Laurie Blouin, que l'on voit entourée de Kim Lamarre et Maxence Parrot, a avoué mercredi qu'elle avait bien du mal à surmonter le stress de devoir compétitionner devant sa famille et ses amis.

Laurie Blouin nerveuse de sauter devant les siens

Laurie Blouin est championne du monde et médaillée olympique, mais la compétition tenue dans sa propre ville demeure une sorte d’obstacle à franchir.

L’athlète de Stoneham l’a admis sans détour, mercredi, lors de la conférence de presse lançant le 13e Jamboree : le fait de sauter devant famille et amis lui ajoute un stress qu’elle n’a jamais réussi à surmonter.

«Je veux les impressionner, je me mets de la pression», a expliqué Blouin, le grand saut de l’îlot Fleurie derrière elle. «Je ne devrais tellement pas en avoir! Mais je suis comme ça : quand je fais quelque chose, je veux toujours le faire vraiment bien. Je vais devoir bien gérer tout ça.»

L’an dernier, la snowboardeuse avait fait une chute colossale à son deuxième saut des qualifications, tout ça après avoir aussi raté le premier. Une écorchure à l’ego, avait alors illustré le collègue Olivier Bossé. En 2016, elle n’avait pas participé à l’épreuve, victime d’une blessure au genou à l’entraînement.

Blouin travaille avec un psychologue sportif, entre autres pour faire face à ces situations où la pression prend un peu trop de place. Sa médaille d’argent en slopestyle aux Jeux olympiques est en ce sens une arme à double tranchant, constate-t-elle : elle lui a permis de prouver sa capacité à briller sous le stress, mais elle a décuplé les attentes envers elle.

Blouin semble malgré tout impatiente d’en découdre avec le grand saut de 43 mètres, d’ailleurs conçu par son entraîneur, Maxime Hénault. «Le fait d’être ici et de compétitionner devant des gens qui m’ont vue à la télé, aux Jeux olympiques, qui ne me connaissaient pas avant… Ça va être quelque chose», a affirmé celle qu’on commence à reconnaître dans la rue.

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Côté santé, Blouin est toujours ennuyée par la blessure à la fesse subie lors du big air olympique, où elle avait pris le 12e et dernier rang de la finale en raison de chutes à l’atterrissage. «Il va falloir que je deale avec ça pour le reste de la saison. Je fais de la physio et j’ai un protecteur pour protéger ma fesse. Ça ne me rend pas infaillible, mais ça va beaucoup aider», a-t-elle affirmé.

Une première à Québec

La compétition s’annonce moins forte que prévu, autant chez les hommes que chez les femmes. Blouin fait figure de favorite parmi la quinzaine de filles inscrites à la compétition de surf des neiges. Elle devra jeter un coup d’œil du côté de l’Américaine Julia Marino, mais aussi de la Suisse Carla Somaini, qui pourrait d’ailleurs remporter le Globe de cristal de la discipline en terminant première ou deuxième.

Cette semaine, les athlètes de Hénault feront preuve d’un bon mélange de prudence et d’audace, a commenté le principal intéressé. «Va falloir qu’on joue intelligemment, pour ne pas trop prendre de risques. Mais en faire assez pour aller chercher la première place. Je suis super confiant qu’on aura de bons résultats à Québec», a dit le propriétaire de l’école Maximise, qui veille sur les carrières de Blouin, de Marino et de Maxence Parrot, entre autres.

Québec accueille les finales de la Coupe du monde de big air pour la première fois. Les Globes de cristal seront d’ailleurs remis au terme de la compétition, autant en surf des neiges qu’en ski. Il s’agit du 10e big air tenu entre les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Après avoir fait un retour à Stoneham en 2017, le slopestyle a de nouveau été laissé de côté cette année. Pour tous les détails de la programmation : snowjamboree.com.