Le commissaire de la Ligue canadienne de football, Randy Ambrosie, est confiant que la saison débutera comme prévu, malgré la menace d’un conflit avec les joueurs. Ces derniers demanderaient une importante augmentation de salaire.

La LCF entame les négos avec ses joueurs

Le commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF) s’est arrêté à Ottawa, 48 heures avant le début des négociations avec l’association des joueurs pour un nouveau contrat de travail.

Randy Ambrosie a rencontré les dirigeants du Rouge et Noir, samedi matin, à la Place TD. Il en a fait de même plus tard avec des partisans en plus de répondre aux questions d’une poignée de médias. Tout ça dans le cadre de sa tournée des neuf concessions de son circuit.

Ottawa était la septième ville qu’il visitait depuis la mi-février.

Une interrogation qui est revenue sur le tapis ? Est-ce qu’il y aura une saison en 2019 ? Et si oui, est-ce qu’elle commencera comme prévu le 13 juin à Hamilton avec un match entre les Roughriders de la Saskatchewan et les Tiger-Cats ?

«J’essaie d’être optimiste dans tout ce que j’aborde dans la vie (...) La réponse est oui, nous aurons une saison», a soutenu Ambrosie.

«J’ai confiance que nous pourrons nous entendre. Je n’ai jamais connu une journée durant laquelle j’ai éprouvé des sentiments négatifs envers les joueurs. Je les aime.»

La liste des demandes des joueurs de la LCF serait importante. Elle toucherait notamment une importante augmentation de salaire. Des rumeurs veulent que la partie syndicale souhaite voir tous les contrats dorénavant garantis.

Il serait surprenant que les proprios cèdent à une telle revendication. À noter, jamais une saison de la ligue canadienne n’a été annulée par un conflit de travail.

Ambrosie, lui, n’a pas voulu entrer dans les détails de la stratégie des équipes. Ce dernier sera présent lundi à Toronto lorsque les joueurs et la ligue tiendront la première de deux séances de négos prévues cette semaine.

«Je compte être très transparent dans la présentation que je ferai dans l’espoir que nous puissions travailler ensemble», a-t-il dit.

Quoi d’autre a retenu l’attention durant la visite du commissaire ? Que Randy Ambrosie tient vraiment à ce virage international pris depuis l’automne dernier qui a été surnommé la «LCF 2.0».

Des ententes de partenariat ont été conclues avec diverses fédérations nationales de football, dont au Mexique, en France, en Allemagne et en Italie. Un repêchage de joueurs mexicains a été tenu en janvier.

Le Rouge et Noir avait notamment sélectionné un botteur au premier tour.

À quel point y a-t-il vraiment de l’intérêt pour du football canadien à trois essais en sol étranger ? «Nous étions à peine revenus au pays après avoir tenu ce repêchage au Mexique que nous avions déjà des appels de deux diffuseurs mexicains pour discuter d’un contrat de télé pour nos matches la saison prochaine. En fait, nous sommes en négociation en ce moment pour une première entente internationale», a souligné Ambrosie.

«On a même eu un groupe du Mexique qui a démontré de l’intérêt à acheter une franchise», a-t-il ajouté plus tard.

Mais le commissaire a été rapide à préciser que la LCF n’a aucun appétit pour implanter une équipe à l’extérieur du pays. Il a toutefois répété que la présentation d’une partie au Mexique se trouve sur la table «dès 2020».

«Je peux imaginer la journée où nous disputerions un match ou deux en Europe ou ailleurs dans le monde.»