Ivanie Blondin a été couronnée championne du monde du départ groupé, dimanche dernier. La patineuse originaire d’Ottawa participera sous peu aux championnats du monde sprint et toutes distances en Norvège.

Ivanie Blondin, une championne revigorée

Ivanie Blondin se remet de ses émotions, trois jours après avoir été couronnée championne du monde du départ groupé.

Il s’agissait d’un deuxième titre en carrière pour la patineuse de vitesse originaire d’Ottawa. Sa première conquête à cette épreuve remontait déjà à 2016.

« C’était tout aussi émouvant », confie Blondin. Elle se trouve à Calgary, domicile de l’équipe nationale.

« Je suis revenue lundi après-midi. Ça faisait du bien. Ce fut une grosse fin de semaine de quatre jours à Salt Lake City. »

Des Mondiaux qui se sont conclus avec, justement, l’or au départ groupé. L’athlète franco-ontarienne était la cible de tous ses adversaires.

La favorite, c’était elle.

« Il y a eu beaucoup d’action dans la course... Ça brassait plus que l’habitude. Les filles étaient vraiment agressives. Ça jouait carrément du coude, relate Blondin.

«Je m’attendais à ça.»

Blondin avait récolté le bronze plus tôt, durant le week-end, à la poursuite par équipes en compagnie de Valérie Maltais et Isabelle Weidemann. Elle a toutefois été exclue du podium aux 1500, 3000 et 5000 mètres.

«Le 3000 mètres, ce n’était pas ma meilleure course», concède-t-elle.

Cette dernière a terminé cinquième au 5000 m avec son meilleur temps à vie.

Ce qui a retenu l’attention ? Ce sont ses commentaires, tout comme ceux de plusieurs autres patineuses, après la victoire de la Russe Natalia Voronina, qui a battu l’ancien record du monde par trois secondes sur cette distance. Elle a aussi amélioré son meilleur temps à vie par plus de... 11 secondes.

«J’ai beaucoup de questions après l’avoir vue détruire le record... surtout quand on connaît les révélations du passé», lance Blondin en parlant du scandale de dopage entourant divers athlètes russes, dont des patineurs de vitesse.

En revanche, la double olympienne se réjouit des succès de l’équipe canadienne, qui a remporté un total de neuf médailles aux Mondiaux. Seuls les Pays-Bas et la Russie ont mieux fait.

Il s’agit de la meilleure récolte depuis plus d’une décennie.

Huit patineurs canadiens ont grimpé sur le podium lors de courses individuelles ou en équipe.

Visiblement, il n’y a pas que Blondin qui est revigorée, cet hiver.

«C’est vraiment le fun de voir que tout le monde peut gagner. Ça ne repose plus tout sur le dos d’une ou deux personnes, note-t-elle.

«C’est très encourageant et il faut continuer à construire là-dessus. Aussi, tout le monde de l’équipe se trouvait sur le bord de la bande lors de chaque course pour nous encourager. Les autres pays l’ont remarqué et nous ont passé le commentaire. Ça fait longtemps que je n’avais pas eu un tel esprit d’équipe.»

Ivanie Blondin aura peu de temps pour refaire le plein d’énergie. Elle s’envolera vers la Norvège dimanche, en vue des championnats du monde sprint et toutes distances à Hamar. Par la suite, les finales de la Coupe du monde se dérouleront aux Pays-Bas. «Il y aura une toute nouvelle épreuve, un relais mixte. J’ai très hâte», indique celle qui fera équipe avec Antoine Gélinas-Beaulieu.

Le patineur québécois a gagné le bronze lors du départ groupé chez les hommes, à Salt Lake City.

«Ce sera intéressant parce qu’Antoine provient aussi de la courte piste comme moi. Ça devrait nous aider puisqu’il faudra se pousser un et l’autre lors du relais. Je ne pense pas que les autres seront aussi à l’aise que nous.»