La défaite contre les Maple Leafs a fait mal aux Sénateurs, dont le capitaine Erik Karlsson est mêlé à des rumeurs d’échange.

Karlsson n’abandonne pas le navire

La barque des Sénateurs d’Ottawa a continué à prendre de l’eau avec leur effondrement contre les Maple Leafs de Toronto samedi soir au Centre Canadian Tire dans un revers de 4-3, mais le capitaine Erik Karlsson n’a pas l’intention d’abandonner le navire pour autant.

Offrant ses premiers commentaires depuis que le DG Pierre Dorion a déclaré que sa priorité était de lui faire signer une prolongation de contrat, mais qu’il écouterait aussi les propositions de ses homologues d’ici à la date limite des transactions du 26 février vu que « même Wayne Gretzky a été échangé », Karlsson a dit que les propos de son patron ne le dérangeaient nullement.

« Je n’en pense rien. C’est vrai que c’est arrivé (l’échange de Gretzky par les Oilers), mais je ne pense pas être proche de ça. Je ne sais pas pourquoi un parallèle est fait avec moi. Mais encore une fois, nous sommes dans les bas-fonds de la ligue, on ne fait pas un bon travail et mon contrat va arriver à échéance, il va donc y avoir des discussions. C’est la première fois que je suis dans cette position. Je ne contrôle pas ça. Je vais continuer à faire mon travail que j’ai fait et que je dois faire tant que je serai ici. Je vais tout faire en mon possible pour être à mon meilleur et ce qui va arriver va arriver », a ajouté Karlsson.

« Il reste un an et demi à mon contrat et je vais tout faire pour progresser en tant que joueur de hockey et essayer de rendre ce club le meilleur possible, et quand viendra le temps de prendre une décision, je vais la prendre. Pour l’instant, je n’ai pas à m’inquiéter de ça. Les spéculations sont ce qu’elles sont, tu prends ça avec un grain de sel. Ce qui va arriver va arriver pour une raison », a-t-il ajouté après avoir mis fin à une disette de 11 parties sans marquer en comptant le premier des trois buts des siens en deuxième période samedi.

Au cours de cette campagne frustrante, le dossier Karlsson prend encore plus d’importance alors qu’un des objectifs avoués de Dorion était de bien entourer celui qu’il a déjà identifié comme ayant été créé par Dieu « le huitième jour, après sa journée de congé du septième jour ». Le double récipiendaire du trophée Norris est au sommet de sa carrière, malgré l’opération à la cheville qui l’a ralenti cette saison.

Le contrat qui lui rapporte 6,5 millions $ en moyenne par an viendra à échéance après la saison 2018-2019, et les Sénateurs auront le loisir de discuter d’une prolongation de ce pacte avec lui à compter du 1er juillet prochain. Il est déjà acquis, à la lumière des propos de Karlsson à la fin novembre, que ça va coûter cher.

« Nous sommes dans une business, nous sommes traités comme dans une business et nous allons faire la même chose avec tout le monde. Je ne sais pas ce que je vais avoir comme salaire, la ligue est comme elle est (avec un plafond salarial). Si je vais sur le marché, je vais faire ce que je vaux, et ce ne sera rien de moins, peu importe où je vais aller. C’est l’aspect business du jeu », avait-il déclaré après que Drew Doughty, des Kings, ait dit que lui et Karlsson méritaient un salaire largement supérieur à P.K. Subban (9 M$/an).

La super-vedette suédoise a passé toute sa carrière avec les Sénateurs et alors qu’il est marié à une Ottavienne, il a déjà exprimé le souhait de demeurer avec l’équipe pour le reste de sa carrière, également.

PLUS DE GLACE POUR CHABOT ?

Même s’il a terminé le match de samedi contre les Leafs avec un différentiel de moins-2, l’entraîneur-chef Guy Boucher a dit après coup qu’il n’aura pas le choix de donner plus de glace à Thomas Chabot vu que Johnny Oduya s’est blessé au cours de cette rencontre et qu’il n’a pas fait le voyage au Minnesota.

« Chaque fois qu’on a un peu de traction, on a des blessés un par-dessus l’autre. On est dans une business qui n’est pas facile, mais il faut bâtir sur les bonnes choses, comme Chabot qui va jouer plus, ce dont il va bénéficier à long terme », a dit Boucher.

Comme il n’a que le minimum de 20 joueurs sous la main, un ou deux joueurs pourraient être rappelés de Belleville lundi (Ben Harpur ?).