La pandémie de COVID-19 a forcé la LHJMQ à suspendre ses activités en saison régulière.
La pandémie de COVID-19 a forcé la LHJMQ à suspendre ses activités en saison régulière.

La LHJMQ cible un début de saison le 1er octobre

À l’approche de la séance de sélection de la LHJMQ vendredi et samedi, le commissaire Gilles Courteau a tenté de rassurer plusieurs hockeyeurs en annonçant que les 60 équipes de la Ligue canadienne de hockey (LCH) avaient ciblé la date du 1er octobre pour lancer leurs activités de la saison régulière.

Dans un point de presse en marge des Assises virtuelles de la LHJMQ, M. Courteau a aussi dévoilé qu’un calendrier complet de 68 matches était le scénario envisagé par les membres des trois circuits de la LCH. Les séries éliminatoires ainsi que le tournoi de la coupe Memorial seraient aussi décalés de deux à trois semaines.

«Il y a quelques semaines, nous avons informé nos membres que nous ciblions la date du 1er octobre pour débuter nos saisons respectives. Dans la LHJMQ, nous avons entrepris des démarches auprès des gouvernements du Québec, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard afin de les informer de nos intentions d’ouvrir notre saison le 1er octobre. Nous leur avons offert la garantie absolue que nous allions respecter toutes les directives de la Santé publique. Nous sommes à finaliser un programme exhaustif de retour au jeu qui sera complété par un programme de contingence», a expliqué Gilles Courteau.

Le plan de reprise des activités de la LHJMQ tient compte de spectateurs dans les 18 amphithéâtres du circuit dès le 1er octobre

«Nous ne prévoyons pas débuter la saison avec des matches sans spectateurs. Évidemment, nous allons suivre l’évolution des directives sur le déconfinement et la tenue d’événements de masse, mais selon le modèle qui se dessine dans nos quatre provinces, j’ai confiance que nous pourrons jouer avec un certain pourcentage de spectateurs dès le 1er octobre.»

L’annonce du commissaire Courteau place la LHJMQ bien en avance sur les prévisions les plus pessimistes qui ont circulé depuis le début de la pandémie. Le virus de la COVID-19 a cependant enseigné quelques leçons depuis qu’il a paralysé le Canada à la mi-mars. Avec lui, il est impossible de prévoir l’avenir. La LHJMQ tenait quand même à offrir une date à ses 18 équipes afin de les préparer à redémarrer la machine.

Une assurance

«Par respect pour nos organisations, leur personnel en place et aussi pour protéger nos joueurs qui ont le droit d’avoir une assurance que notre ligue sera en marche la saison prochaine, il fallait établir une date. La date du 1er octobre a toujours fait partie de nos scénarios depuis le départ. Le plan de déconfinement de nos quatre provinces nous permet d’envisager cette date avec une certaine assurance.»

La LHJMQ compte s’ajuster selon l’évolution de la pandémie, mais pour l’instant, tous les efforts seront déployés en fonction d’une ouverture le 1er octobre.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau

«Dès que nous aurons la confirmation que nous pouvons commencer notre saison le 1er octobre, les équipes pourront établir les dates de leurs camps d’entraînement. Ils devront se tenir en concordance avec le retour scolaire. Il faudra aussi nous assurer que les joueurs disposent de temps pour se préparer convenablement à l’entraînement sur glace.»

À moins d’une semaine du repêchage, le message de la LHJMQ était aussi dirigé vers certains joueurs qui étudient la possibilité de choisir une ligue au sud de la frontière, là où le circuit junior de la USHL a notamment déjà avancé qu’il allait disputer une saison complète.

«La Ligue canadienne est le premier fournisseur de joueurs de la LNH et il est important pour notre circuit de maintenir ce statut. En présentant un calendrier complet, nos joueurs vont bénéficier d’un encadrement approprié pour développer leurs aptitudes.»

Afin d’économiser des coûts et diminuer certains voyages, le calendrier de la LHJMQ sera également remanié. Les clubs se mesureront plus souvent à leurs rivaux les plus proches. Les programmes doubles seront plus fréquents.

«Ces mesures avaient déjà été mises en place avant l’arrivée de la COVID-19», a conclu le commissaire Courteau.