À 15 ans, Patrick Guay terrorise déjà les gardiens de la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Guay dans la catégorie de Lapierre

Benoît-Olivier Groulx a été le premier hockeyeur de l’Outaouais à être choisi au premier rang du repêchage de la LHJMQ en 2016.

Deux ans plus tard, Hendrix Lapierre pourrait répéter l’exploit. Si ce n’était pas lui, un autre joueur aux racines outaouaises pourrait bien être le premier à grimper sur l’estrade à la séance de sélection présentée à Shawinigan au mois de juin prochain.

Patrick Guay est natif de Magog. À 15 ans, il est le troisième meilleur compteur de la Ligue de hockey midget AAA du Québec avec une production de 20 buts et 41 points en 26 matches, mais son père, François, est né à Gatineau.

« À Pointe-Gatineau. J’habitais sur la rue Lafontaine! Mon père était dans la GRC et nous avions déménagé à Brossard quand j’avais sept ans. J’ai donc joué mes deux premières saisons de hockey mineur ici, mais à vrai dire, je ne m’en souviens pas beaucoup », a raconté François entre deux périodes du match des Cantonniers de Magog vendredi au Challenge midget AAA de Gatineau.

Jeune adulte, il a été un joueur étoile dans la LHJMQ où il a été repêché par les Sabres de Buffalo.

Après de prolifiques saisons de 128 et 143 points avec le Titan de Laval, il a poursuivi sa carrière dans la Ligue américaine pendant trois saisons avant de traverser l’Atlantique pour jouer 10 autres années en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Âgé de 49 ans, il est devenu agent de joueurs européens.

Il est aussi père de cinq enfants. Les trois derniers sont des hockeyeurs extrêmement doués. Nicolas, 18 ans, est capitaine des Voltigeurs de Drummondville où il a récolté 30 points en 31 matches cette saison. Alexie, 16 ans, a été retenue pour représenter l’équipe canadienne féminine aux Championnats du monde U18 en Russie. Elle a également obtenu une bourse d’études complète de Boston College dans la NCAA.

Le big four

Puis, il y a le petit dernier. Patrick, qui a terminé son Challenge midget AAA avec l’élimination de ses Cantoniers vendredi soir. Malgré sa petite taille de 5’8’’ et 150 livres, il est considéré parmi les quatre meilleurs attaquants au Québec avec Lapierre de l’Intrépide de Gatineau, Thomas Bordeleau du Phénix du Collège Esther-Blondin et Mavric Bourque des Estacades de Trois-Rivières.

« Il est petit, mais il est fait fort. Nicolas mesurait 5’9’’ dans le midget AAA », souligne François, qui mesure 6’0’’ tout comme son fils Nicolas.

Pour le recruteur-chef du Phoenix de Sherbrooke, Alain Préfontaine, la taille de Patrick Guay n’a aucune importance.

« Avec lui, tu achètes de l’intelligence. C’est un surdoué. Ses pieds sont toujours en mouvement et c’est ce qui le démarque des autres attaquants du prochain repêchage. Ça le rend bien difficile à frapper. »

Préfontaine ajoute que Guay temporise le jeu en l’accélérant ou en le ralentissant au moment opportun. « Que dire de sa qualité de passes ? Il maîtrise le revers autant que la passe soulevée. On ne voit pas ça souvent à 15 ans. Dans son cas, on ne regarde vraiment pas sa taille. On sait qu’il va être bon. S’il finit par grandir comme son frère ou son père, il va jouer dans la LNH », ajoute Préfontaine.

Il faut dire que Patrick a profité de l’environnement dans lequel il a grandi. À 14 ans, il a dominé le bantam AAA avec 62 points en 26 matches selon le site eliteprospects.com. À 15 ans, après 26 matches, il a déjà récolté 10 points de plus que son frère dans une saison entière. Et Nicolas est un joueur clé chez les Voltigeurs.

« Ça m’a aidé de grandir dans un univers de hockey. Mon père a construit une très grosse patinoire extérieure chez nous et ça m’a permis de jouer avec les plus vieux comme les amis des mon frère et de mes sœurs. Encore aujourd’hui, je joue avec mon père dehors et à l’été, on se loue de la glace pour continuer à jouer. J’adore ça », a lancé Patrick.

Ce qui fait la fierté de François Guay, c’est justement ça. « Mes enfants ont un talent pour le sport, mais avant tout, ils sont passionnés. »

L'INTRÉPIDE ACCÈDE ENCORE AUX ÉLIMINATOIRES DU CHALLENGE MIDGET AAA

Vive l’avantage de la glace pendant un tournoi majeur!

Pour une troisième année consécutive, l’Intrépide de Gatineau va participer aux éliminatoires du Challenge CCM midget AAA devant ses partisans au Complexe Branchaud-Brière.

Le hic, c’est que ses fidèles supporteurs devront se lever tôt samedi matin pour les encourager. Après avoir vaincu les Lions du Lac St-Louis 4-2 vendredi soir, l’Intrépide aura rendez-vous avec le Blizzard du Séminaire St-François à 8 h 30.

Les deux équipes s’étaient affrontées à la même heure en quarts de finale l’an dernier et les Gatinois avaient pu poursuivre leur chemin jusqu’en demi-finale, là où les Élites de Jonquière avaient mis fin à leur parcours.

Les Élites seront aussi de la ronde éliminatoire samedi tout comme St-Eustache, Châteauguay, Lévis, Charles-LeMoyne et les Nats de Rockland. Champions en titre, les Estacades de Trois-Rivières ont été éliminés malgré une fiche de deux victoires en trois parties. À présent, huit clubs peuvent encore remporter le championnat et le laissez-passer au premier tour des séries éliminatoires de la Ligue midget AAA. Seize équipes ont plié bagage.

Devant une situation où il devait absolument l’emporter en temps réglementaire vendredi, l’Intrépide a profité d’un but de Mathieu Gagnon en début de troisième période pour prendre l’avance pour de bon puisque Brandon Frattaroli avaient répliqué aux buts de Mikaël Martel et Sébastien Pilon en deuxième période. Hendrix Lapierre a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des Lions en marquant dans un filet désert pour récolter son troisième point du match. Jérémie Lefebvre a signé la victoire devant la cage gatinoise.

« Nous avions encaissé des buts frustrants, si on peut dire, mais nous avons montré du caractère pour reprendre nos avances », a expliqué le capitaine Mathieu Gagnon, dont le père a aussi gagné le moitié-moitié vendredi.

Gagnon avait aussi inscrit des buts importants l’an dernier quand l’Intrépide avait atteint le carré d’as. « C’est le genre de match où j’aime élever mon jeu d’un cran », a-t-il ajouté.