Félix Bertand-Beaulieu a amorcé la remontée de l’Intrépide en marquant le premier de ses deux buts consécutifs sur cette séquence en deuxième période.

L’Intrépide persiste et compte enfin

Mieux vaut tard que jamais.

Il a mis beaucoup de temps et décoché encore plus de tirs, mais à force de persister, l’Intrépide de Gatineau est enfin parvenu à passer quelques rondelles derrière l’excellent Nikolas Hurtubise mercredi soir au Complexe Branchaud-Brière.

Les Gatinois ont même pu le faire quatre fois dans le deuxième match de leur série éliminatoire contre les Vikings de St-Eustache. Mathis Demers a aussi compté dans un filet désert pour concrétiser une victoire de 5-2 et ramener la série égale à 1-1.

Comme la veille où il avait réalisé 41 arrêts dans un gain de 3-1, le gardien des Vikings semblait encore intraitable. D’ailleurs, les visiteurs ont rapidement fait monter la pression sur l’équipe favorite en marquant les deux premiers buts du match.

Alexis Leblanc et Samuel Chabot ont déjoué Alexandre Groleau, qui a aussitôt été remplacé par William Desmarais après avoir cédé deux fois sur cinq tirs. Le doute pouvait s’installer chez les Gatinois et les Vikings pouvaient soudainement croire en leurs chances de reverser une équipe qui a gagné beaucoup plus de matches qu’eux cette saison dans la Ligue midget AAA du Québec. Le prochain but allait être crucial.

Il a fallu attendre en deuxième période pour voir l’Intrépide reprendre son souffle. Félix Bertrand-Beaulieu a amorcé la remontée gatinoise en battant Hurtubise deux fois, dont la deuxième pendant une échappée en désavantage numérique où le gardien avait partiellement arrêté le tir.

L’Intrépide était relancé. Il a dominé ce deuxième engagement 24-3 dans les tirs. Sans Hurtubise, le match était dans la poche de l’Intrépide, mais il fallait le battre au moins une troisième fois.

C’est Victor Barakett qui a fait exploser la baraque en y allant d’un solide tir dans le haut du filet alors qu’il était bien posté dans l’enclave. Il restait un peu moins de sept minutes à faire au match quand l’Intrépide a enfin pris les devants.

Marc-Olivier Racine-Roy a ajouté le coussin d’assurance 55 secondes plus tard. Pour un deuxième match de suite, la troupe de Martin Lafleur a dominé ses adversaires au chapitre des tirs. Après 42-16 mardi, ce fût 46-16 mercredi.

Buts cruciaux

Félix Bertrand-Beaulieu admet que le gardien Hurtubise commençait à représenter un problème pour son équipe avant qu’il le batte deux fois en deuxième période.

«Leur gardien faisait des arrêts clés. On tournait vraiment en zone offensive. Leur gardien les tenait dans le match. On voulait juste continuer à pousser pour avoir d’autres occasions de marquer. À un moment donné, ça ne pouvait pas continuer comme ça tout le temps», a raconté la première étoile du match.

En retard 2-0 en deuxième période, Bertrand-Beaulieu commençait à sentir la soupe chaude.

«Notre équipe en est à sa sixième année dans le sport-études. On venait voir jouer l’Intrépide quand on était jeune. Cette année, c’est à notre tour et on veut jouer longtemps. De compter dans l’ambiance des séries, c’est un feeling incroyable. Il y avait une certaine nervosité qui s’était installée parce qu’il ne fallait pas perdre les deux premiers matches chez nous, mais les entraîneurs nous ont demandé de rester calme et de suivre le plan de match. Nous avions eu du succès en saison régulière en travaillant fort et en gardant les choses simples. Il ne fallait pas commencer à changer notre style de jeu parce qu’on perdait.»

À présent qu’ils ont été capables de franchir «le mur Hurtubise», l’Intrépide se sentira d’attaque pour les deux prochains matches de la série qui se tiendront à St-Eustache vendredi et dimanche.

«La glace est brisée. Nous avons perdu la première partie. Nous sommes revenus dans la deuxième. Nous avons dominé le jeu et nous avons le vent dans les voiles», a ajouté Bertrand-Beaulieu.

Martin Lafleur était également un entraîneur soulagé après avoir attendu 53 minutes pour voir son équipe prendre les devants.

«Je suis content du caractère que nos gars ont démontré. Ils n’ont pas paniqué. Ils sont restés dans le processus. Personne n’a baissé les bras même si nous faisions face à l’adversité.»