Martin Lafleur voit mal comment son équipe pourra reprendre l’action si elle doit s’abstenir de jouer des parties chaque fois qu’un élève de la polyvalente Nicolas-Gatineau sera testé positivement à la COVID-19.
Martin Lafleur voit mal comment son équipe pourra reprendre l’action si elle doit s’abstenir de jouer des parties chaque fois qu’un élève de la polyvalente Nicolas-Gatineau sera testé positivement à la COVID-19.

L’Intrépide forcé d’annuler ses matches

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Les camps d’entraînement prolongés dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec continuent de provoquer des situations cahoteuses en raison de la pandémie.

Parce que deux cas positifs à la COVID-19 sont survenus à la polyvalente Nicolas-Gatineau, l’Intrépide de Gatineau s’est vu forcé d’annuler ses parties à l’horaire pendant une période de 14 jours. La majorité des joueurs de l’équipe de l’Intrépide est associée à cette école secondaire. Les deux cas ne sont pas reliés à l’équipe de hockey. Malgré tout, ce sont tous les sports de l’établissement qui sont affectés par les mesures gouvernementales en place. Les équipes sportives de la polyvalente ont perdu le droit de se déplacer à l’extérieur de la région pour disputer des matches pendant 14 jours.

Le pire, c’est que dans l’éventualité d’un troisième cas, les pendules devraient être remis à l’heure et il faudra à recommencer une nouvelle période de 14 jours sans match. La situation est en train d’exaspérer un peu tous les intervenants du sport scolaire.

Chez l’Intrépide, l’entraîneur-chef Martin Lafleur ne sait plus trop où donner de la tête. Son club conserve le droit de s’entraîner sur glace et à l’extérieur de la patinoire, mais il ne pourra pas se frotter à des adversaires pendant au moins deux semaines s’il n’y a pas d’assouplissement dans les règles de la Santé publique et de Hockey Québec.

L’entraîneur-chef de l’Intrépide de Gatineau, Martin Lafleur

«Nous avons une des plus grosses polyvalentes au Québec avec environ 3000 élèves. Nous avons deux cas et c’est sûr qu’il y en aura d’autres. Si les règles ne changent pas, aussi bien dire que nous ne jouerons pas de l’année... Dans notre équipe, nous respectons toutes les règles à la lettre. Nos joueurs n’ont pas eu de contacts avec les deux cas positifs de l’école. En même temps, si nos élèves sont inscrits dans des sports civils, ils peuvent continuer à pratiquer leurs sports en soirée. Il y a une incohérence quelque part.»

Après avoir disputé ses derniers matches en fin de semaine dernière, l’Intrépide devait recevoir le Rousseau Royal de Laval-Montréal vendredi au Complexe Branchaud-Brière, mais cette équipe se trouve dans le même bateau que l’Intrépide avec des cas positifs dans son institution scolaire. Au moins deux autres clubs de la Ligue midget AAA sont dans la même situation et doivent également annuler leurs prochaines joutes.

Martin Lafleur trouve difficile de manoeuvrer dans la confusion, mais il s’inquiète aussi pour le moral de ses troupes.

«Nous vivons des montagnes russes d’émotions. Notre ligue fait tout en son possible pour assurer la reprise de nos activités. Tous les protocoles sont respectés. Les plans sont révisés continuellement. Le sport permet à beaucoup de jeunes de rester motivés à l’école, mais le moral et la motivation des athlètes sont grandement affectés dans toute la confusion. Le virus est avec nous pour un bon bout. Il faut apprendre à vivre avec. Hockey Québec est en conversation avec la Santé publique pour rectifier le tir. J’espère qu’une solution sera mise de l’avant bientôt.»

Martin Lafleur espère aussi que «le bon sens va finir par prévaloir» parce que le sport scolaire risque d’être paralysé pendant toute la prochaine année.