Le capitaine et joueur de franchise des Sénateurs d’Ottawa, Erik Karlsson, n’a pas pratiqué avec ses coéquipiers vendredi, mais il était du voyage qui les a amenés à Detroit.

Le calvaire de Karlsson achève

L’éprouvante saison 2017-2018 d’Erik Karlsson tire à sa fin et il ne s’en plaindra certes pas.

Le capitaine et joueur de franchise des Sénateurs d’Ottawa n’a pas pratiqué avec ses coéquipiers vendredi, mais il était du voyage qui les a amenés à Detroit, comme il a promis qu’il le ferait lors de ses premiers commentaires publics depuis le décès du fils que lui et son épouse Melinda attendaient plus tard ce printemps, émis après le gain de la veille contre les Panthers.

« Je vais aller à Detroit. Je vais quitter la maison pour la première fois et on va voir comment ça va aller. Mon épouse éprouve encore certaines difficultés. En général, elle se sent bien physiquement, ce qui est un soulagement, a-t-il révélé. Nous allons y aller au jour le jour. C’est tout ce qu’on peut faire présentement. Nous essayons de ne pas regarder trop loin en avant. Comme j’ai dit, je vais jouer à Detroit et ensuite je vais jouer à la maison contre Winnipeg (lundi), puis nous allons réévaluer la situation pour les quatre derniers jours sur la route. »

Les Sénateurs vont le laisser dicter la suite des choses, alors que leurs cinq derniers matches n’ont pas une grande signification de toute façon. Le hockey est d’ailleurs très secondaire présentement par rapport au deuil que doivent vivre Karlsson et sa famille.

Ça ne l’empêche pas de jouer du hockey de qualité, comme jeudi alors qu’il a passé plus de 31 minutes sur la glace, obtenant une passe sur le but égalisateur de Magnus Paajarvi. C’était sa 50e de la campagne, un plateau qu’il atteignait pour la cinquième fois de sa carrière et la troisième année consécutive, son compatriote Nicklas Lidstrom, l’ancien Red Wing, ayant été le dernier à le faire entre 1999 et 2002.

Cette épreuve personnelle survient à la fin d’une année pas comme les autres pour le double récipiendaire du trophée Norris. Elle a commencé au lendemain de l’élimination des siens, en mai 2017, quand il a eu besoin d’une opération pour réparer des tendons endommagés dans sa cheville gauche, qui ne l’avaient pas empêché d’être un joueur dominant lors des séries qui ont vu son club passer à un but près d’atteindre la finale de la coupe Stanley.

Son été sans entraînement a été marqué ensuite par la perte de son partenaire régulier des cinq saisons précédentes, Marc Méthot, passé à Dallas via le repêchage d’expansion de Vegas. Il a raté les cinq premiers matches de la campagne pour récupérer un peu plus de son opération, puis, après un voyage fructueux de l’équipe dans sa Suède natale, l’équipe s’est mise à en arracher, au point où elle a liquidé un de ses meilleurs amis dans l’équipe, Dion Phaneuf.

Puis il y a eu toutes les questions relatives à son contrat, qui pourrait être prolongé à compter du 1er juillet prochain. Sa déclaration de novembre à Brooklyn comme quoi il entend être rémunéré à sa juste valeur -- et la réplique du d.g. Pierre Dorion à l’effet que même Wayne Gretzky a été échangé -- ont mené ensuite à de nombreuses rumeurs de transactions qui ne se sont pas matérialisées à la date limite pour les échanges, mais qui risquent de reprendre de plus belle d’ici au repêchage de juin à Dallas.

« C’est une année comme je n’en ai jamais vu. Quand tu vois des athlètes qui sont aussi bons, ils le sont en raison de leur capacité de concentration et leur détermination », a commenté l’entraîneur-chef Guy Boucher vendredi.

IMPRESSIONNANT GARDIEN D'URGENCE

La performance du «gardien comptable» des Blackhawks de Chicago, Scott Foster, qui a terminé leur gain de 6-2 contre Winnipeg jeudi soir en arrêtant tous les sept tirs des Jets dirigés vers lui lors de ses 14 minutes de jeu en relève faisait jaser à travers la LNH.

Le gardien des Sénateurs Craig Anderson, originaire de Chicago, n’en revenait pas.

«C’est impressionnant, d’autant plus qu’il semblait porter un plastron d’il y a une dizaine d’années. Il avait l’air petit dans le filet, mais il était capable de se déplacer. J’étais content pour lui. Quelles sont les chances qu’un gardien d’urgence comme lui aille devant le filet ? Il était certes nerveux, mais ça ne paraissait pas, son contrôle des retours était excellent. S’il joue dans la meilleure ligue à l’aréna Johnny’s, où j’ai donné des cliniques, il affronte de bons joueurs, des anciens pros et des gars qui ont joué au hockey universitaire. C’est une des meilleures ligues pour hommes au monde, vu que c’est une grosse ville», a-t-il indiqué.

Les Sénateurs, en passant, ont trois gardiens d’urgence qui sont utilisés en rotation pour leurs matches locaux, en cas de blessure à un des cerbères des deux équipes.