L’Académie canadienne et internationale de hockey (CIHA) de Rockland
L’Académie canadienne et internationale de hockey (CIHA) de Rockland

L'Académie canadienne et internationale de hockey de Rockland, une école de vie

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
André Savage est débarqué à l’Académie canadienne et internationale de hockey (CIHA) de Rockland en 2012.

Auparavant, il avait été un joueur étoile avec les Rangers de Gloucester dans la Ligue centrale junior A et à Michigan Tech dans la NCAA. Puis, il a gagné la coupe Calder avec les Bruins de Providence dans la Ligue américaine. Il a joué une poignée de matches avec les Bruins de Boston et les Flyers de Philadelphie avant d’aller terminer sa carrière en Allemagne. Aujourd’hui, ce sont des jeunes hockeyeurs de 14 à 18 ans qui profitent de ses connaissances acquises dans les rangs professionnels.

En cette année atypique paralysée par la COVID-19, trois entraîneurs à temps plein se retrouvent à CIHA. Savage est accompagné d’Alain Raymond, un Ottavien repêché par les Canucks de Vancouver, mais qui a fait carrière en Suisse, surtout avec l'équipe de Fribourg-Gotteron. Il y a aussi Ryan Lauzon, un ex-joueur vedette des Olympiques de Hull, qui a ensuite évolué dans la Ligue américaine et au hockey universitaire. Avant de devenir entraîneur-adjoint chez les Islanders de Charlottetown, Guy Girouard était aussi à l’Académie où il y avait cinq entraîneurs permanents la saison dernière.

À Rockland, Savage a l’impression d’être à l’école de la vie.

«Nous sommes avec les joueurs en tout temps. Pas juste sur la glace. Nous jouons le rôle d’un parent, d’un psychologue, d’un coach. Ici, je transmets aux jeunes ce que j’ai appris durant ma carrière. Nous allons leur offrir tous les outils pour réussir. Ce n’est pas donné à tout le monde. C’est un investissement important pour un parent, mais une fois que l’enfant est ici, il est logé, nourri et il est à distance de marche de son aréna d’entraînement. Fini les heures à être pris dans la circulation en plein hiver. On se spécialise dans le développement du hockeyeur, mais l’éducation est aussi primordiale.»

Une journée typique est divisée en cinq blocs d’une heure et quart: 3 blocs pour les classes, un bloc sur glace et un bloc pour l’entraînement hors glace.


« Nous sommes avec les joueurs en tout temps. Pas juste sur la glace. Nous jouons le rôle d’un parent, d’un psychologue, d’un coach. »
André Savage

Pour les études, où tout se déroule en anglais, CIHA est associé à Blyth Academy, une école spécialisée dans les études à distance pour les élèves de 16, 17 et 18 ans. Les professeurs sont cependant sur place pour les élèves de 14 et 15 ans.

Sur la glace, le plus compliqué, c’est souvent la première année.

«Quand les joueurs d’âge bantam arrivent, ils sont souvent à des niveaux bien différents dans leur développement. Ils viennent de partout. Il y a une période de transition pour amener tout le monde sur la même page, mais l’objectif, c’est d’enseigner aux jeunes à devenir des athlètes en leur faisant prendre conscience de l’éthique de travail nécessaire pour atteindre le prochain niveau.»