Mikaela Tommy espère un bon résultat samedi sur la piste de Kranjska Gora.

La tradition olympique des Tommy

Cinq ans plus tard, la revoilà en Slovénie. Dans le même pays où elle a effectué ses débuts sur le circuit de la Coupe du monde de ski alpin.

À l’époque, Mikaela Tommy portait l’étiquette d’espoir de premier plan. L’athlète de Wakefield n’avait pas terminé le slalom géant de Maribor.

La femme âgée de 22 ans espère un dénouement bien différent samedi sur la piste de Kranjska Gora. « Je suis excitée en vue de cette course... Je suis heureuse de retrouver ce sentiment-là », laisse-t-elle tomber au bout du fil.

C’est que la première moitié de la présente saison a été tout sauf plaisante pour Tommy, qui n’a pu faire mieux qu’une 34e place à un super-G à Val d’Isère, en France, une semaine avant Noël. En tout, elle a pris le départ de 10 courses de la Coupe du monde.

« Je n’ai pas eu le meilleur mois de décembre. En arrivant en Europe, ma coéquipière Valérie Grenier et moi, nous sommes tombées malades. Ce fut très dur. Nous faisons notre course pour ensuite nous rendre tout de suite dans notre chambre d’hôtel. Je vais t’épargner les détails, mais nous avions l’impression de mourir. »

Résultat, la paire a skié avec le réservoir d’énergie au strict minimum.

« La plupart de nos courses, c’était décourageant. Je n’étais tout simplement dans une forme pour avoir des attentes élevées. »

Visiblement, la pause du temps des Fêtes a été profitable. Elle a été passée dans le village natal de leur entraîneur au sein de l’équipe nationale. « Une belle montagne en Italie », précise Tommy, qui a pu reprendre ses forces.

Ça tombe bien. Car un horaire débile l’attend d’ici la fin janvier.

Ce sera une course après l’autre sur le circuit de la Coupe du monde sur le Vieux-Continent.

Tiens, il y a cet arrêt la semaine prochaine en Autriche. Plus précisément à Bad Kleinkirchheim.

À ce sujet, Miakela Tommy. « Je ne sais pas comment prononcer ce nom », dit-elle, un brin gêné au sujet de sa prochaine destination.

Ces prochaines courses s’avèrent importantes pour son sort olympique. Sa place n’est pas assurée au sein de l’équipe canadienne qui skiera à PyeongChang en février.

« Je suis à moitié qualifié », lance Tommy. Elle a rencontré un des deux critères en terminant parmi les 30 premières dans une course la saison dernière.

Il y a eu sa 22e place au super-G des championnats du monde de même que sa 27e position au slalom géant de Squaw Valley. « J’ai besoin d’un autre top 30 », souligne-t-elle.

Pas question de le cacher. Elle tient à l’aventure olympique.

« Je veux devenir la troisième génération des Tommy à participer aux Jeux », dit-elle.

Son père Mike était de deux éditions durant les années 1980. Son grand-père Andy, lui, s’était qualifié pour les rendez-vous de 1952 et 1956.

« Ça serait spécial pour ma famille, avoue Mikaela Tommy.

«C’est un moment auquel je rêve depuis longtemps. Ça serait cool.»

Un autre truc qu’elle trouve «cool» ces jours-ci ?

Cette publicité au petit écran dont elle est la vedette depuis quelques semaines. Plus précisément de Stingray Musique, un service de musique en diffusion continue offert à la télé, sur mobile et en ligne.

«C’était cool de travailler avec ces gens. J’ai des amies aussi qui m’envoient des messages pour me dire qu’ils ont vu l’annonce à la télé !»

Si tout va bien, on la verra plus souvent à l’écran dans un mois lors des Jeux olympiques.