William Dagenais a compté le premier but du match au Complexe Branchaud-Brière dimanche, mais le Phénix du Collège Esther-Blondin est revenu de l’arrière pour l’emporter 6-2 contre l’Intrépide de Gatineau.

Dagenais dans la mire des recruteurs

En Outaouais, Hendrix Lapierre a fait les délices des recruteurs de la LHJMQ depuis le début de la saison, mais il est loin d’être le seul hockeyeur de 15 ans de la région à retenir l’attention.

La cohorte outaouaise des joueurs nés en 2002 est impressionnante. Ce groupe exceptionnel a gagné sa part de championnats au fil des ans. William Dagenais est d’ailleurs un élément important de ce solide noyau.

À 15 ans, il pointe au quatrième rang des compteurs de l’Intrépide de Gatineau avec six buts et 13 points en 16 matches. Certains recruteurs de la LHJMQ l’ont identifié comme un espoir de première ronde. Au pire, les autres recruteurs sondés par Le Droit le voient sortir au début de la deuxième ronde.

Dimanche, dans un revers de 6-2 contre le Phénix du Collège Esther-Blondin, il a inscrit le premier but du match, mais les visiteurs sont revenus en force. Seul Jack Seymour a été capable d’ajouter un but pour l’Intrépide, qui avait gagné 5-2 la veille contre les Forestiers d’Amos grâce à une prestation de deux buts et trois points de Connor Romain.

« Nous avons été opportunistes samedi et beaucoup moins aujourd’hui, a expliqué Dagenais. Ça va nous prendre une grosse semaine de pratique. »

Privé d’Hendrix Lapierre dans un quatrième match de suite, l’Intrépide a maintenant subi trois revers à ses quatre derniers matches, mais l’équipe se maintient quand même parmi les meilleures de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Malgré le pointage de dimanche, l’Intrépide (9-7-0) n’a vraiment pas été déclassé. Un peu trop de dentelle, quelques buts chanceux et un gardien dans une forme moyenne ont ouvert la porte au Phénix (5-6-3).

4 x 15 ans

Quatre joueurs nés en 2002 se sont taillé un poste avec l’Intrépide cette saison. L’an prochain, ils seront beaucoup plus, ce qui ne sera pas une mauvaise chose.

« Depuis le début de notre hockey mineur, nous avons gagné plusieurs tournois et championnats, dit Dagenais. Nous avons gagné la coupe Dodge chez les pee-wee et nous avons gagné le tournoi bantam Royal-Brassard deux fois de suite. C’est motivant de faire partie d’un groupe aussi talentueux. Même dans les pratiques, ça nous donne des défis. »

Doté d’un bon gabarit à 6’1’’ et 174 livres, Dagenais reconnaît qu’il n’est pas le même genre de joueur que Lapierre, identifié comme l’un des deux meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LHJMQ.

« Je suis un attaquant en puissance avant tout. Rendu dans le territoire adverse, j’aime finir mes mises en échec. De temps en temps, je parviens à compléter des jeux. Même si je n’ai pas autant de finesse, j’ai toujours eu de bonnes statistiques offensives », raconte l’aîné d’une famille de deux garçons.

Son frère, Nathan, n’a que 10 ans et il serait également un joueur à surveiller selon William. « C’est un late et il joue pee-wee AA. »

Attaquant de puissance

Chez l’Intrépide, son entraîneur Martin Lafleur apprécie la contribution d’un jeune joueur comme William Dagenais.

« Il s’améliore de match en match. C’est un attaquant de puissance avec de bonnes habiletés. Il s’en sert pour se créer de l’espace et il est capable de marquer aussi. À 15 ans, il ne recule devant rien. C’est un joueur assez complet. »

S’il admet penser au repêchage sur une base quotidienne, Dagenais dit qu’il doit encore travailler certains aspects de son jeu.

« J’ai déjà beaucoup travaillé à améliorer mon attitude et je dois lancer au filet plus souvent, car j’ai un bon lancer. »

Cette remarque a fait sursauter Martin Lafleur. « Honnêtement, je n’ai rien à reprocher à William depuis qu’il est ici. Il a une très bonne attitude. Il travaille fort et il veut s’améliorer. »

Passion à retardement

La passion, voilà un autre élément qui explique les succès du #71 sur la patinoire.

« Ma mère m’a inscrit au hockey quand j’avais cinq ans. Au début, je n’aimais pas ça, mais mon père m’a motivé en m’amenant chaque jour à la patinoire avec lui. À six ans, j’ai suivi un camp MaxPuissance et c’est là que j’ai eu la piqûre. J’ai vu que j’avais du talent et que je pouvais me démarquer en jouant avec des plus vieux. À partir de là, il m’arrivait de m’endormir avec mon casque ou mon bâton de hockey ! »