Menée par Alex Barré-Boulet, l’Armada de Blainville-Boisbriand a gagné cinq trophées pour couronner la meilleure saison de son histoire.

L’Armada domine le gala des Rondelles d’or

BROSSARD — L’Armada de Blainville-Boisbriand n’a pas seulement dominé ses adversaires de la LHJMQ lors de la saison, elle s’est aussi mise bien en évidence lors du gala des Rondelles d’or, mercredi soir.

Menée par Alex Barré-Boulet et l’entraîneur-chef Joël Bouchard, l’Armada a gagné cinq trophées pour couronner la meilleure saison de son histoire.

Barré-Boulet, qui a signé un contrat d’entrée de trois ans avec le Lightning de Tampa Bay au cours de la saison, a mis la main sur le trophée Michel-Brière en tant que joueur le plus utile de la LHJMQ et sur le trophée Jean-Béliveau, remis au meilleur pointeur du circuit.

«C’est le ‘fun’ de recevoir ces honneurs, mais si je n’avais pas eu de bons coéquipiers, ce ne serait pas arrivé, a déclaré Barré-Boulet. Ça termine ma carrière junior du bon pied et il ne me reste qu’à aller chercher la coupe du Président.»

Bouchard a gagné pour une deuxième fois en quatre ans le trophée Ron-Lapointe, qui récompense l’entraîneur-chef de l’année. Joël Teasdale (trophée Frank-J.-Selke) a été nommé le joueur le plus gentilhomme tandis qu’Alexandre Alain (trophée Marcel-Robert) a quitté le gala en tant que joueur étudiant par excellence.

«Chaque fois que tu gagnes un trophée de la sorte, tu dois te rappeler que ce n’est pas un honneur individuel, mais bien collectif, a insisté Bouchard. Tu as une équipe qui travaille avec toi et tu as des joueurs devant toi, qui exécute les jeux.»

L’Armada accueillera les Wildcats de Moncton vendredi soir, à l’occasion du premier match de cette série de deuxième ronde.

Mince consolation

Classé au troisième rang du classement général, l’Océanic de Rimouski a été surpris en sept parties par les Wildcats, au premier tour. La jeune sensation de 16 ans Alexis Lafrenière et le directeur général et entraîneur-chef de l’équipe, Serge Beausoleil, ont toutefois reçu un prix de consolation.

Lafrenière, qui a été sélectionné au premier rang du repêchage de la LHJMQ en juin dernier, est devenu le premier Québécois depuis Charles Hudon, en 2010-11, à être nommé la recrue de l’année.

«C’est un bel honneur d’être nommé la recrue de l’année, a affirmé Lafrenière, qui a récolté 80 points, dont 42 buts. C’est bien de montrer que les joueurs québécois peuvent faire leur place devant les Européens.»

Malgré une déception en séries, l’Océanic a fait un bond de géant en passant de la 16e à la troisième place en seulement une saison. Le brio de Beausoleil lui a permis d’être le récipiendaire du trophée Maurice-Filion, remis au directeur général de l’année.

Zadina reçoit encore des fleurs

Le parcours dans la LHJMQ de l’attaquant tchèque des Mooseheads de Halifax Filip Zadina ne durera peut-être qu’une seule saison, mais il a été décoré d’un autre honneur.

Zadina, qui devrait être un choix du top-5 lors du prochain repêchage de la LNH, a mené toutes les recrues du circuit Courteau au chapitre des buts (44), des mentions d’aide (38) et des points (82). Il a mis la main sur le trophée Michael Bossy, qui souligne le meilleur espoir professionnel.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la brigade défensive du Titan d’Acadie-Bathurst était bien nantie. Olivier Galipeau a devancé son coéquipier Noah Dobson pour le titre du défenseur de l’année, remportant le trophée Émile-Bouchard.

Parmi les autres gagnants, l’entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville Dominique Ducharme (trophée Paul Dumont) a été élu la personnalité de l’année, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi Vincent Tremblay-Lapalme a gagné le trophée humanitaire, tandis que le gardien des Huskies de Rouyn-Noranda Samuel Harvey est reparti avec le trophée Jacques-Plante, pour le gardien ayant eu la meilleure moyenne de buts alloués.