Éric Kibi (au centre) a réussi a conservé une moyenne de 10,6 point et 5,6 rebonds par match.

Kibi a trouvé la stabilité au Danemark

Fini les valises et déménagements. Et surtout, fini les maux de tête.
Éric Kibi se plaît au Danemark où il évolue depuis le mois d'août dans un circuit de basket-ball professionnel. Plus précisément chez le Cimbria de Randers.
«C'est un pays riche. Il y a plus de stabilité ici. Et pour la première fois, je joue dans une première ligue en Europe», note l'attaquant franco-ontarien de 6'6'', qui a grandi à Orléans.
Ce dernier ne se plaindra pas de voir l'année 2016 prendre fin. Elle l'a vu bondir d'un pays à l'autre.
Kibi a entamé la saison 2015-2016 en Allemagne. Il a été libéré après quelques matches en deuxième division.
«Je n'avais pas bien joué», dit-il.
Une équipe du Luxembourg lui a fait signe. Après trois mois, elle voulait toutefois lui couper une partie de son salaire en raison des contre-performances du club sur le terrain.
«Je n'ai pas aimé ça», relate Kibi, qui a décidé de plier bagage en janvier. Son agent lui a trouvé un poste au sein d'une formation au Monténégro.
«J'ai été là-bas pendant seulement un mois... Je n'ai touché mon salaire qu'une fois. On a arrêté de me payer car l'équipe perdait.»
Le joueur âgé de 26 ans a décidé de revenir en mars au Canada, joignant le Lightning de London. Il a complété la saison régulière, aidant le club à atteindre la finale de la Ligue nationale de basket-ball.
Ce circuit, Éric Kibi le connaît bien. Il a porté les couleurs des défunts SkyHawks d'Ottawa en 2013-2014 avant de prendre la direction de l'Allemagne.
Au Danemark, il s'avère un de plusieurs joueurs étrangers.
«Chaque équipe mise sur quatre ou cinq joueurs américains. Le calibre de jeu est très bon.»
À cela s'ajoute une trentaine de parties en saison régulière.
Jusqu'ici, il a conservé une moyenne de 10,6 points et 5,6 rebonds par match. Des statistiques qui plaisent à ses patrons qui lui fournissent repas, logement, télé et accès internet en plus de son salaire.
«Je n'ai vraiment rien à payer», souligne l'ancien joueur des Trojans de l'Université de l'Arkansas, à Little Rock.
«J'ai tellement de plaisir au Danemark, surtout après la saison que j'ai eu l'an passé. C'est une ligue qui peut m'aider à monter plus haut.»
Car Kibi aimerait bien jouer dans la Euroleague avant de remiser ses espadrilles d'ici «six à sept ans».
«La plupart des gars ont déjà joué dans la NBA. C'est dur à percer.»
Et une fois que l'aventure du basket sera terminée, ce sera le temps de passer au plan B.
«Peut-être journaliste», lance Éric Kibi, qui a étudié en communications.