Le Canada a remporté la finale contre la Russie.

La skip ottavienne Rachel Homan championne du monde

Rachel Homan savait qu'elle aurait beaucoup de pression sur les épaules en finale du Championnat du monde de curling féminin.
La skip canadienne devait non seulement faire oublier ses performances décevantes passées à sa troisième participation au tournoi, mais le pays entier comptait sur sa formation d'Ottawa pour mettre fin à une longue disette. Et le fait que Homan ait atteint la finale sans encaisser une seule défaite n'a fait qu'augmenter les attentes.
Homan et ses coéquipières Emma Miskew, Joanne Courtney et Lisa Weagle ont répondu en signant une victoire de 8-3 contre le quatuor russe d'Anna Sidorova, dimanche, offrant au Canada un premier titre au mondial féminin en neuf ans.
L'Écossaise Eve Muirhead a obtenu le bronze grâce à une victoire de 6-4 contre la Suédoise Anna Hasselborg, plus tôt dimanche.
Après un premier bout ouvert, le Canada a pris le contrôle du match en marquant deux points au deuxième bout, puis en volant un point aux Russes au bout suivant. Homan et sa bande n'ont jamais vraiment été inquiétées par la suite.
«Nous sommes restées unies même s'il y avait beaucoup de pression en finale, a mentionné Homan. Nous avions déjà perdu en finale et c'est difficile. Nous voulions donc répéter ce que nous avions bien fait pendant toute la semaine, parce que nous savions que c'était la clé de notre succès.
«Quelques bonds malchanceux ont coûté des points (aux Russes), mais nous avons eu un bon match. Je suis très fière de mon équipe.»
Homan a remporté ses 13 matches à Pékin après avoir compilé un dossier de 12-2 au Championnat canadien, le mois dernier.
«Nous avons connu une deuxième moitié de saison exceptionnelle et c'est vraiment spécial de la couronner de cette manière», a raconté Weagle.
La dernière victoire canadienne au mondial féminin remontait à 2008, quand Jennifer Jones avait triomphé à Vernon, en Colombie-Britannique. Homan avait déjà eu deux occasions de mettre fin à la séquence, mais elle s'était contentée du bronze en 2013, à Riga, en Lettonie, et de l'argent l'année suivante à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.
«Ce n'est jamais agréable de ne pas gagner quand vous représentez le Canada, a mentionné Homan. Nous voulions vraiment ramener l'or au pays cette fois-ci. C'était une séquence difficile, mais nous voulions annoncer nos intentions avant les Olympiques.»
Homan et ses coéquipières vont maintenant tourner leur attention sur les Jeux olympiques de 2018, à Pyeongchang, en Corée du Sud. Homan aura la foule derrière elle aux essais olympiques canadiens, du 2 au 10 décembre à Ottawa.
«Peu importe qui l'emporte, le tournoi de sélection sera très relevé, a noté Homan. Nous espérons être l'équipe sur le podium à la fin des essais, mais si ce n'est pas le cas, nous voulons nous assurer que le Canada sera représenté par la meilleure équipe possible.»