Alexandre Carrier ne sait pas combien de temps il va rester dans la LNH.

La patience d’Alexandre Carrier paye enfin

Il s’est écoulé trois ans entre le premier rappel dans la LNH d’Alexandre Carrier et son deuxième le 3 janvier dernier.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau était encore «vert» la première fois qu’il a enfilé l’uniforme des Predators de Nashville.

«J’avais 20 ans. J’étais très jeune. J’avais encore plein de choses à apprendre, mais je ne pensais pas que ça prendrait trois ans avant d’avoir une autre chance de jouer dans la LNH. J’ai eu le temps de peaufiner mon jeu offensif et défensif en masse. Je jouais le meilleur hockey de ma carrière professionnelle quand les Predators m’ont rappelé. Je suis beaucoup plus confiant pour ce deuxième séjour dans la LNH même si j’ai toujours des choses à apprendre», a expliqué Carrier, membre des Olympiques entre 2012 et 2016.

À 23 ans, le défenseur est devenu un joueur étoile dans la Ligue américaine (LAH). Il avait récolté 25 points en 34 matches avec les Admirals de Milwaukee avant de recevoir l’appel des Predators quand Ryan Ellis a été victime d’une commotion cérébrale.

Depuis, il a disputé trois matches avec le grand club. Il n’a pas récolté de point, mais son différentiel est à +2. Jeudi soir, il a été un des deux défenseurs rayés de l’alignement contre les Ducks d’Anaheim. Les Predators comptent huit défenseurs en santé et non les moindres. Roman Josi est le meilleur compteur du club. Mathias Ekholm, Dante Fabro et Yannik Weber sont les autres réguliers. Dan Hamhuis, Matt Irwin, Jarred Tinordi et Carrier ont alterné dans le «six partant» depuis la blessure à Ellis.

Alexandre Carrier ne sait pas combien de temps il va rester dans la LNH.

La pause du Match des étoiles approche dans la LNH.

«J’imagine qu’ils vont garder tout le monde d’ici là, mais c’est sûr que je préférerais rester en haut pendant la pause. Sinon, ce sera une belle expérience de participer à mon deuxième match des étoiles dans la Ligue américaine.»

À sa dernière année de contrat avec les Predators, Carrier travaille évidemment en fonction de signer sa prochaine entente. À Nashville, il fait partie d’une organisation qui a toujours été riche en défenseurs et ceux-ci ont surtout été en mesure d’éviter les blessures.

«À ma deuxième année, aucun défenseur n’a été rappelé. À ma troisième année, il n’y a eu qu’un rappel et ce fut pour deux matches. Cette année, avec le début de saison que j’ai connu, je savais que j’allais être rappelé à un moment donné. Je suis arrivé ici avec l’idée de jouer de la même façon agressive que dans la LAH et je pense que ç’a paru. Je dois m’habituer à jouer moins souvent. Je joue entre 20 et 25 minutes à Milwaukee et j’ai joué entre 9 et 12 minutes ici. C’est peu pour un défenseur, mais je n’ai pas fait d’erreurs jusqu’à présent. J’espère qu’ils sentent qu’ils peuvent me faire confiance. Je sens que j’ai ma place dans la LNH.»

À Nashville, il a déjà vécu un changement d’entraîneur. Jack Hynes a remplacé Peter Laviolette trois jours après son rappel.

«Au début, je n’étais pas certain si c’était une bonne chose. En même temps, c’est une autre porte qui s’ouvre et tout le monde a droit à un nouveau départ. Des fois, ce sont des gars comme moi qui en profitent. C’est mon plus long séjour dans la LNH et si j’ai à redescendre, j’espère que je n’aurai pas à attendre trois ans avant mon prochain rappel!»