La Ligue de hockey midget AAA du Québec est venue livrer la bannière du championnat de division CCM à l’Intrépide de Gatineau vendredi soir au Complexe Branchaud-Brière. Même le nouveau président du circuit Yanick Lévesque était sur place pour souligner l’exploit.

Soirée festive pour l’Intrépide

Le premier jour du mois de février, c’est le premier signe que la saison régulière tire à sa fin dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

À 10 jours de la fin de la saison 2018-19, l’Intrépide de Gatineau en a eu une belle preuve vendredi soir quand le président du circuit est débarqué au Complexe Branchaud-Brière pour lui livrer la bannière des champions de la division CCM, un exploit rare pour l’équipe outaouaise.

En 26 ans d’histoire, c’est seulement la troisième fois qu’une telle bannière lui est remise et le dernier sacre de l’organisation remontait déjà à 1997. À l’époque, Bruno Lemire était son capitaine et Alain Sanscartier était toujours derrière le banc.

Les succès de l’Intrépide avaient pourtant été instantanés. Mené par l’entraîneur-chef Mario Carrière et un certain Daniel Brière qui avait amassé 103 points en 44 matches, le club avait été couronné champion de la saison régulière et champion des séries éliminatoires dès sa première année d’existence en 1993-94.

L’Intrépide n’a jamais remporté le championnat des séries éliminatoires depuis cette première année, mais avec un dossier de (26-9-4) en incluant sa victoire de 5-2 contre le Phénix du Collège Esther-Blondin vendredi soir, les Gatinois seront dans la course pour ramener la coupe Jimmy-Ferrari à la maison.

« C’est sûr que nous y pensons. Nous serons prêts à relever le défi à 100 %, a dit le capitaine Anthony Hamel, blessé et absent du match de vendredi. Nous sommes tous excités, mais nous ne sommes pas encore rendus là. Il reste des matches à jouer et nous allons y aller une étape à la fois et rester dans le moment présent. »

La 26e victoire des hommes de Martin Lafleur place cette édition au cinquième rang de l’histoire du club. L’équipe de Daniel Brière avait remporté 30 matches. Celle de Bruno Lemire arrive au deuxième rang avec 28 victoires en 1996-97 alors que les formations de 2000-01 de Mario Richer et de 2008-09 de Grant French avaient gagné 27 matches.

L’édition actuelle a encore trois matches pour rattraper les autres grandes équipes de l’Intrépide, à part celle de la saison initiale qui avait eu droit à deux matches de plus pour arriver à 30 gains. À l’époque, le calendrier de la ligue comprenait 44 matches alors qu’il y en aura 42 cette saison.

Martin Lafleur a d’ailleurs une bonne connexion avec la première édition de l’Intrépide. Son frère Patrick était un défenseur étoile à cette époque.

« Je suivais cette équipe avec assiduité », a-t-il dit, sourire en coin.

Ce qui est honorable pour l’entraîneur-chef actuel, c’est que l’Intrépide est parvenu à connaître une saison exceptionnelle sans miser sur un véritable joueur vedette. Mathis Demers (39 points en 39 matches) est le seul à avoir amassé une moyenne d’un point par match cette saison.

« Ce qui est satisfaisant, c’est que des trois championnats, celui-ci était le moins prévisible. En regardant notre équipe en début de saison, on ne voyait peut-être pas notre équipe où elle est aujourd’hui. Il reste encore du gros hockey à jouer, mais l’organisation a le droit d’être fière parce que ce championnat était inattendu. »

Martin Lafleur dirige des équipes de hockey depuis longtemps, mais son édition 2018-19 a l’avantage d’être une des plus soudées.

« Les gars se tiennent. Nous avons besoin de tout le monde pour gagner. Chaque match, nous avons un héros différent. Ç’a été le cas encore ce soir avec Julien Prévost qui a marqué ses deux premiers buts de l’année. Nos joueurs sont engagés. Ils sont tous responsables avec et sans la rondelle. La preuve de nos succès, c’est que nous avons gagné plusieurs matches par la marge d’un seul but. Les gars ont acheté ce concept et ça fonctionne. »