Le camp du Fury tire à sa fin

Il a passé des mois à recruter des joueurs en Amérique du Sud, en Europe et en Afrique. Il complète maintenant la quatrième semaine de son camp d'entraînement à la barre du Fury d'Ottawa. Samedi, après un dernier match amical contre l'Université de Syracuse au Complexe Branchaud-Brière, il mettra la touche finale à la formation qu'il amènera à Sunrise, en Floride, afin de la fignoler en vue de l'ouverture de la saison dans la North American Soccer League (NASL).
Plus que jamais, Marc Dos Santos a l'impression que son équipe d'expansion n'aura rien à envier aux autres formations du circuit professionnel nord-américain quand la saison se mettra en branle à Fort Lauderdale le 12 avril prochain.
«Nous serons pareils aux autres. À part New York et San Antonio qui ont des équipes plus expérimentées, nous serons capables de jouer contre n'importe qui. Nous avons une équipe très forte sur le plan technique. Nos joueurs cherchent toujours à avoir le ballon. Je suis surpris de voir à quel point tout le monde possède cette qualité chez nous», a-t-il lancé à la suite d'un autre entraînement au Complexe Branchaud-Brière, mercredi après-midi.
Une équipe talentueuse
Le Fury d'Ottawa s'approche de sa formation finale de 21 ou de 22 joueurs. Il ne reste qu'un joueur à retrancher après le match contre Syracuse. Après, tout le monde qui fera le voyage en Floride doit s'attendre à amorcer la saison avec l'équipe ottavienne.
Dos Santos a l'assurance de miser sur des joueurs de talent. Il reste à savoir combien de temps sera nécessaire avant que le concept d'équipe prenne forme.
«Nous avons une très jeune équipe. Aucun joueur n'a plus de 30 ans. Notre succès va dépendre de nos jeunes et du temps qu'ils mettront avant de gagner en maturité. Nous avons de bons joueurs sur le plan individuel, mais nous avons encore beaucoup de travail à faire avant de devenir une équipe. Nos racines ne sont pas encore fortes à ce niveau, mais nous sommes sur le bon chemin.»
Plus tard en avril, le Fury vivra un premier gros test en disputant les quarts de finale du championnat canadien contre le FC Edmonton. Le gagnant de ce duel de deux parties (au total des buts) pourra se frotter à l'Impact de Montréal en demi-finale. L'Impact évolue dans la Major League Soccer (MLS), un circuit supérieur à la NASL, mais la différence ne serait pas énorme selon Dos Santos, un ancien entraîneur de l'Impact.
«Nous faisons partie de la division juste en bas de la MLS. Le niveau de jeu est très semblable. La différence, c'est que nous n'avons pas de joueurs délégués (joueurs qui peuvent empocher un salaire important sans qu'il soit compté dans le plafond salarial). Dans la MLS, ils peuvent attirer des joueurs comme David Beckham, Thierry Henry ou Marco Di Vaio. Ici, notre enveloppe salariale est cinq fois inférieure à celle de l'Impact.»
Le Fury ne misera pas sur des joueurs qui ont représenté leur pays sur la scène internationale comme Matteo Ferrari, Marco Di Vaio ou Hernán Bernardello avec l'Impact.
«À part ces trois joueurs par équipe qui peuvent jouer dans la MLS, nous n'avons rien de différent. Notre équipe a même certaines qualités qui ressemblent beaucoup à celles de l'Impact.»
Les partisans du Fury auront l'occasion de se faire leur propre idée sur la qualité du jeu de la NASL quand l'équipe disputera un premier match local contre le FC United du Minnesota à Ottawa le 19 avril.
Le Fury louange le Complexe Branchaud-Brière
« On aime ça. On aime beaucoup ça, même. »
Ces paroles sont celles de Marc Dos Santos, l'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa qui terminera la quatrième semaine de son camp d'entraînement au Complexe Branchaud-Brière d'ici quelques jours.
Le Fury y a passé la majorité de son premier camp d'entraînement et Marc Dos Santos s'est montré impressionné par la toute nouvelle infrastructure sportive de Gatineau.
« On voulait s'entraîner dans un environnement professionnel. Cette plate-forme n'existe pas à Ottawa, où on retrouve beaucoup de dômes. Il fait noir là-dedans. J'aime la lumière ici. La surface synthétique est de bonne qualité. C'est mieux aménagé pour les médias. Nous aimons tout. Les gens du Complexe Branchaud-Brière nous aident énormément. Ils veulent s'assurer que nous sommes confortables. C'est sûr que nous allons vouloir revenir ici l'an prochain. »
Marc Dos Santos peut communiquer avec ses joueurs internationaux en quatre langues. L'une d'entre elles, le français, était une qualité essentielle recherchée par l'organisation au moment de son embauche.
« La direction du Fury a été claire quand je suis arrivé à Ottawa. Elle était sensible au fait francophone. Elle m'a indiqué que nous ne pouvions pas oublier le grand public gatinois parce qu'il y a beaucoup de jeunes joueurs et de gens qui sont impliqués dans le soccer de ce côté de la rivière. Le Fury veut tisser des liens forts avec la communauté francophone. Je parle français et le directeur technique (Phillip Dos Santos) le parle aussi. »
L'entraîneur a aussi rappelé qu'il avait été sensible à la présence francophone lorsqu'il a mis les Québécois Philippe Davies et Pierre-Rudolph Mayard sous contrat. Membre de l'Académie U20 du Fury, le Gatinois Thierry Foucher-Lemay n'est pas dans l'alignement officiel de l'équipe, mais il s'entraîne toujours avec le grand club.
Les amateurs de soccer de Gatineau pourront voir le Fury à l'oeuvre samedi soir (19 h 30) au Complexe Branchaud-Brière, alors que l'Université de Syracuse sera en ville pour un dernier match amical.