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Connor Brown a été limité à une passe face aux Jets, mercredi soir.
Connor Brown a été limité à une passe face aux Jets, mercredi soir.

La série de Brown s’arrête à huit

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Toute bonne chose a une fin et dans le cas de la séquence de huit matches avec un but de Connor Brown, la fin est arrivée mercredi contre les Jets.

Limité à une passe lors du revers de 3-2 contre les Jets, l’attaquant des Sénateurs était rendu à mi-chemin du record absolu de la LNH appartenant à un Sénateur de l’édition originale, Punch Broadbent, qui avait compté lors de 16 parties de suite lors de la saison 1921-1922. Joe Malone et Newsy Lalonde, du Canadien, suivent à 14 (en 1917-1918) et 13 parties (1920-1921), ce dernier ayant vu sa marque égalée dans l’ère moderne par Charlie Simmer, des Kings de Los Angeles (1979-1980).

Si une séquence du genre ferait l’objet de différentes superstitions dans un sport comme le baseball, ce n’est pas le cas au hockey. Pas avec l’édition actuelle des Sénateurs en tout cas.

Le centre de Brown, Chris Tierney, a révélé quelques heures avant le match contre les Jets que c’est un sujet régulier de conversations dans le vestiaire.

«Présentement, on en parle tout le temps en fait, nous faisons des farces à ce sujet et on lui dit qu’il doit en obtenir un autre (but) ce soir. On veut juste tenter de poursuivre cette séquence le plus longtemps possible pour continuer à en rire, a-t-il indiqué en réponse à une question du Droit. Il n’est pas gêné d’en parler non plus, il en est très fier. Donc on s’amuse avec ça et je pense que c’est fantastique. Évidemment que ça aide l’équipe quand il compte. C’est donc très amusant d’être dans son giron et d’être sur sa ligne quand ça survient.»

Le vétéran Tierney, qui a obtenu des passes sur les trois derniers buts (avant mercredi) de Brown, a vécu la situation inverse cette saison, connaissant une léthargie de 29 matches sans compter, avant de compter les buts gagnants de deux parties consécutives contre Calgary, le 22 et 24 mars derniers. Il connaît une autre traversée du désert alors qu’il n’a pas marqué lors des neuf parties suivantes.

Brown trouve pour sa part le moyen de secouer les cordages régulièrement, lui qui avait tendance par le passé à rater de nombreuses occasions, surtout en échappée.

«Il a beaucoup de confiance présentement. Ça paraît dans le genre de jeux qu’il fait, il garde la rondelle pour un coup de patin de plus et il fait une feinte de puis alors qu’avant, il pouvait s’en débarrasser ou l’envoyer dans le fond de la zone. Il prend de bons tirs aussi et ça aide pour compter des buts. Il trouve le moyen de rentrer au filet et il trouve des endroits libres dans la zone offensive», note Tierney.

L’entraîneur-chef D.J. Smith abondait dans le même sens, mais il notait surtout que le jeu défensif du Torontois d’origine n’a pas souffert non plus.

«Il lance plus et il se rend au milieu de la patinoire. Parfois, quand certains gars veulent compter, ils commencent à tricher offensivement et ils cherchent à obtenir des échappées ou des descentes. Mais pour compter, il faut aller au filet dans cette ligue, estime Smith. Et il joue bien défensivement. Quand tu joues de la bonne façon et que tu te replies, c’est là que tu obtiens des descentes en surnombre. Quand tu ne joues pas défensivement, tu n’obtiens pas de chances parce que tu ne voles pas de rondelles. Plusieurs de ses buts sont le résultat de jeux où il a volé la rondelle à l’adversaire en échec-avant et il crée des chances offensives en envoyant la rondelle dans la zone et en travaillant pour la récupérer.»

Brown défend Tkachuk
Le défenseur Josh Brown a expliqué pourquoi il a lâché les gants contre Logan Stanley, des Jets, lors du match de lundi soir. Ce n’était pas pour tenter de faire virer le vent de bord alors que son club tirait de l’arrière 2-0, mais plutôt parce que Stanley s’en prenait à Brady Tkachuk. 

Josh Brown a lâché les gants contre Logan Stanley, lundi soir.

«Il est un gros gars sur leur équipe et il parlait à quelqu’un d’autre dans notre équipe (Tkachuk) et je n’ai pas aimé ça, j’ai lui ai dit quelque chose et des coups de poing ont été échangés. C’est juste arrivé et si ça a été une étincelle pour l’équipe, c’est toujours une prime», a-t-il indiqué. D.J. Smith a dit pour sa part à ce sujet que son club «ne veut pas que Tkachuk se batte trop souvent et dans cette situation, Brown a fait son travail en s’en occupant».

Une chimie avec Mete
Brown a mentionné qu’il a pu «rapidement établir une chimie» avec son nouveau partenaire sur la troisième paire, Victor Mete, fraîchement arrivé de Montréal lundi après sa sélection au ballottage. «C’est bon pour moi de jouer avec un gars habile», a-t-il ajouté. D.J. Smith a mentionné en matinée qu’il avait l’intention «de le faire jouer plus souvent (que lundi, moins de 10 minutes), alors qu’il avait conduit la journée du match et qu’il ne connaissait pas nos systèmes. Il va devenir de plus en plus à l’aise. Il a perdu sa confiance à Montréal. Ça arrive lorsque vous n’êtes pas toujours dans l’alignement. Ils ont une bonne brigade défensive à Montréal et il a une chance de prouver qu’il mérite sa place dans la ligue. Quand il va reprendre confiance, on pense4 qu’il va être un bon joueur», a affirmé Smith. Il a tenu promesse, Mete jouant finalement près de 15 minutes.