la République tchèque, en match préparatoire, mais il ne s’agissait pas là d’un vrai test. Les Tchèques venaient tout juste d’arriver au pays et ont disputé la partie sans plusieurs de leurs joueurs importants. Depuis, ils en ont impressionné plus d’un.

Victor Mete, prêté par l’organisation du Canadien de Montréal, était de retour à l’entraînement lors d’une brève séance de 30 minutes, mercredi après-midi. Ducharme a insisté sur le fait que le défenseur était de retour à 100 % après avoir subi une blessure au bas du corps durant le duel opposant le Canada aux États-Unis, vendredi dernier.

Carter Hart sera devant la cage du Canada face aux Tchèques, même si Ducharme a affirmé que son gardien de but ne serait plus autorisé à poursuivre sa superstition qui veut qu’il soit le dernier joueur à quitter la patinoire à la fin de chaque période. Hart a dû attendre près de 10 minutes lors du match de mardi pour que le gardien suisse Matteo Ritz quitte la glace. « Ces choses-là sont drôles, mais c’est maintenant derrière lui. Il est prêt à jouer demain », a conclu Ducharme.