Présent à la cérémonie inaugurant le début de la saison des Sénateurs à Ottawa, Erik Karlsson ne jouera pas avec l’équipe avant la semaine prochaine.

Karlsson reste à la maison

Vancouver — Les Sénateurs d’Ottawa se débrouillent assez bien merci sans leur capitaine Erik Karlsson et ils devront continuer à le faire pour encore un bout de temps.

Au lendemain d’un gain de 3-2 en tirs de barrage aux dépens des Canucks de Vancouver, le directeur général Pierre Dorion a annoncé que son défenseur étoile ne sera pas en mesure de rejoindre l’équipe pour la fin de son voyage dans l’Ouest canadien.

L’entraîneur-chef Guy Boucher avait laissé entendre mardi qu’il y avait une possibilité que Karlsson soit en mesure de jouer vendredi à Calgary et/ou samedi à Edmonton, mais il n’y a finalement que le vétéran Johnny Oduya qui pourrait s’amener en renfort, possiblement en vue de la dernière partie du périple.

« Nous avons espoir qu’il (Karlsson) pourra jouer à un moment donné la semaine prochaine, a déclaré Dorion mercredi à Vancouver, où les joueurs de l’équipe ont profité d’une journée de congé d’entraînement. Il n’a pas fait de pas vers l’arrière. C’est une question de conditionnement physique dans son cas. Il doit s’habituer à une sensation différente dans sa cheville, mais il n’y a pas de setback. On pense juste qu’il vaut mieux qu’il continue à patiner quotidiennement avec Shean Donovan (le responsable du développement des joueurs). »

Karlsson a été opéré au début de juin dernier pour réparer des tendons endommagés dans sa cheville gauche à la fin de la dernière saison, quand il a mené l’équipe jusqu’en finale de l’Est. Sans lui, les Sénateurs ont un dossier de 1-0-2 jusqu’à maintenant cette saison, et il ne jouera donc certes pas avant mardi prochain quand les Canucks seront à Ottawa.

La fiche de l’équipe sans son meilleur joueur n’enlève pas de pression sur l’organisation, a assuré Dorion. Le plan a toujours été de lui permettre un retour au jeu seulement une fois qu’il sera rétabli à 100 %.

« On sait tous qu’Erik ne jouera pas sept minutes par match quand il va revenir, il va jouer ses 25 à 30 minutes habituelles. Quand tu joues autant que ça, tu dois être en grande forme. Même si Erik est spécial, plus on peut l’amener à être au sommet de sa forme, mieux c’est pour tout le monde, a souligné Dorion. Pour nous, il va être prêt quand il va être prêt. Si on avait une fiche de 0-3, il n’aurait pas joué avant la semaine prochaine probablement. On espérait que sa condition physique serait à point, mais les joueurs et les soigneurs savent quand un gars n’est pas prêt. Il n’a pas pu faire grand-chose cet été, et il tente de faire en quatre semaines ce que les autres gars ont fait en 12 semaines au cours de l’été. Il a beau être spécial, on ne peut pas le placer dans une position où il n’aidera pas notre équipe. »

Dorion a laissé entendre qu’Oduya, blessé au bas du corps lors du premier match de la saison contre Washington, pourrait rejoindre l’équipe à Calgary jeudi ou vendredi, et pourrait affronter les Oilers samedi. L’autre blessé à la ligne bleue, Ben Harpur (épaule), doit recommencer à patiner au cours des prochains jours, a-t-il aussi spécifié.

Ces blessures ont ouvert la porte aux espoirs du club à la ligne bleue, alors que Thomas Chabot a été solide à son deuxième match dans la LNH, et premier cette saison, en jouant 13:41 minutes mardi soir, incluant une présence en prolongation à trois contre trois. Le Slovaque Christian Jaros a pour sa part joué 6:22 minutes à son premier match en carrière, distribuant trois mises en échec, dont une percutante en zone neutre.

« On aime beaucoup ces gars-là (Chabot et Jaros). Ils vont être des joueurs de la LNH, ce n’est qu’une question de temps. On aime ce qu’ils font tous les deux. Jaros est dur comme le roc, il est une de ces torpilles qui va vous trouver quand il vous cherche. Vous avez vu sa grosse mise en échec ? Il a de la vitesse et des habiletés, on l’adore, tout comme Chabot. C’est beau de voir toute cette profondeur que nous avons à la ligne bleue », a commenté Guy Boucher après le match de mardi.

« C’était une bonne sensation de jouer ce premier match. J’étais nerveux jusqu’à ma première présence sur la glace, après, c’était mieux. Je me suis senti en confiance, même si le jeu est différent ici par rapport à la Ligue américaine, il y a plus de joueurs habiles », a commenté Jaros.

Claesson prend les bouchées doubles

VANCOUVER — Fredrik Claesson a établi une marque personnelle mardi soir à Vancouver en jouant près de 27 minutes. Mark Borowiecki a fait de même en décochant six tirs au but. Dion Phaneuf et Cody Ceci, auteur de son premier but, ont été solides eux aussi.

Les vétérans défenseurs des Sénateurs sont appelés à prendre les bouchées doubles en l’absence d’Erik Karlsson et de Johnny Oduya, et ils ont bien répondu à l’appel jusqu’à maintenant.

Le DG Pierre Dorion a d’ailleurs pris soin de souligner mardi la contribution des cinq arrières – Chris Wideman étant l’autre – qui ont disputé les trois premiers matches de l’équipe.

«Tout commence avec le jeu de Craig Anderson, alors qu’il y a presque un an, sur ce même voyage, il avait eu la nouvelle dévastatrice de la maladie de son épouse, mais tout est de retour sur la bonne voie de ce côté, a-t-il commencé par dire en évaluant le jeu des siens après la première semaine du calendrier régulier. On doit aussi donner beaucoup de crédit à nos cinq défenseurs qui ont joué tous les matches jusqu’ici. Freddy Cleasson a eu son gros mot à dire pour qu’on ramasse quatre points sur six, et les quatre autres gars ont aussi monté leur jeu d’un cran. Avec la perte de Marc Méthot l’été passé, plusieurs partisans étaient inquiets, mais nous ne l’étions pas, on savait qu’on avait d’autres défenseurs capables de jouer des minutes importantes.»

Wideman a connu un match plus difficile mardi alors qu’il a écopé de deux punitions mineures et il n’a fait qu’une présence en troisième période, ses entraîneurs préférant y aller avec Thomas Chabot en fin de match tout comme en prolongation.

Claesson, lui, continue à montrer qu’il est prêt à prendre plus de responsabilités, comme il l’avait fait en fin de saison dernière et en séries éliminatoires.

«Je me sens bien, je n’ai pas l’impression d’avoir joué tant que ça, a raconté le sympathique arrière suédois mardi soir après le gain de 3-2 contre les Canucks. J’ai eu la chance de jouer en prolongation aussi, ce qui était bien amusant. Et en prime, nous avons gagné. Plus je suis sur la glace, plus je me sens à l’aise. C’était un peu plus difficile avec sept défenseurs, je ne pensais pas que j’obtiendrais autant de glace à sept. Mais quand tu joues beaucoup et que tu prends ton rythme, ça va bien.»

L’entraîneur-chef Guy Boucher a dit qu’il a utilisé sept défenseurs parce qu’il ne «voulait pas trop exposer nos jeunes défenseurs (Thomas Chabot et Christian Jaros) sur la route». Claesson a été à son avis «notre meilleur défenseur, il a eu notre titre de joueur du match. Il est fantastique depuis le début de l’année... Je pense que nos gars ont acheté le concept d’équipe, un peu comme l’an passé. C’est comme ça qu’on gagne des matches. Ils méritent ce qu’on a obtenu», a-t-il ajouté.

Leur prochain défi sera d’essayer de contenir l’éternel Jaromir Jagr, qui devait faire ses débuts dans l’uniforme des Flames de Calgary mercredi soir à Los Angeles. Il a remplacé l’ancien Sénateur Curtis Lazar dans l’alignement des Flames, à qui les Sénateurs rendront visite vendredi.