La troupe de Martin Lafleur a remporté 81,8 % de ses 22 premiers matches cette saison.

L’Intrépide se détache du peloton

Les 15 équipes de la Ligue de hockey midget AAA du Québec ont franchi le seuil de la mi-saison au cours des derniers jours et trois d’entre elles ont pris le large.

À la surprise générale, l’Intrépide de Gatineau (17-3-2) fait partie des trois puissances avec les Chevaliers de Lévis (24-0-0) et les Cantonniers de Magog (18-2-3). Ces derniers ont d’ailleurs subi un de leurs deux seuls revers contre l’Intrépide le 3 novembre.

En remportant 81,8 % de ses 22 premiers matches, on ne peut plus parler d’un coup de chance pour l’équipe outaouaise. L’Intrépide est à prendre au sérieux et il arrive à se démarquer malgré l’absence d’un véritable joueur vedette.

Contrairement à l’an dernier où Hendrix Lapierre, Mathieu Gagnon et Conor Frenette animaient l’attaque gatinoise, l’Intrépide n’a aucun marqueur parmi les 30 premiers de la ligue.

En fait, le premier compteur est le défenseur Timothy Cousineau. L’espoir de l’Armada de Blainville-Boisbriand totalise 19 points en 22 matches. Pour connaître du succès, les protégés de Martin Lafleur doivent compter sur la contribution de tout un chacun.

« Ce n’est même pas une option de miser sur des joueurs en particulier. Aucun joueur n’a à prendre toute la pression de nous faire gagner. C’est le concept d’équipe qui prime. Parce que nous n’avons pas la profondeur des bassins de joueurs des équipes des régions de Québec ou de Magog, nous devons avoir notre propre style. Nous faisons les choses différemment. Nous ne sommes pas une équipe facile à affronter. Ça ne fait pas l’affaire de tous, mais nous sommes fiers de ça », raconte Martin Lafleur, qui n’avait pas anticipé cette amélioration au classement par rapport à l’excellente saison de 2017-18 où l’Intrépide (24-15-1) avait terminé au sixième rang de la ligue.

Pour l’entraîneur-chef, tout passe par la manière de jouer. « Nous voulons des joueurs qui compétitionnent avec vigueur. Ça nous a donné plusieurs victoires par la marge d’un seul but. Ça nous amène où nous sommes au classement, mais au-delà de ça, nous voulons nous améliorer tous les jours. Je n’évalue pas notre club par rapport au classement ou à nos statistiques actuelles. Je l’évalue selon notre progression à long terme. Notre amélioration est visible dans les entraînements. Notre vitesse d’exécution est meilleure tout comme l’attention aux détails. »

En ne perdant pas de vue la progression à long terme, Lafleur note que son club devrait éviter de se mettre en mode panique s’il devait perdre quelques rangs au classement.

Le plus dur à venir

« Le plus dur reste à venir. Le Challenge midget AAA s’en vient à la mi-décembre. En janvier, nous aurons deux voyages dans deux fins de semaine de suite à Québec pour jouer contre Lévis et le Séminaire St-François. Nous aurons des défis de taille. »

L’Intrépide n’a pas encore affronté la super puissance invaincue des Chevaliers de Lévis et c’est un peu pour ça que l’Intrépide doit garder les deux pieds sur terre. Les Chevaliers ont marqué 92 buts de plus que leurs adversaires cette saison. Les Cantonniers ont dominé leurs adversaires par 64 buts alors que l’Intrépide a compté 32 buts de plus que ses opposants en 22 matches. Leurs victoires sont beaucoup plus serrées.

Si les joueurs semblent avoir acheté le concept d’équipe à fond, il semble aussi que l’Intrépide a eu la main heureuse avec ses joueurs hors territoire cette saison. Les attaquants Samuel Fortier (18 points), Mathis Demers (17) et Victor Victor Barakett (15) contribuent régulièrement à la feuille de pointage.

« L’an passé, nous n’avions qu’un seul joueur de l’extérieur. Nous en avons cinq cette année et nous aimons ce qu’ils nous apportent. Demers a notamment été le dernier joueur retranché à Lévis et il a sa place dans nos deux premiers trios ici. »

L’Intrépide sera au Lac St-Louis vendredi soir pour affronter des Lions en pleine ascension. Ils ont gagné leurs cinq derniers matches.