Félix Lafortune a battu par 10 points la marque de son équipe, les Flames de l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC), qui tenait depuis huit ans au tremplin d’un mètre.
Félix Lafortune a battu par 10 points la marque de son équipe, les Flames de l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC), qui tenait depuis huit ans au tremplin d’un mètre.

Lafortune brise un record à Chicago

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Son dernier record à une compétition de plongeon remontait à 2013. Sept ans plus tard, Félix Lafortune passe à nouveau à l’histoire.

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une finale des Jeux du Québec à Chicoutimi, mais plutôt le circuit de la NCAA. Plus précisément une rencontre régionale de première division, le week-end dernier, à Chicago où il étudie.

L’étudiant-athlète gatinois a battu par 10 points la marque de son équipe, les Flames de l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC), qui tenait depuis huit ans au tremplin d’un mètre. Un exploit qui l’a surpris.

« Je ne regarde jamais le total de mes points au tableau durant la compétition, seulement le score individuel du plongeon, a-t-il raconté.

«Quand j’ai eu terminé, je me suis tourné vers l’équipe et tout le monde souriait.» Lafortune, 21 ans, a alors compris qu’il avait réussi une performance spéciale. Il n’avait pas seulement gagné, mais obtenu le plus haut pointage à cette épreuve dans les annales de son école.

«Je connais le plongeur qui avait le record avant, a-t-il expliqué. Mais ça n’a jamais été vraiment un but dans ma carrière de battre des records.»

Ce dernier a fini par avouer que ça lui faisait un petit velours. Qu’il a hâte de voir son nom ajouter au tableau des records des Flames qui orne le mur de la piscine de l’UIC.

«C’est sûr que je vais prendre une photo de ça», a-t-il lancé en riant.

Ce qu’on retient de l’entrevue d’une dizaine de minutes avec lui ? Qu’il s’amuse depuis son arrivée dans les rangs collégiaux américains à l’automne 2017. Il s’agit déjà de sa troisième saison à Chicago.

Lafortune a été choisi le plongeur de la semaine à UIC à deux reprises déjà en janvier, ayant toujours terminé sur le podium depuis le début de la saison lors des compétitions régionales de la NCAA.

L’an dernier, il avait terminé premier cinq fois au tremplin de trois mètres, et trois fois au 1 m.

«J’ai l’occasion de m’entraîner avec des gens de mon âge ici, ce qui n’était pas le cas au club de Gatineau où j’étais un des plus vieux, a-t-il rappelé.

«Ça me pousse à effectuer des plongeons plus difficiles car mes coéquipiers en font toujours des plus gros. J’ai trois nouveaux plongeons cette saison. C’est la première fois que j’en tente autant en compétition.»

Un autre truc qui a changé chez lui ? Son gabarit. Il est nettement plus musclé maintenant que son père.

La remarque le fait rire.

«Il y a plusieurs programmes spécialisés ici pour les athlètes. Je fais un peu plus de musculation et c’est une des choses que j’ai le plus améliorées, ma force sur le tremplin.»

Lafortune a aussi vanté les installations sportives. Le centre sportif des Flames contient une piscine, une palestre, des gymnases pour les équipes de basket et une salle de musculation.

«Il y a aussi un terrain de baseball intérieur», a-t-il noté.

Il restera une autre saison à la carrière de Lafortune dans la NCAA, lui qui obtiendra son baccalauréat en marketing au printemps 2021. Il remisera alors son maillot.

«Mais ça ne sera pas fini le plongeon pour moi. J’aime coacher. Ici, on offre des emplois pour coacher pendant que tu effectues ta maîtrise. C’est ce que j’aimerais faire.»

D’autres compétitions l’attendent d’ici le printemps, dont une au Kentucky en mars.

«Ça n’arrête pas. Tu as toujours une compétition dans le Midwest, que ce soit ici, au Wisconsin, le Michigan ou l’Indiana. Tu es toujours sur la ‘go’. C’était la troisième fin de semaine de suite que je plongeais.»