Le joueur de water-polo de Gatineau, Aleksa Gardijan, s’alignera au sein de l’équipe canadienne qui participe aux Jeux panaméricains.

Jeux panaméricains: médaille d’or dans la mire d’un Gatinois

Aleksa Gardijan s’est promené un peu partout sur le globe depuis le début de l’année 2019.

Le joueur gatinois de water-polo s’est retrouvé dans l’eau au Brésil pour les qualifications des championnats du monde. 

Puis en Australie pour des joutes de la Ligue mondiale. Il y a eu aussi des parties en Chine de même qu’en Serbie, terre natale de ses parents.

C’est sans compter les mois passés en Grèce où il a évolué dans les rangs pros durant l’hiver.

Le voilà sur le point de prendre le départ vers le Pérou. 

Il fait partie des 11 joueurs de l’équipe canadienne qui participera aux Jeux panaméricains à Lima, dont la cérémonie d’ouverture aura lieu vendredi.

Un coup d’envoi que Gardijan ratera. 

Ses coéquipiers et lui se pointeront là-bas que lundi puisque le tournoi de water-polo ne commence que le 4 août.

« Oui un petit peu déçu puisque c’est un événement assez spécial, mais au moins, je vais assister à la cérémonie de fermeture », a soutenu l’athlète âgé de 21 ans, qui complète un camp d’entraînement ces jours-ci à Montréal.

Toute l’attention de l’équipe canadienne est dirigée vers la médaille d’or.

« Le pays qui gagne se qualifie en vue des Jeux olympiques, a expliqué Gardijan. Si on ne gagne pas, il faudra participer à un dernier tournoi de qualification le printemps prochain. Et il faudrait affronter des pays européens. »

Remporter l’or ne se produira pas en criant ciseau pour le Canada.

« Les États-Unis ont gagné les Jeux panaméricains depuis 1995. Ils sont les favoris. »

Et qui se retrouve dans le même pool que le Canada lors de la ronde préliminaire à Lima ? 

Oui, les États-Unis. Cuba et Porto Rico seront les autres adversaires.

Après les Jeux, Aleksa Gardijan espère retourner sur le Vieux-Continent pour y disputer une deuxième saison chez les pros.

« Je n’ai pas encore de club en ce moment. Je me cherche quelque chose », a dit le centre-arrière.

Ce dernier a savouré son aventure chez le G.S. Peristeri, une formation grecque basée à Athènes qui l’avait embauché pour une saison l’an dernier.

« La ligue là-bas est une des plus grosses avec celles en Hongrie, Espagne, Italie et France. Un des clubs en Grèce a gagné la Ligue des champions l’an dernier. Nous jouons une partie chaque samedi. On m’offre une place où vivre. On me nourrit deux fois par jour. Je n’ai pas besoin de faire ma propre bouffe. Et j’ai un contrat », a relaté le produit du club de water-polo de Gatineau, qui fait 6’2’’ et 220 livres.

« Nos parties avaient lieu dans une des piscines qui ont servi aux Jeux olympiques de 2004. Tu peux voir encore le drapeau olympique. Les estrades peuvent accueillir 1500 à 2000 personnes. Les gens adorent vraiment ça le water-polo là-bas. »

Revenons aux Jeux panaméricains. 

Le Canada a décroché une médaille de bronze en 2015, à Toronto. S

on meilleur résultat est une médaille d’argent remportée en 2011 à Guadalajara au Mexique.

En plus de Gardijan, on retrouve un autre joueur local dans la formation, Bogdan Djerkovic, d’Ottawa.

Quant à l’équipe féminine, elle se présentera au Pérou avec beaucoup d’expérience puisque six des 11 joueuses ont décroché l’argent des Jeux panaméricains de Toronto en 2015, dont la gardienne Jessica Gaudreault, d’Ottawa.

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PLUSIEURS ESPOIRS LOCAUX RETIENDRONT L'ATTENTION AU PÉROU

Vingt-quatre athlètes des deux côtés de la rivière des Outaouais défendront les couleurs du Canada aux Jeux panaméricains lors des 16 prochains jours.

La liste s’avère longue. Où commencer ? Par les noms qui pourraient se retrouver dans le cercle des médaillés.

Le boxeur Harley-David O’Reilly a remporté le bronze aux Jeux du Commonwealth. 

Il montera dans le ring dès samedi chez les 81 kg. 

Un tirage au sort tenu la veille déterminera l’identité de son premier adversaire.

Quant à Alexis Lepage, il mènera une jeune équipe de six triathloniens. 

Il a gagné sa première médaille en carrière en Coupe du monde, en mai, en Chine.

En squash, Samantha Cornett, d’Ottawa, représentera le Canada pour une troisième fois aux Jeux panaméricains. 

Classée 31e au monde, elle s’entraîne parfois à La Sporthèque, à Gatineau.

La femme âgée de 28 ans a gagné plusieurs titres en 2019 sur le circuit de l’Association professionnelle de squash (PSA), dont l’Open Slaight Music Granite à Toronto.

Le gymnaste franco-ontarien Samuel Zakutney se pointe à Lima en tant que multiple médaillé aux derniers championnats canadiens. 

En rugby féminin à sept, la Gatinoise Pamphinette Buisa fera équipe notamment avec Olivia De Couverer, du club Irish d’Ottawa.

Un athlète de Rockland concourra en pentathlon moderne. Garnett Stevens a pris le 13e rang en 2015 aux Jeux panaméricains. 

Il étudie à l’Université d’Ottawa en anthropologie.

En canoë-kayak, il y a six athlètes locaux, dont Liam Smedley. 

Le club d’athlétisme des Lions d’Ottawa verra deux de ses produits en action aux Jeux. 

Tim Nedow est inscrit au lancer du poids tandis que Keira Christie-Galloway se retrouvera au départ du 100 m haies.

En aviron, Alex Bernst et Joshua King, tous deux d’Ottawa, uniront leurs efforts en deux de couple poids léger.

Parmi les autres athlètes aux Jeux, notons la présence du joueur de baseball gatinois Philippe Aumont, la nageuse Erika Seltenreich-Hodgson de même que l’épéiste John Wright.