Kody Clark a été à l’origine des deux buts des 67’s d’Ottawa dans un gain de 2-1 en prolongation contre les Generals d’Oshawa vendredi soir.

Kody Clark, fils d’une célébrité

Toujours dans le but de célébrer leur 50e année d’existence dans la Ligue de l’Ontario, les 67’s d’Ottawa avaient invité plusieurs vedettes de la deuxième décennie de leur histoire vendredi soir à la Place TD.

Bobby Smith, Jeff Vaive, Jim Ralph et Doug Crossman ont pu saluer la foule de 2670 spectateurs après avoir marqué les années 1977 à 1987 au début de l’ère Brian Kilrea. John Hanna, Darcy Roy, Richard Adolphi et Bob Giffin, membres de l’équipe championne de la coupe Memorial de 1984 étaient aussi sur place pour assister au match contre les Generals d’Oshawa.

Sur la patinoire, ils ont pu voir à l’oeuvre le fils d’une autre légende de la LNH. Kody Clark a compté quatre buts pendant qu’il fêtait ses 18 ans le week-end dernier. Admissible au prochain repêchage du circuit Bettman, le fils de Wendel Clark est en pleine éclosion à sa deuxième saison avec les 67’s.

Choisi en sixième ronde en 2015, il avait été limité à 11 points en 57 matches dans un rôle secondaire sous les ordres de Jeff Brown, mais depuis l’arrivée d’André Tourigny, ses responsabilités ont été accrues et il a gagné en confiance.

Vendredi, il a été le héros de la soirée en marquant le but décisif d’une victoire en prolongation de 2-1 des 67’s sur les Generals.

En fin de troisième période, il avait préparé le but égalisateur de Sasha Chmelevski.

Clark partage maintenant le premier rang des compteurs de l’équipe ottavienne avec Tye Felhaber grâce à ses 10 points en 12 matches.

Nouveaux entraîneurs

« Je suis beaucoup plus confortable à ma deuxième année dans la ligue. Je connais maintenant tous les amphithéâtres des autres équipes. On m’a confié plus de responsabilités. Les entraîneurs ont confiance en moi. En fait, ils ont confiance en toute l’équipe. Ils nous donnent beaucoup de liberté pour nous exprimer sur le plan offensif pourvu que notre jeu défensif ne soit pas négligé. »

Pour le patineur de 6’1’’ et 180 livres, l’arrivée d’un nouveau groupe d’entraîneurs a tout changé. « Il y a beaucoup plus de structure dans notre jeu. Nous sommes redevables à nos coéquipiers. Ça rend tout le monde meilleur. »

Différent de Wendel

Wendel Clark a été adulé à Toronto pendant sa carrière professionnelle. Joueur fougueux doté d’une belle touche offensive, il a passé 13 de ses 15 saisons dans la LNH avec les Maple Leafs. Ceux-ci l’avaient repêché au premier rang du repêchage de 1985. Son chandail #17 est d’ailleurs accroché au plafond du Centre Air Canada.

Kody Clark a beau avoir hérité de l’ADN de son père, il reste qu’il est un joueur différent de l’ancien capitaine des Maple Leafs. André Tourigny assure toutefois que « fiston » possède les qualités d’un futur joueur professionnel.

« Des joueurs qui pratiquent le style de jeu de Wendel Clark, il y a en a de moins en moins. Comme Max Domi n’est pas le même joueur que son père Tie, Kody a son style bien à lui. Quand je le regarde, je vois un jeune homme passionné. Il est toujours le premier arrivée à l’aréna et le premier joueur à sauter sur la glace. »

Tourigny souligne que Clark est rapide en plus de posséder de bonnes mains et un solide lancer. « En plus, il est plus grand que son père. Il a du coffre. À mon avis, il a le potentiel pour atteindre la LNH. »

Un avantage

Né à Toronto un an avant la retraite de son père, Kody Clark jure qu’il n’est pas difficile de suivre les traces d’une célébrité comme Wendel Clark. 

« Personne ne nous compare vraiment. Mon père avait un style beaucoup plus agressif que le mien, mais je m’inspire de son éthique de travail. Il a joué dans une ère différente. Le jeu a changé et je suis un joueur moderne qui axe son jeu sur les habiletés et la vitesse. Je profite pleinement de ses conseils avant et après les matches. Il assiste à 80 % de nos parties. »

S’il ne l’a jamais vu jouer dans la LNH, Kody reconnaît que son père a encore la cote auprès des amateurs de hockey. « Surtout à Toronto. Partout où l’on va, les gens se l’arrachent. »

Comme Matthew Tkachuk (Calgary), Max Domi (Arizona) et Kerby Rychel (Columbus) qui suivent le même chemin que leurs célèbres pères dans la LNH, Kody Clark espère s’établir à son tour dans la meilleure ligue de hockey au monde.

Il devra d’abord passer par le repêchage de 2018. « Le repêchage, j’essaie de ne pas trop y penser. Je prends les choses au jour le jour, de match en match. Si nous jouons bien en équipe, de belles choses vont survenir sur le plan individuel. »