Patrice Volny a reçu une bonne nouvelle puis une autre moins encourageante dans les derniers jours.
Patrice Volny a reçu une bonne nouvelle puis une autre moins encourageante dans les derniers jours.

La préparation de Volny se complique en zone rouge

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Patrice Volny a reçu une bonne nouvelle puis une autre moins encourageante dans les derniers jours.

Le boxeur montréalais qui s’entraîne à Ottawa a pu finaliser les détails entourant le combat éliminatoire prévu contre Patrick Wojcicki (14-0-1, 5 KO). Cet affrontement qui devait se dérouler initialement ce samedi aura lieu finalement le 14 novembre à Wolfsbourg, en Allemagne.

Ça lui donne un mois de plus pour se préparer.

Le hic?

La région d’Ottawa-Gatineau est passée en zone rouge en raison de la recrudescence des cas de la COVID-19. Même chose pour Montréal, Québec et Toronto.

Ce qui signifie la fermeture de centres de boxe.

«C’est sûr que cela a un impact pour moi qui se prépare pour un combat important», affirme Volny, qui détient une fiche parfaite de 15-0 avec 9 KO.

Le vainqueur du duel entre Wojcicki et lui aura rendez-vous avec le vétéran Gennady Golovkin pour le titre des poids moyens de l’IBF en 2021.

«On espérait que les gyms ne ferment pas, même si on savait que ça s’en venait. Il y a toujours des alternatives par contre. Nous pouvons aller travailler à l’extérieur de la région où des gyms sont encore ouverts, même si ça peut devenir compliquer. Il reste de moins en moins de places qui sont ouvertes», fait valoir Volny.

«S’il le faut, je vais faire trois ou quatre heures de route pour participer à un entraînement avec un partenaire. Ce n’est pas quelque chose qui va me nuire. Je vais rester concentré sur le travail à faire.»

Patrice Volny n’a jamais été le genre d’athlète à se plaindre. Ce n’est pas dans sa nature.

«Ce n’est pas une période exceptionnelle pour personne tu sais», rappelle-t-il de la pandémie.

Et si jamais le confinement s’accentue au Québec et en Ontario? Est-ce que ça pourrait signifier un départ plus tôt en Europe ou même poursuivre son entraînement ailleurs au pays?

«Je sais que mon équipe a des options sur la table. Moi, je fais juste suivre ce qu’on me dit de faire et je reste concentrer sur le travail à faire», précise Volny.

Ce dernier doit prendre la direction de l’Allemagne le 9 novembre. Des tests de dépistage à la COVID-19 l’attendent là-bas durant la semaine qui précédera son combat.

«Personnellement, je veux en passer un test ici avant de partir, question d’avoir esprit en paix. À mon arrivée là-bas, on va se retrouver dans une bulle à l’hôtel. C’est sûr que c’est dommage d’aller si loin et ne pas visiter la ville, mais il faut faire ce qui est nécessaire.»