Alex Harvey remportant le sprint lors de la Coupe du monde, en mars dernier sur les Plaines.

La Coupe du monde revient sur les Plaines en 2019 et 2020

Alex Harvey en tête, l’élite internationale du ski de fond se pointera de nouveau à Québec, mais deux fois plutôt qu’une! Vendredi matin à Zurich, la Fédération internationale de ski (FIS) a accordé à Gestev le mandat d’organiser à nouveau les finales de la Coupe du monde sur les plaines d’Abraham en mars 2019 et 2020.

Les membres de la FIS sont présentement réunis en Suisse, où l’on élabore le plan stratégique, technique et organisationnel des prochaines saisons. On y a confirmé le retour de la ville de Québec au calendrier, notamment en raison du succès obtenu sous le ciel bleu de la capitale, en mars dernier.

«Dire qu’en 2009 et 2010, on cherchait le moyen de s’y prendre pour obtenir une épreuve de la Coupe du monde, puisque chaque région de l’Europe protégeait son territoire. L’intérêt de la FIS à notre endroit démontre que la ville de Québec est désormais un arrêt incontournable pour le circuit», soulignait avec fierté le président de Gestev Patrice Drouin, joint à Zurich, vendredi.

Selon lui, Gestev a fait ses preuves. L’hiver dernier, environ 60 000 personnes ont envahi les plaines d’Abraham pour assister aux courses des finales de la Coupe du monde, où Harvey a joué les conquérants sur ses terres. Le succès allait aussi au-delà des résultats du fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges.

«Nous avions pris la relève de la Russie à la dernière minute, et malgré le court délai, les athlètes et les entraîneurs de la FIS ont voté notre compétition comme étant le meilleur événement de la saison dernière. Avec les événements de 2012, 2016 et 2017, nous avons réussi à faire nos preuves dans un milieu tricoté serré», notait Drouin.

Un pas de plus vers l’avant

L’élite du ski de fond séjournera en ville du 22 au 24 mars 2019, et à peu près à la même période en 2020. Il ne reste plus qu’à obtenir l’approbation des deux calendriers par le Conseil de la FIS, une formalité qui doit avoir lieu en novembre. Québec a été préférée à Tyumen, ville russe qu’elle avait remplacée au pied levé, en 2017.

«C’est un pas de plus vers l’avant pour Québec, qui figure maintenant officiellement aux calendriers pour deux ans», a confirmé par communiqué Pierre Mignerey, directeur de course à la FIS.

À moins d’avis contraire, le programme des finales de la Coupe du monde de 2019 sera le même qu’en mars 2017, autant chez les hommes que les dames, avec un sprint, une course individuelle le vendredi, une course de distance la samedi et une poursuite pour la conclusion du week-end, le dimanche.

Pour ce qui est du rendez-vous de 2020, Québec et Canmore (Alberta) se partageront le gâteau. La forme de l’événement reste à déterminer, mais il est déjà acquis que toutes les épreuves auront lieu dans ces deux villes, dont trois à Québec. La tenue d’un Ski Tour Canada, qui était aussi passée par Gatineau et Montréal, est exclue.

«Plusieurs facteurs expliquent qu’on peut tenir de grands événements de ski de fond à Québec, comme le brio d’Alex, l’organisation de Gestev, nos partenaires, la couverture médiatique, la proximité du site avec l’hôtel et l’aéroport, les foules nombreuses, et surtout, la qualité de la neige», ajoutait Drouin.

La FIS a aussi confirmé la tenue des finales de la Coupe du monde de snowboard et ski acrobatique à Québec en mars 2018. «Ça nous fait une belle programmation de sport d’hiver dans un mois qui est très tolérable au niveau de la température, tout près des semaines de relâche étudiantes», estimait le président de Gestev.

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«Le plus beau scénario», dit Harvey

Alex Harvey pourrait tirer sa révérence devant les siens, à Québec, en 2019. Une sortie rêvée pour celui qui a soulevé les foules à chacune des Coupes du monde dans la capitale. «Pour l’instant, mes plans sont d’être sur le circuit jusqu’à la fin de la saison 2018-2019. Ce serait alors un honneur pour moi de terminer ma carrière à Québec, je ne pourrais pas imaginer un plus beau scénario», laissait savoir celui qui se prépare à l’importante saison qui s’amène à grands pas. Harvey séjourne présentement à Park City, dans l’Utah, où il participe à un camp d’entraînement avec l’équipe nationale. Les Jeux olympiques de PyeongChang sont au cœur de sa préparation. Après avoir grimpé quatre fois sur la plus haute marche d’un podium, l’hiver dernier, il tentera d’obtenir une première médaille olympique en 2018 puisqu’il a été écarté du podium en 2010 et 2014.

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Grâce au public et au décor

Le maire de Québec a attribué le succès de Québec auprès de la Fédération internationale de ski à la participation du public québécois et au décor des Plaines d’Abraham. «Spécialement dans le ski nordique, ils sont toujours dans le bois. Là ils étaient en plein milieu de la ville, dans un milieu complètement urbain», a fait remarquer Régis Labeaume. Selon lui, Québec a ce qu’il faut actuellement pour faire sa marque dans le ski de fond. «Comme exemple auprès de la jeunesse, c’est fantastique. On a un héros, on a un gars qui s’appelle Harvey qui n’a pas beaucoup de défauts et il a bien performé. C’était magique», a-t-il décrit.  Annie Morin