Le meneur Julien Sale a enregistré une ronde de 69 mercredi, pour un cumulatif de 198.

Julien Sale maintient le cap au Championnat provincial amateur masculin de golf

BEAUCEVILLE – Julien Sale, du club Rivermead, maintient le cap et conserve une avance de six coups après trois rondes du Championnat provincial amateur masculin de golf, organisé par Golf Québec et disputé au club de Beauceville.

Le vent s’était invité pour cette troisième journée sans toutefois rendre la vie impossible aux joueurs, juste un petit peu plus difficile. En tout cas, ce n’était pas un problème pour Jeffrey Lebeau (LongChamp), auteur d’un 66, la meilleure ronde de la journée à six sous la normale.

«Pour moi, ce n’était vraiment rien, a mentionné l’étudiant de l’Université du Texas à El Paso. Là-bas, le vent est constant et souffle beaucoup plus fort. Aujourd’hui, j’étais dans un environnement familier et plus il vente, plus je me sens bien.»

Jeffrey Lebeau était à un coup au-dessus de la normale après les six premiers trous puis tout a changé, dans le bon sens. «Je voulais juste essayer d’atteindre les verts en coups réguliers. Lors de la deuxième ronde, j’ai eu deux mauvais élans qui m’ont coûté un double et un triple bogeys. C’était très difficile à accepter. Aujourd’hui, je me suis bien repris et j’ai terminé ma ronde avec trois oiselets d’affilée.»

Le meneur, Julien Sale, a enregistré une ronde de 69 pour un cumulatif de 198, soit 18 sous la normale. «Le parcours se jouait un peu plus difficile à cause du vent, mais ce n’était vraiment pas un si gros problème. Le plus dur, c’est quand il souffle de côté car il faut ajuster la ligne de tir en conséquence.»

Le jeu sur les verts sied bien au meneur. «C’est ma grande force, le jeu sur les verts. J’ai du mal en début de ronde puis j’ai connu une séquence de trois oiselets aux trous 5, 6 et 7, et ensuite des oiselets aux 10e et 11e. Au milieu du neuf de retour, j’ai eu une baisse de régime mais j’ai réussi un bon oiselet au 16et au 18e, j’ai sauvé ma normale avec un excellent roulé. J’étais en confiance avec mon jeu et je vais garder la même attitude pour la dernière ronde.»

«Sorte de retrouvailles»

Julien Sale prenait le départ en compagnie de Christopher Vandette (Summerlea) et Marc-Olivier Plasse (Kanawaki). «C’était une sorte de retrouvailles, a-t-il ajouté. Lors du Championnat amateur il y a deux ans, nous étions le même groupe lors de la dernière ronde. Chris avait fini au premier rang, Marc-Olivier deuxième et moi, troisième.»

Étienne Papineau (Pinegrove) partira tout juste devant le groupe de Julien Sale pour la ronde finale du Championnat provincial amateur du Québec en vertu de son cumulatif de 11 sous la normale grâce à son pointage de 68 en troisième ronde. «Ce fut une belle ronde, a-t-il analysé, même si j’ai eu un petit relâchement entre les 10e et 13e trous. J’ai commis mon seul bogey au 10e trou, justement. J’ai réussi des oiselets au 16e puis au 18e. Le terrain était un peu plus difficile aujourd’hui à cause du vent.»

Le joueur de l’Université West Virginia entreprendra la dernière ronde avec un retard de sept coups sur Julien Sale. «Je ne peux rien faire d’autre que de me concentrer sur mon jeu, je n’ai aucun contrôle sur ce que les autres feront. L’important, c’est de rester dans le groupe de tête.»

Laramée en retard de 10 coups

Même son de cloche pour Loïck Laramée (Drummondville), auteur d’une ronde de 73, ce qui le place au cumulatif à 10 coups du meneur.

«J’avais pourtant bien amorcé ma ronde avec un oiselet au premier trou, mais au 16e, j’ai eu un très mauvais départ avec une balle perdue. Mais malgré tout, j’ai fait juste un bogey avec une deuxième balle. Au total, je n’ai pas perdu trop de terrain et tout est encore possible. L’an dernier, j’avais joué 63 en dernière ronde pour arracher la victoire à Julien et remporter le titre de champion. Alors je vais faire pour le mieux, on ne sait jamais ce qui peut arriver.»

Étienne Brault, un autre porte-couleurs du club Pinegrove, fera partie du groupe de meneurs de par sa ronde de 69 pour un cumulatif de 204, à six coups de la tête, tout comme Christopher Vandette. Le «chevalier du bois un» a commis un double bogey au premier trou puis il s’est racheté de façon magistrale pour le reste du premier neuf avec trois oiselets et un aigle pour un total de 33.

«Au 11e trou, j’ai frappé un trop bon coup de départ et ma balle s’est retrouvée hors limite. Ça m’a coûté un bogey et j’en ai rajouté un autre au trou suivant.»

Il a rajouté des oiselets au 15e trou, une normale 4 de 345 verges, quand sa balle a atteint le vert à la suite de son coup de départ. «Il y a trois trous qui m’ont fait mal aujourd’hui. Je dirais que j’ai joué comme lors de la première ronde où j’ai commis quatre bogeys. Sur ma carte aujourd’hui, j’ai deux bogeys et un double.»

La ronde finale débute jeudi matin à 7h30 et le groupe des meneurs part à 11h20.

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UN ANCIEN JOUEUR DU CANADIEN COMME CADET

Les amateurs de hockey peuvent voir un visage familier porter le sac de Jeffrey Lebeau. Celui de son père Stéphan, un ancien joueur du Canadien de Montréal et des Mighty Ducks d’Anaheim. Passionné du golf lui-même, il accompagne son fils régulièrement. «Nous avons une très belle relation, mais je dois faire la part des choses. Au golf, je suis le cadet et si le besoin s’en fait sentir, c’est plus tard, à la maison, que je joue mon rôle de père.» Pour l’ancien joueur de hockey, c’est indispensable de dissocier les deux rôles. «Jeffrey est encore en apprentissage du golf et c’est mon rôle, de par mon expérience, de le guider dans ce cheminement. Il faut qu’il apprenne à gérer ses émotions et à planifier une stratégie. Quand il va bien, il peut avoir un excès d’enthousiasme, comme il peut avoir certaines phases de découragement si son jeu est moins bon. C’est à moi de voir qu’il reste dans un esprit relativement stable, qu’il ne doit pas être géré par ses émotions.» Stéphan Lebeau sait de quoi il parle. Autant maintenant que pendant sa carrière de hockeyeur, il n’était pas le plus démonstratif. «Je ne dis pas que je n’avais pas d’émotions, mais je gardais tout ça en dedans. C’était important pour moi de rester calme, d’avoir toujours le même état d’esprit. Même si je marquais quatre buts, je ne sautais pas au plafond.» Bien des joueurs en auraient à apprendre de lui à ce chapitre. «Si j’ai des commentaires à faire à Jeffrey sur son jeu, c’est après la ronde, jamais pendant. L’important quand il joue, c’est qu’il se sente confortable.»