La présence de Kyle Turris lors de l'affrontement avec le Canadien de Montréal demeure douteuse. L'attaquant des Sens commence à peine à se remettre d'un vilain virus.

«La machine se remet en marche»

On peut affirmer, sans risquer de se tromper, que la dernière semaine n’a pas été la plus belle de la vie de Kyle Turris.

Le centre numéro un des Sénateurs d’Ottawa a été frappé par un sale virus. Il commence à peine à s’en remettre.

Il a fait acte de présence au Centre Canadian Tire, dimanche. Il a pris part à la séance d’entraînement sur glace, mais il portait un chandail bleu poudre. Pas question, pour le moment, de soumettre un joueur affaibli aux exercices avec contacts.

« Je me sens mieux. Je me sens même beaucoup mieux », a-t-il reconnu à son retour au vestiaire.

Il ne se sent peut-être pas assez mieux pour prendre part au prochain match.

Le Canadien de Montréal sera de passage à Kanata, lundi.

C’était, comme on disait plus tôt, un sale virus.

« Quand je me suis réveillé mardi dernier, après ma sieste d’avant-match, j’avais un très gros mal de bloc. J’ai quand même choisi de me présenter à l’aréna. Ici, il y a toujours des gens pour nous aider. Le docteur Don Chow s’est penché sur mon cas, tout comme les thérapeutes Gerry Townend et Domenic Nicoletta. Grâce à eux, j’ai été capable de vivre avec mon mal de tête pendant quelques heures. Je ne m’en faisais plus trop avec ça. Je suis rentré à la maison et je suis allé directement au lit. Les choses ont commencé à déraper à ce moment-là. J’ai compris que je n’allais vraiment pas bien. »

Turris a passé les quatre jours qui ont suivi au repos complet.

« J’ai perdu un peu de poids », concède l’athlète.

Il n’avait pas vraiment de poids à perdre.

« L’appétit revient tranquillement. L’énergie revient. La machine se remet en marche. »

Turris ne veut pas fermer la porte trop rapidement.

« On verra comment je me sens dans quelques heures », dit-il, quand on lui parle de la visite du Canadien.

Face à la même question, Guy Boucher offre une grimace.

« J’ai de gros doutes. Kyle se sent assez bien pour patiner, mais je suis loin d’être convaincu que ce soit une bonne chose de le ramener tout de suite dans une situation de match. »

L’entraîneur-chef s’attend à récupérer son joueur pour le match suivant, jeudi.

« Nous sommes quand même chanceux, dit-il. Nous avons réussi à isoler Kyle quand les premiers symptômes ont fait leur apparition. S’il avait fallu qu’un virus de cette force se propage dans le vestiaire, nous aurions pu envoyer les deux points par la poste à tous nos adversaires. »

Bonne humeur

Boucher était quand même d’excellente humeur. Il a passé la séance d’entraînement de dimanche à s’amuser avec ses joueurs.

« Je n’ai jamais rien vécu de tel, dit-il. J’ai dirigé de très bonnes équipes au cours des 20 dernières années, mais je n’ai jamais été associé à une formation qui a récolté au moins un point dans 10 de ses 11 premières parties. »

L’entraîneur a rigolé, dimanche, mais il a également travaillé. La séance d’entraînement a pris fin avec un exercice d’échappées.

Les Sénateurs ont quand même échappé quelques points dans des séances de tirs de barrage.

« Nous ne sommes pas l’équipe la plus douée pour les tirs de barrage, reconnaît Boucher. Nous comptons sur deux spécialistes : Turris et Bobby Ryan. Les deux manquent à l’appel en ce moment. Ça met de la pression sur tous les autres. »

« On me parle des points que nous avons perdu dans les tirs de barrage. Je préfère me dire que nous avons joué assez bien, dans la plupart de nos matches, pour nous rendre jusqu’aux tirs de barrage. »

TROIS ATTAQUANTS À BELLEVILLE

La direction des Sénateurs a profité de la fin de semaine pour faire un peu de ménage. D’un seul coup de balai, trois attaquants ont pris le chemin de la Ligue américaine.

Filip Chlapik et Max McCormick ont pris part au match des Senators de Belleville, samedi soir. Loin d’être abattu, Chlapik a marqué un but et récolté une mention d’aide dans un match remporté 3-2 contre le Moose du Manitoba.

Colin White a regardé ce match depuis les gradins. Il devrait enfiler son uniforme pour le tout premier match à domicile de l’histoire des nouveaux BSens, mercredi.

«Je n’ai pas vraiment le temps de m’attarder aux matches de notre club école. Je laisse Crow (Marc Crawford), notre directeur général et notre directeur général associé s’occuper de ce dossier. Colin aurait pu se battre pour décrocher un poste chez nous cette saison. Il pourrait nous prêter main-forte éventuellement. Nous serons quand même patients. Ça pourrait prendre du temps», note Guy Boucher.

En attendant, Chris DiDomenico et Jack Rodewald restent avec le grand club.

DiDomenico a passé une partie de son samedi à répondre à des gens qui le félicitaient pour son premier but dans la LNH. «Il paraît que j’ai fait pleurer ma mère. Elle est fière», dit l’attaquant.