Sophia Jensen, originaire de Chelsea, a été sacrée championne du monde junior en canoë-kayak.

Jensen demeure championne du monde junior en canoë-kayak

Sophia Jensen s’avère habituellement calme dans son embarcation. Mais vendredi matin en Roumanie, la canoéiste de Chelsea était nerveuse au fil de départ de sa première finale des champions du monde juniors.

Toutes ses adversaires voulaient sa peau. Elles avaient affaire à la triple championne en titre.

« Je n’ai jamais eu peur de la sorte auparavant. J’étais nerveuse. C’était la première fois que j’avais à défendre un titre mondial », a fait remarquer la jeune femme de 17 ans.

La bonne nouvelle pour l’espoir sportif de l’Outaouais ? Elle a réussi à se calmer avant le coup d’envoi.

Résultat, elle a pu gagner l’épreuve C-1 500 m facilement pour demeurer la reine de cette épreuve.

Jensen a devancé par 3,5 secondes sa plus proche adversaire, Xialian Lin, de Chine. La Cubaine Yarisleidis Duboys a complété le podium.

« Quand la course a commencé, j’ai cessé de penser à tout ça. Je me suis simplement concentré à connaître la meilleure course possible », a soutenu Jensen.

« Gagner l’or signifie simplement que tout le travail des derniers mois aura été payant », a-t-elle ajouté.

Les conditions de course n’étaient pas faciles pour les participantes à la finale.

« L’eau était calme, ce qui était formidable. Mais par contre, l’eau ici est froide et très boueuse. Pagayer là-dedans s’avérait difficile. J’ai pu m’adapter rapidement et passer à travers. »

Jensen n’a pas fêté ce nouveau titre mondial en soirée. Il lui reste encore du travail. Pourquoi ne pas gagner les deux autres épreuves dans lesquelles elle est inscrite à Pitesti ? Un peu comme l’an dernier en Bulgarie où elle était devenue triple médaillée d’or.

Samedi, on verra le produit du club Cascades en finale du C-1 200 m. Elle participera aussi aux qualifications en C-2 500 m avec sa coéquipière Julia Lilley, du Nouveau-Brunswick.

« Je n’ai pas d’attentes particulières pour ces deux courses. Je veux simplement faire de mon mieux. »

Reste que ses performances sont surveillées de près par Canoe-Kayak Canada à un an des prochains Jeux olympiques en 2020, à Tokyo.

« Je n’ai pas passé beaucoup de temps à penser aux Jeux de 2020, a-t-elle dit. Cela dit, ça serait une belle aventure et je serais heureuse d’ici participer. J’ai plutôt les Jeux de 2024 à Paris dans ma mire. »

En mai, Sophia Jensen avait été honorée au Gala Sports Québec. On lui avait décerné le prix Maurice de l’athlète féminine niveau canadien. Elle avait eu le meilleur sur la golfeuse Céleste Dao et la cycliste Simone Boilard.