«Tu es vraiment bien traité là-bas. C'est aussi un peu mieux organisé que la ligue canadienne. Je ne pouvais pas refuser l'offre», affirme Éric Kibi pour expliquer sa préférence de jouer en Europe plutôt qu'à Ottawa.

Kibi prend la direction de l'Allemagne

Éric Kibi n'aura fait que passer dans son patelin. Le joueur de basket-ball retourne en Europe après une saison passée chez les SkyHawks d'Ottawa.
L'attaquant de 6'6'' a accepté dans les derniers jours un pacte avec les Twisters de Rendsburg, une équipe de troisième division dans la ligue allemande. Une information que l'athlète franco-ontarien a confirmée au Droit.
«C'était bien de jouer à la maison, mais je préfère retourner en Europe et essayer de continuer de monter vers les grandes ligues», a dit Kibi, dont la mise sous contrat par les SkyHawks avait été fort médiatisée à pareille date l'été dernier.
Une saison décevante
Ce dernier s'attendait à être utilisé plus souvent par la nouvelle concession de la Ligue nationale de basket-ball du Canada. «C'est triste que je n'aie pas eu la chance de jouer beaucoup, mais ça arrive dans les rangs professionnels», a-t-il soutenu.
Kibi, qui a grandi à Orléans, avait marqué en moyenne 6,1 points par match.
D'autres formations de la LNB l'ont approché ces dernières semaines, dont Brampton. «Mon agent a aussi reçu des offres du Danemark, de la Suède et de l'Allemagne, a raconté le principal intéressé, qui avait joué en Hambourg en 2012-2013 avant de revenir dans la capitale au printemps.
«La porte était ouverte. Je ne pouvais pas attendre pour savoir s'il y aurait à nouveau une équipe à Ottawa cette saison. Les contrats pour jouer en Europe, ça se signe en juillet.»
Imité par son coéquipier
Éric Kibi, 24 ans, ne sera pas le seul des SkyHawks à prendre la direction du Vieux Continent. Son coéquipier Justin Tubbs, une des vedettes du club, s'alignera aussi pour une formation allemande.
«À deuxheures de route de l'endroit où je vais jouer, a précisé Kibi
«Tu es vraiment bien traité là-bas. C'est aussi un peu mieux organisé que la ligue canadienne. Je ne pouvais pas refuser l'offre.»
On lui payera son logement durant la saison en plus de lui fournir une automobile et un billet d'avion entre Ottawa et Rendsburg, une ville située entre Berlin et Hambourg.
«On m'assure d'avoir deux repas par jour aussi. Donc tout est payé, ou presque», a soutenu Kibi, qui mettra le cap vers sa nouvelle région d'adoption d'ici la mi-août.
La saison commencera en septembre pour prendre fin en avril.
«C'est assez compétitif en Allemagne. Il y a plusieurs joueurs américains dans chaque équipe. Tu en as habituellement un ou deux qui possède de l'expérience pro. Puis les Européens continuent à améliorer leur niveau de jeu.»
Avant de faire le saut dans les rangs professionnels, Éric Kibi avait évolué dans la NCAA, prenant part au March Madness avec les Trojans de l'Université de l'Arkansas à Little Rock (UALR).