Lennard Kamna célèbre son triomphe du jour.
Lennard Kamna célèbre son triomphe du jour.

Kämna prend sa revanche et domine la 16e étape du Tour de France

Associated Press
VILLARD-DE-LANS, France — Après être passé près de remporter une étape du Tour de France la semaine dernière, l’Allemand Lennard Kämna n’a pas raté sa deuxième occasion.

Le cycliste de 24 ans a gagné la 16e étape de la Grande Boucle, la première dans les Alpes, mardi, après s’être détaché d’un groupe en échappée vers Villard-de-Lans.

Kämna, membre de l’équipe Bora-hansgrohe, avait été battu de quatre secondes par Daniel Martinez lors de la 13e étape.

«Ça a été une bagarre dès le départ et je savais que je devais terminer en solitaire», a dit Kämna, aussi vainqueur d’une étape au Critérium du Dauphiné, le mois dernier.

Kämna a lancé son attaque décisive dans l’avant-dernière montée pour s’échapper de Julian Alaphilippe, Richard Carapaz et Sébastien Reichenbach, trois rivaux au palmarès relevé.

Les favoris au classement général, dont le détenteur du maillot jaune, Primoz Roglic, ont conclu dans le peloton à quelque 15 minutes derrière Kämna, qui ne représente pas une menace pour eux.

Le Québécois Hugo Houle a conclu en 57e place, à plus de 19 minutes du vainqueur.

Kämna faisait partie d’un groupe de 15 cyclistes qui s’est détaché du peloton très tôt dans le trajet de 164 km. Parmi eux, le Français Quentin Pacher a aussi tenté une échappée en solo, mais ses efforts ont rapidement été anéantis alors qu’il a été rapidement rejoint par Alaphilippe, Carapaz, Reichenbach et Kämna.

Carapaz, vainqueur du Tour d’Italie, a fait craquer Alaphilippe et Reichenbach avec quelques attaques incisives, mais n’a pas trouvé de réponse quand Kämna a lancé la sienne.

L’Allemand a été le plus rapide sur le plat pour signer sa plus importante victoire en carrière.

Les coureurs en action dans les Alpes

«Quand j’ai vu que Carapaz perdait de la vitesse, je me suis dit que c’était le temps de passer à l’attaque et j’ai tout donné jusqu’au fil, a expliqué Kämna. C’est un grand soulagement pour l’équipe et pour moi. Je ne le réalise pas pleinement. J’ai fait d’énormes progrès cette année et je suis heureux de cette victoire aujourd’hui.»

Après avoir perdu plus de sept minutes dans les montagnes du Jura dimanche, le champion en titre Egan Bernal a connu une autre journée difficile. Il a été largué dans l’ascension de 11,1 km où Kämna s’est assuré la victoire.

Au sommet du classement général, il n’y a pas eu de changement significatif à la veille d’une arrivée en haute montagne, alors que Roglic est toujours le meneur avec une avance de 40 secondes devant Tadej Pogacar. Rigoberto Uran est troisième, à 1:34. Houle, de Sainte-Perpétue, pointe au 49e rang.

Pogacar a testé les jambes de Roglic dans la dernière montée, mais n’a pas pu rétrécir l’écart avec son rival.

«Ça a été un bon échauffement en vue de l’étape-reine de [mercredi]», a raconté Pogacar.

La recrue de 21 ans aura l’occasion de chauffer Roglic durant l’étape 17, possiblement la plus difficile du Tour avec le col de La Madeleine et celui de La Loze, point culminant cette année à 2304 m. Les derniers six kilomètres de la montée sont particulièrement difficiles, avec des sections très abruptes et des virages serrés.

«Ça va bouger au général, a ajouté Pogacar. On voit que tout le monde est fatigué.»

Complet au départ

Les 156 coureurs toujours en lice au Tour de France ont été autorisés à prendre le départ de cette 16e étape après la dernière ronde de tests de détection de la COVID-19.

Les 785 tests menés dimanche et lundi auprès des cyclistes et des membres du personnel des 22 équipes ont obtenu des résultats négatifs, ont annoncé les organisateurs de la Grande Boucle et les officiels de l’Union cycliste internationale.

Aucun cycliste n’a subi un test positif depuis le début de la course à Nice, le 29 août. La dernière séance de test, menée lors de la deuxième journée de repos du Tour, était la quatrième depuis le début de la compétition. Il s’agissait aussi de la dernière avant que le peloton n’atteigne les Champs Élysées, dimanche.

Risquant d’être annulé en raison de la pandémie, le Tour a plutôt été déplacé de sa date habituelle en juillet jusqu’à la fin de l’été et est couru en respectant de stricts protocoles sanitaires. Quiconque subit un test positif est immédiatement exclu de la course - même le directeur du tournoi, Christian Prudhomme, exclu de la bulle la semaine dernière - et toute équipe qui subirait deux tests positifs ou plus sur une période de sept jours devra abandonner.