Hockey

L’Intrépide amorce son dernier sprint

De la poudrerie, des bourrasques et une visibilité réduite sur l’autoroute 10 ont prolongé le congé des Fêtes de l’Intrépide de Gatineau vendredi.

Son match contre les Cantonniers de Magog a été remis au début du mois de février. L’Intrépide devra donc attendre à dimanche pour renouer avec l’action alors qu’il recevra les Riverains du Collège Charles-LeMoyne au Complexe Branchaud-Brière (CBB).

Les protégés de Martin Lafleur avaient le vent dans les voiles avant  la pause de trois semaines dans le calendrier de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Ils avaient gagné huit de leurs 10 derniers matches en plus d’avoir atteint le carré d’as au Challenge de la ligue disputé au CBB.

Avec seulement 11 matches à disputer avant le début des séries éliminatoires à la mi-février, Martin Lafleur sent son équipe toujours aussi énergique et enthousiaste.

«La pause n’a pas semblé ralentir les ardeurs de nos joueurs. Au contraire. À notre retour à l’entraînement cette semaine, j’ai senti le même enthousiasme qui avait caractérisé notre équipe en décembre. Nous avons une équipe en santé. Il y a de la vie dans notre vestiaire.»

L’Intrépide (17-11-1) aurait l’avantage de la patinoire si les séries devaient commencer demain et l’équipe est aussi en pleine confiance. Pourquoi pas ? Elle a vaincu le Blizzard du Séminaire St-François (les meneurs du classement) deux fois sur trois jusqu’à présent, dont une fois en quarts de finale du Challenge midget AAA.

«Les joueurs croient en eux. Il existe une bonne chimie au sein de l’équipe. Nous jouons dans notre identité tout en gardant les choses simples. Il y a une grande parité dans la ligue. Personne ne se détache du groupe. Chaque soir, n’importe quel club peut gagner contre n’importe qui», ajoute Lafleur.

Ce dernier a même le luxe de compter sur un excellent duo de gardiens cette saison. Après un lent départ, Alexandre Groleau a signé quelques impressionnantes victoires dans les dernières semaines. Il épaule très bien le vétéran Jérémie Lefebvre.

«Nos deux gardiens font le travail. Alexandre n’a que 15 ans. Son adaptation a été plus difficile, mais il avait Jérémie pour le supporter. Il a maintenant pris son erre d’aller. C’est le fun de voir le plus jeune challenger le vétéran.»

S’il y a un élément que l’Intrépide devra améliorer dans le dernier quart de sa saison, ce sera de tirer profit de l’avantage de la patinoire. Les Gatinois ont largement été plus efficaces sur la route (10-4-0) qu’à la maison (7-7-1).

Martin Lafleur ignorait cette statistique inhabituelle dans son entretien avec Le Droit vendredi.

«Je ne m’en étais pas rendu compte, mais j’aime mieux ça que le contraire. C’est un problème plus facile à rectifier que l’opposé. Ça démontre que nos joueurs sont capables de jouer en dehors de leur zone de confort. C’est même positif.»

À l’attaque, Hendrix Lapierre amorce le dernier sprint de la saison au cinquième rang du classement des compteurs de la ligue avec 40 points en 24 matches même si une blessure lui a fait rater cinq rencontres. Âgé de 15 ans, il représente l’un des plus beaux espoirs du prochain repêchage de la LHJMQ.

LHJMQ : des honneurs pour Breton et Bellemare

La LHJMQ a décerné les honneurs à ses joueurs les plus méritoires du mois de décembre vendredi et deux joueurs des Olympiques ont retenu l’attention.

D’abord, le capitaine Alex Breton a été le défenseur par excellence du mois avec une récolte de 10 points et un différentiel de +13 en 11 matches. Il a été un élément important de l’équipe pendant sa séquence de 10 victoires consécutives. 

L’autre honneur est revenu à Mathieu Bellemare, décoré du titre du gardien par excellence du mois en partageant son temps avec les Olympiques et les Cataractes de Shawinigan où il a été échangé le 18 décembre. Trois de ses quatre victoires en cinq départs ont été obtenues avec Gatineau. Sa dernière a été un blanchissage à son premier match à Shawinigan.

Intrépide

Les Élites volent la vedette à Gatineau

Les Élites de Jonquière vont rentrer dans le Challenge CCM midget AAA 2018 par la grande porte alors que la prochaine édition du tournoi sera disputée dans leur cour à Saguenay.

Vaincue en finale du Challenge de Gatineau l’an dernier, la troupe de Steve Thériault s’est drôlement ressaisie en revenant de l’arrière pour vaincre l’Intrépide de Gatineau en prolongation lors de la demi-finale de samedi avant de vaincre les Chevaliers de Lévis 3-2 en finale dimanche.

En plus d’obtenir le laissez-passer au premier tour des séries éliminatoires de la Ligue midget AAA qui accompagne le championnat du Challenge CCM, les Élites ont aussi trouvé une façon de mettre un frein à une séquence de 16 victoires consécutives des Chevaliers. Avant la finale, Lévis était la seule formation invaincue du tournoi présenté à Gatineau.

« Huit ou neuf de nos joueurs ont vécu la déception de la défaite en finale l’an dernier, a souligné l’entraîneur-chef Steve Thériault. Notre équipe est plus mature cette année. Nous avons 15 joueurs repêchés dans la LHJMQ. Le Challenge est un bon moment dans la saison pour créer une chimie d’équipe. Nous avons montré beaucoup de caractère samedi en revenant de l’arrière pour battre l’Intrépide. Nous pensons au Challenge depuis le début de l’année. À travers les hauts et les bas, nous sommes restés calmes. C’est la leçon que nous avions tirée de l’an dernier. »

Auteur du but vainqueur dans le match décisif, le capitaine Mikisiw Awashish a dit que le match de la demi-finale contre Gatineau a donné toute la confiance nécessaire à son équipe pour renverser les Chevaliers dans le duel ultime.

« Le match contre Gatineau a été incroyable. Nous avons tiré de l’arrière à plusieurs reprises, mais tout le monde y croyait (à notre retour). Ce n’était qu’une question de temps. On le sentait. Personne ne s’est laissé abattre. On savait que ça allait débloquer. Maintenant, les Élites seront champions en titre lorsqu’ils présenteront le tournoi l’an prochain. Ça sera à notre tour d’avoir le privilège d’un meilleur horaire et de jouer sur notre propre patinoire », a dit le meilleur compteur des Élites avec cinq buts et neuf points en six matches.

Membre du comité organisateur du Challenge midget AAA, Alain Brisson dit avoir noté une forte hausse d’achalandage aux matches du tournoi cette année, particulièrement dans la demi-finale entre l’Intrépide et les futurs champions samedi où il y avait environ 1000 spectateurs au Complexe Branchaud-Brière.

« L’ajout de quatre équipes, dont celles des États-Unis, des Nats de Rockland (demi-finalistes) et de Sudbury a piqué la curiosité des amateurs de hockey. Il y a aussi notre équipe, l’Intrépide, qui connaît une bonne saison et qui a atteint la demi-finale. Enfin, il n’y avait pas de matches des Sénateurs et des Olympiques dans la région en fin de semaine et ceux qui ont voulu aller voir le Canadien se faire planter samedi soir ont manqué du très bon hockey ! »

Alain Brisson évalue les retombées économiques à environ un million de dollars pour la région.

« De mercredi à vendredi, il n’y avait pas une chambre d’hôtel de libre à Gatineau. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils avaient profité de leur passage en Outaouais pour faire leur magasinage des Fêtes et pour visiter la région. »

Après quatre ans à Gatineau, le tournoi se transportera maintenant à Saguenay, au grand dam de certains recruteurs, particulièrement ceux des collèges américains.

« J’ai vu les entraîneurs des universités Clarkson, Maine, Harvard et Ohio cette semaine. Ils m’ont dit qu’ils n’iraient pas à Saguenay l’an prochain. C’est moins bon pour les joueurs », a indiqué au Droit un influent agent de joueurs de la LNH et la LHJMQ.

Alain Brisson et son armée de 80 bénévoles comptent toutefois revenir à la charge dans quatre ans.

« Quatre ans, c’est loin, mais nous allons soumissionner pour présenter le tournoi à nouveau. Nous avons une machine bien rodée ici. Nos bénévoles sont rendus spécialisés. Ils font tous nos tournois. Nous avons mis la barre haute pour la suite des choses ! »

Intrépide

Guay dans la catégorie de Lapierre

Benoît-Olivier Groulx a été le premier hockeyeur de l’Outaouais à être choisi au premier rang du repêchage de la LHJMQ en 2016.

Deux ans plus tard, Hendrix Lapierre pourrait répéter l’exploit. Si ce n’était pas lui, un autre joueur aux racines outaouaises pourrait bien être le premier à grimper sur l’estrade à la séance de sélection présentée à Shawinigan au mois de juin prochain.

Patrick Guay est natif de Magog. À 15 ans, il est le troisième meilleur compteur de la Ligue de hockey midget AAA du Québec avec une production de 20 buts et 41 points en 26 matches, mais son père, François, est né à Gatineau.

« À Pointe-Gatineau. J’habitais sur la rue Lafontaine! Mon père était dans la GRC et nous avions déménagé à Brossard quand j’avais sept ans. J’ai donc joué mes deux premières saisons de hockey mineur ici, mais à vrai dire, je ne m’en souviens pas beaucoup », a raconté François entre deux périodes du match des Cantonniers de Magog vendredi au Challenge midget AAA de Gatineau.

Jeune adulte, il a été un joueur étoile dans la LHJMQ où il a été repêché par les Sabres de Buffalo.

Après de prolifiques saisons de 128 et 143 points avec le Titan de Laval, il a poursuivi sa carrière dans la Ligue américaine pendant trois saisons avant de traverser l’Atlantique pour jouer 10 autres années en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Âgé de 49 ans, il est devenu agent de joueurs européens.

Il est aussi père de cinq enfants. Les trois derniers sont des hockeyeurs extrêmement doués. Nicolas, 18 ans, est capitaine des Voltigeurs de Drummondville où il a récolté 30 points en 31 matches cette saison. Alexie, 16 ans, a été retenue pour représenter l’équipe canadienne féminine aux Championnats du monde U18 en Russie. Elle a également obtenu une bourse d’études complète de Boston College dans la NCAA.

Le big four

Puis, il y a le petit dernier. Patrick, qui a terminé son Challenge midget AAA avec l’élimination de ses Cantoniers vendredi soir. Malgré sa petite taille de 5’8’’ et 150 livres, il est considéré parmi les quatre meilleurs attaquants au Québec avec Lapierre de l’Intrépide de Gatineau, Thomas Bordeleau du Phénix du Collège Esther-Blondin et Mavric Bourque des Estacades de Trois-Rivières.

« Il est petit, mais il est fait fort. Nicolas mesurait 5’9’’ dans le midget AAA », souligne François, qui mesure 6’0’’ tout comme son fils Nicolas.

Pour le recruteur-chef du Phoenix de Sherbrooke, Alain Préfontaine, la taille de Patrick Guay n’a aucune importance.

« Avec lui, tu achètes de l’intelligence. C’est un surdoué. Ses pieds sont toujours en mouvement et c’est ce qui le démarque des autres attaquants du prochain repêchage. Ça le rend bien difficile à frapper. »

Préfontaine ajoute que Guay temporise le jeu en l’accélérant ou en le ralentissant au moment opportun. « Que dire de sa qualité de passes ? Il maîtrise le revers autant que la passe soulevée. On ne voit pas ça souvent à 15 ans. Dans son cas, on ne regarde vraiment pas sa taille. On sait qu’il va être bon. S’il finit par grandir comme son frère ou son père, il va jouer dans la LNH », ajoute Préfontaine.

Il faut dire que Patrick a profité de l’environnement dans lequel il a grandi. À 14 ans, il a dominé le bantam AAA avec 62 points en 26 matches selon le site eliteprospects.com. À 15 ans, après 26 matches, il a déjà récolté 10 points de plus que son frère dans une saison entière. Et Nicolas est un joueur clé chez les Voltigeurs.

« Ça m’a aidé de grandir dans un univers de hockey. Mon père a construit une très grosse patinoire extérieure chez nous et ça m’a permis de jouer avec les plus vieux comme les amis des mon frère et de mes sœurs. Encore aujourd’hui, je joue avec mon père dehors et à l’été, on se loue de la glace pour continuer à jouer. J’adore ça », a lancé Patrick.

Ce qui fait la fierté de François Guay, c’est justement ça. « Mes enfants ont un talent pour le sport, mais avant tout, ils sont passionnés. »

Intrépide

Biakabutuka a le sport dans le sang

Il s’appelle Jérémie Biakabutuka.

Un nom difficile à retenir ? Pas pour longtemps.

D’abord, le grand défenseur de 6’3’’ et 184 livres représente un des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LHJMQ. Il s’adonne aussi à être le neveu de Tshimanga Biakabutuka, grande vedette du football collégial québécois et choix de première ronde (huitième au total) des Panthers de la Caroline en 1996.

Blessé plus souvent qu’à son tour, « Touchdown Tim » a dû mettre un terme à sa carrière dans la NFL après six saisons, mais pas avant de devenir le premier joueur de l’histoire du club à inscrire deux touchés dans un même match à l’aide de courses supérieures à 60 verges.

Comme son oncle, le sport coule dans les veines de Jérémie. À seulement 15 ans, il a récolté six buts et 14 points en 27 matches avec les Riverains du Collège Charles-LeMoyne. Il a ajouté un but dans un gain de 6-0 contre les Flyers de Moncton tôt jeudi matin à la deuxième journée du Challenge CCM midget AAA de Gatineau.

« Mon oncle était tout un athlète, mais il m’a aussi dit que mon père était encore meilleur que lui au football. Malheureusement, mon père a été blessé à 16 ans et il n’a pas pu continuer », raconte le jeune hockeyeur natif de Longueuil.

Débuts typiquement canadiens

Si Tshimanga est arrivé du Zaïre à l’âge de quatre ans pour se lancer dans le football, Jérémie est né au Québec au pays du hockey. Pour lui, le football n’a jamais été une option. 

« Mon père a marié une Québécoise et chez les Laguë, ça jouait au hockey. Un jour, quand j’avais trois ans, la famille jouait sur un lac au chalet pendant les vacances de Noël. Un oncle a dit à mon père que je ferais un bon joueur de hockey. À quatre ans, j’étais déjà inscrit au MAGH-1. J’ai eu la piqûre. Patiner, c’était un sentiment différent de marcher ou courir. »

Rapidement, le talent de Jérémie a été mis en évidence. D’abord un attaquant, il a été converti en défenseur à sa première année pee-wee AAA.

À 15 ans, il est déjà plus grand que son oncle « Tim », mais quand même pas plus costaud. « Pas encore. Il a ajouté quelques livres depuis sa retraite ! »

Même s’il est plutôt loin de la famille en Caroline où il est propriétaire de trois restaurants, Tshimanga a toujours exercé une influence indirecte sur Jérémie.

Conseils d’un pro 

« Il conseillait souvent mon père et ses conseils se rendaient jusqu’à moi. Même maintenant, il nous aide dans le processus d’embauche d’un agent. Nous allons prendre notre temps afin de choisir le meilleur. »

En plus d’avoir hérité d’une génétique d’athlète, Jérémie possède une autre caractéristique nécessaire à la réussite dans le sport. C’est un véritable passionné.

« Mes amis me trouvent un peu bizarre des fois. J’aime tellement jouer au hockey. Quand ça fait deux jours que nous n’avons pas patiné, j’ai toujours l’impression que ça fait longtemps que nous n’avons pas été sur la glace ! »

Au Collège Charles-LeMoyne, Biakabutuka a la chance d’être dirigé par Guillaume Latendresse, mais aussi par Danny Groulx. L’ex-défenseur offensif sera justement intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ au printemps. Ce dernier est impressionné par le bagage de son défenseur recrue.

« En plus de son gabarit avantageux, il est explosif, possède un bon tir, patine bien et il joue une game physique. Au début de l’année, il devait apprendre à gérer le jeu. Depuis qu’il fait ça, il a élevé son jeu d’un cran et il devient un défenseur dominant dans le midget AAA. Il travaille fort. Il est déterminé. Je n’ai aucun doute qu’il deviendra un bon joueur dans la LHJMQ. »

Bientôt, le nom Biakabutuka deviendra un incontournable dans les 18 amphithéâtres du circuit Courteau.

Intrépide

Trois générations de Bordeleau à Gatineau

Le premier a gagné deux fois la coupe Memorial avant de patiner avec les Canucks de Vancouver et les Nordiques de Québec.

Le deuxième est le quatrième meilleur compteur de l’histoire des Olympiques de Hull/Gatineau où il a paradé avec la coupe du Président en 1995. Il a ensuite disputé 251 matches dans la LNH avant de passer les 10 dernières années de sa carrière en Suisse.

Le troisième suit les traces de son grand-père et de son père. À 15 ans seulement, il occupe le deuxième rang du classement des compteurs de la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Paulin, Sébastien et Thomas Bordeleau sont réunis à Gatineau cette semaine où ils participent au Challenge CCM midget AAA. Le doyen de la famille attaque sa septième saison à la tête du Phénix du Collège Esther-Blondin.

Devenu entraîneur spécialisé dans l’organisation du Canadien de Montréal, Sébastien est l’adjoint au directeur général Donald Audette chez le Phénix. Quant à Thomas, il est non seulement le meilleur marqueur de son club avec 44 points en 25 matches, mais il est aussi un des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LHJMQ.

« Comme son père, ses habiletés offensives sont exceptionnelles », signale Jacques Carrière, recruteur-chef des Screaming Eagles du Cap-Breton.

Le nom « Bordeleau » s’est avéré un poids difficile à porter pour le jeune Thomas qui a commencé à jouer dans la LHMAAAQ à 14 ans. « Au début, je m’imposais beaucoup de pression avec ça, mais je fais mon propre nom maintenant. J’y pense moins. Je commence à m’établir. Ça va bien, donc ça va mieux », dit l’attaquant de 5’9’’ et 165 livres.

Avec son talent, il peut se permettre de rêver à devenir la troisième génération de Bordeleau à patiner dans la LNH. « C’est le rêve de tout jeune joueur de hockey. Il y a des gens qui disent que je joue comme mon père. La Ligue nationale est plus rapide aujourd’hui. Ça me convient et ça aurait convenu à mon père aussi. S’il avait joué dans la LNH d’aujourd’hui, il aurait été un des tops. Il y a de place maintenant pour les joueurs moins imposants physiquement, mais qui ont de la vitesse et des habiletés. »

Sébastien Bordeleau a disputé quatre saisons avec les Olympiques et confiait que ça lui faisait du bien de revenir aux sources mercredi pendant le premier match du Phénix, perdu 4-2 contre le Blizzard du Séminaire St-François.

« Je n’ai que de bons souvenirs des quatre années que j’ai passées ici. Ça fait chaud au cœur de revenir. »

Avec les Olympiques ?

D’ailleurs, il a encore des liens avec les Olympiques. « Je parle souvent à Éric Landry. Nous avons joué deux ans ensemble à Berne en Suisse et j’ai joué contre lui pendant plusieurs années. Nos fils se connaissent bien. »

Quand on lui demande si Landry voit son fils dans l’uniforme des Olympiques, Sébastien Bordeleau s’esclaffe. « Il m’en a certainement glissé un mot ! On verra bien ce qui va se passer au repêchage. »

Le problème, c’est qu’en ce moment, les Olympiques ne disposent pas de choix de première ronde en 2018 pour réclamer le fils de l’un des joueurs les plus électrisants à avoir porté leur uniforme. À sa dernière saison dans la LHJMQ, Bordeleau avait soulevé les partisans du « Vieux Bob » à maintes reprises avec une récolte de 128 points.

Parce qu’il est né à Houston pendant le seul mois où Sébastien a évolué pour la filiale du Wild du Minnesota, Thomas a des options. Il possède la triple citoyenneté : canadienne, française (comme Sébastien et Paulin) et américaine. D’ailleurs, le programme national américain U17 a démontré de l’intérêt pour Bordeleau, mais la famille ne semble pas vendue à la cause.

Le grand-père, lui, se dit choyé d’avoir l’occasion de diriger Thomas au niveau midget AAA. « Il a travaillé fort pour en arriver où il est. Je suis content pour lui quand ça va bien, mais j’ai toujours cette crainte qu’il se blesse ! »

Quant à Sébastien, il ne s’en fait pas avec les attentes placées envers fiston. « Je suis passé par là moi aussi. Au hockey, peu importe où tu vas être, tu vas avoir de la pression. Thomas est passionné. Il n’a qu’à s’amuser et travailler fort. Le reste est hors de son contrôle. »

Intrépide

La barre est haute pour l’Intrépide

Le Challenge CCM de la Ligue midget AAA du Québec a pris de l’expansion.

Passé de 16 à 20 équipes en trois ans, puis à 24 équipes cette année, le défi de soulever le trophée des champions n’aura jamais été aussi relevé qu’au cours des prochains jours. Pour la quatrième année de suite, l’Intrépide de Gatineau est l’hôte de ce grand tournoi qui fait les délices de centaines de recruteurs. La barre est haute pour l’équipe locale en cette dernière classique présentée en Outaouais avant d’être déplacée au Saguenay pour les quatre années suivantes.

Finaliste en 2016, l’Intrépide a également connu un solide parcours en 2017 en atteignant le carré d’as. Mercredi soir, au Complexe Branchaud-Brière, il tentera de profiter de l’énergie générée par ses partisans locaux afin de répéter ses succès des dernières années. En ouverture, l’Intrépide a rendez-vous avec les Valley Wildcats (Nouvelle-Écosse).

L’ajout de quatre équipes vient cependant changer la donne. Il sera plus ardu que jamais de franchir l’étape du tournoi à la ronde. Seuls les champions des six sections et les deux meilleurs deuxièmes vont accéder aux quarts de finale du week-end.

«C’est l’fun d’avoir plus d’équipes, mais il devient encore plus important de gagner notre division, dit Martin Lafleur, l’entraîneur-chef de l’Intrépide. Il n’y aura pas beaucoup de marge de manoeuvre. C’est le genre de tournoi où tu ne peux pas penser trop loin. Chaque partie aura son importance. Et même si tu perds un match, il ne faut pas oublier que les matches contre les équipes du Québec comptent au classement de notre ligue. Il n’y aura donc pas de matches sans signification.»

L’Intrépide a connu ses meilleurs moments des dernières saisons pendant le Challenge midget AAA. Leurs prestations ont fait courir les foules dans les matches éliminatoires. Évidemment, il visera encore le championnat, mais Martin Lafleur demeure réaliste.

«Sur les 24 équipes, il y en a 23 qui seront déçues à un moment ou un autre. Il faut se servir de ce tournoi pour apprendre à jouer sous pression. La formule ressemble aux séries. Il y a peu de temps entre les matches et il faudra en tirer des leçons pour notre deuxième moitié de saison», souligne celui dont l’équipe a un dossier de 14-10-1 à l’approche des Fêtes.

Joueurs à surveiller

Chaque année, le Challenge CCM s’avère la tribune par excellence pour les jeunes joueurs admissibles au prochain repêchage de la LHJMQ ou les collèges.

Interrogés par Le Droit mardi, des recruteurs du circuit Courteau ont avancé que le prochain repêchage ne s’annonçait pas aussi riche en talent que celui de l’année dernière avec les Alexis Lafrenière, Jakob Pelletier, Samuel Poulin, Xavier Parent et Xavier Simoneau.

«Il n’y a pas d’Alexis Lafrenière cette année. Le haut du repêchage ne se compare pas à celui de l’an dernier, mais les clubs de la LHJMQ pourront certainement trouver de bons joueurs», lance le recruteur-chef de HockeyProspect.com Jérôme Bérubé.

Pour le recruteur-chef des Screaming Eagles du Cap-Breton, Jacques Carrière, le début du repêchage va demeurer excellent.

«Il y a un bon début de première ronde avec surtout quelques très bons attaquants, mais les joueurs nés en 2002 ne sont pas tellement costauds.»

Parmi les neuf équipes invitées, les hôtes de la prochaine Coupe Telus (Sudbury) seront une équipe à suivre. Ils n’ont perdu que deux matches cette année.

L’équipe des Selects Academy, basée au New Jersey en territoire de la LHJMQ, attirera également l’attention des recruteurs.

Le tournoi se met en branle mercredi matin et va se terminer dimanche.

Hockey junior

Dagenais dans la mire des recruteurs

En Outaouais, Hendrix Lapierre a fait les délices des recruteurs de la LHJMQ depuis le début de la saison, mais il est loin d’être le seul hockeyeur de 15 ans de la région à retenir l’attention.

La cohorte outaouaise des joueurs nés en 2002 est impressionnante. Ce groupe exceptionnel a gagné sa part de championnats au fil des ans. William Dagenais est d’ailleurs un élément important de ce solide noyau.

À 15 ans, il pointe au quatrième rang des compteurs de l’Intrépide de Gatineau avec six buts et 13 points en 16 matches. Certains recruteurs de la LHJMQ l’ont identifié comme un espoir de première ronde. Au pire, les autres recruteurs sondés par Le Droit le voient sortir au début de la deuxième ronde.

Dimanche, dans un revers de 6-2 contre le Phénix du Collège Esther-Blondin, il a inscrit le premier but du match, mais les visiteurs sont revenus en force. Seul Jack Seymour a été capable d’ajouter un but pour l’Intrépide, qui avait gagné 5-2 la veille contre les Forestiers d’Amos grâce à une prestation de deux buts et trois points de Connor Romain.

« Nous avons été opportunistes samedi et beaucoup moins aujourd’hui, a expliqué Dagenais. Ça va nous prendre une grosse semaine de pratique. »

Privé d’Hendrix Lapierre dans un quatrième match de suite, l’Intrépide a maintenant subi trois revers à ses quatre derniers matches, mais l’équipe se maintient quand même parmi les meilleures de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Malgré le pointage de dimanche, l’Intrépide (9-7-0) n’a vraiment pas été déclassé. Un peu trop de dentelle, quelques buts chanceux et un gardien dans une forme moyenne ont ouvert la porte au Phénix (5-6-3).

4 x 15 ans

Quatre joueurs nés en 2002 se sont taillé un poste avec l’Intrépide cette saison. L’an prochain, ils seront beaucoup plus, ce qui ne sera pas une mauvaise chose.

« Depuis le début de notre hockey mineur, nous avons gagné plusieurs tournois et championnats, dit Dagenais. Nous avons gagné la coupe Dodge chez les pee-wee et nous avons gagné le tournoi bantam Royal-Brassard deux fois de suite. C’est motivant de faire partie d’un groupe aussi talentueux. Même dans les pratiques, ça nous donne des défis. »

Doté d’un bon gabarit à 6’1’’ et 174 livres, Dagenais reconnaît qu’il n’est pas le même genre de joueur que Lapierre, identifié comme l’un des deux meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LHJMQ.

« Je suis un attaquant en puissance avant tout. Rendu dans le territoire adverse, j’aime finir mes mises en échec. De temps en temps, je parviens à compléter des jeux. Même si je n’ai pas autant de finesse, j’ai toujours eu de bonnes statistiques offensives », raconte l’aîné d’une famille de deux garçons.

Son frère, Nathan, n’a que 10 ans et il serait également un joueur à surveiller selon William. « C’est un late et il joue pee-wee AA. »

Attaquant de puissance

Chez l’Intrépide, son entraîneur Martin Lafleur apprécie la contribution d’un jeune joueur comme William Dagenais.

« Il s’améliore de match en match. C’est un attaquant de puissance avec de bonnes habiletés. Il s’en sert pour se créer de l’espace et il est capable de marquer aussi. À 15 ans, il ne recule devant rien. C’est un joueur assez complet. »

S’il admet penser au repêchage sur une base quotidienne, Dagenais dit qu’il doit encore travailler certains aspects de son jeu.

« J’ai déjà beaucoup travaillé à améliorer mon attitude et je dois lancer au filet plus souvent, car j’ai un bon lancer. »

Cette remarque a fait sursauter Martin Lafleur. « Honnêtement, je n’ai rien à reprocher à William depuis qu’il est ici. Il a une très bonne attitude. Il travaille fort et il veut s’améliorer. »

Passion à retardement

La passion, voilà un autre élément qui explique les succès du #71 sur la patinoire.

« Ma mère m’a inscrit au hockey quand j’avais cinq ans. Au début, je n’aimais pas ça, mais mon père m’a motivé en m’amenant chaque jour à la patinoire avec lui. À six ans, j’ai suivi un camp MaxPuissance et c’est là que j’ai eu la piqûre. J’ai vu que j’avais du talent et que je pouvais me démarquer en jouant avec des plus vieux. À partir de là, il m’arrivait de m’endormir avec mon casque ou mon bâton de hockey ! »

Hockey Junior

L’Intrépide domine mais s’incline

Privé du meilleur compteur de la Ligue de hockey midget AAA du Québec pendant tout le week-end, l’Intrépide de Gatineau aurait pu s’attendre à des matches plus ardus sur le plan offensif, mais ça n’a pas nécessairement été le cas.

Sans Hendrix Lapierre, blessé, l’Intrépide a eu l’avantage 80-45 au chapitre des tirs, mais sans sa touche magique en zone offensive, il a échappé les deux matches qu’il a dominés par la faible marge d’un but. Vendredi, contre les meneurs du classement de la ligue, l’Intrépide s’est incliné 4-3. De retour au Complexe Branchaud-Brière dimanche, les Gatinois ont été surpris 3-2 par le Rousseau Royal de Laval-Montréal, qui a profité des acrobaties de son gardien pour remporter son deuxième match de la saison.

L’avantage numérique de l’Intrépide, qui représente une des forces de l’équipe, a notamment souffert de l’absence de son #22. Il n’a fait mouche qu’une fois en 10 occasions ce week-end.

« Je mets l’accent sur ceux qui sont là. L’absence d’Hendrix donne l’occasion à d’autres d’avoir plus de responsabilités, mais bon, c’est sûr que son absence change la dynamique de notre avantage numérique. Nous avons eu de la difficulté à trouver les lignes de tir. Nous avons compliqué nos jeux aussi », a indiqué l’entraîneur-chef Martin Lafleur lorsqu’il a été questionné sur l’absence de son joueur aux 20 points en 12 matches.

Lapierre a été blessé au haut du corps à Rivière-du-Loup la fin de semaine précédente. Il est évalué sur une base quotidienne. En son absence, un autre joueur de 15 ans avait pris le relais vendredi. William Dagenais avait inscrit trois points.

Dimanche, c’est l’attaquant Kevin Martin et le défenseur Sébastien Pilon qui ont été les plus productifs avec une récolte d’un but et d’une passe chacun, mais le gardien Simon Bérubé a repoussé 95 % des 39 lancers de l’Intrépide (8-6-0). Ce dernier a cogné à la porte des buts pendant tout le match, mais vague après vague, il a été frustré.

À l’autre bout de la patinoire, Alexandre Groleau a repoussé 13 des 16 tirs du Rousseau Royal (2-9-0), qui a brisé l’égalité 2-2 sur un but de Gianni-Adriano Lombardo à six minutes de la fin du match.

« Nous avons tout fait sauf capitaliser sur nos chances. C’est sûr que nous avons manqué de concentration dans certaines phases du jeu. Il ne manquait pas grand-chose, mais plus le match avançait, plus on cherchait le jeu parfait pour battre leur gardien », a ajouté Lafleur.

Deuxième meilleur compteur du club, le capitaine Mathieu Gagnon a dit que Lapierre était « une grosse pièce de notre avantage numérique », mais que son absence ne devait pas servir d’excuse.

« D’autres joueurs doivent remplir son rôle. C’est à nous, comme équipe, d’élever notre jeu d’un cran. Si nous continuons à travailler en équipe, nous allons continuer à gagner des matches. Aujourd’hui, notre défaite est frustrante. La rondelle ne roulait pas pour nous, mais il faut tourner la page et corriger certaines choses. »

Choix des Huskies de Rouyn-Noranda, Gagnon a récolté 17 points en 14 matches à sa deuxième saison dans le midget AAA. Il avait aussi de bonnes nouvelles à communiquer après le match.
« Je suis officiellement un joueur affilié aux Huskies. Ils me suivent toujours et j’ai parlé avec leurs dirigeants récemment. J’essaie de ne pas trop penser à mon statut avec eux. Je me concentre sur ce que j’ai à faire avec l’Intrépide. Si je fais cela, il y a juste de bonnes choses qui vont survenir. »

Victoire des 67’s

À Sault-Ste-Marie, les 67’s d’Ottawa ont comblé un déficit de 2-4 pour l’emporter 5-4 en prolongation sur le deuxième but du match et le quatrième but du week-end de Kody Clark. Mitchell Hoelscher a inscrit son premier but dans la LHO dans la victoire en plus de préparer un autre filet. Samuel Bitten en a fait de même. Travis Barron a compté l’autre but du camp vainqueur. Venu en relève à Olivier Tremblay avec une marque de 4-2 après 28 minutes, Olivier Lafrenière a arrêté les 20 tirs des puissants Greyhounds (7-1-2) pour ouvrir la voie à la remontée des 67’s (6-4-1).

Hockey mineur

Un tournoi qui tombe à point pour l'Intrépide

Vainqueur dans quatre de ses cinq derniers matches, l'Intrépide de Gatineau débarque à L'Ancienne-Lorette au moment propice aujourd'hui afin de prendre part au Challenge Reebok.
Couru par tous les dépisteurs de la LHJMQ, ce tournoi majeur qui regroupe les 15 formations de la Ligue midget AAA du Québec a été bonifié de cinq équipes invitées cette saison. À la suite de la mort du tournoi international midget Kiwanis de Gatineau, certaines équipes des Maritimes tenaient mordicus à venir faire un tour au Québec.

Intrépide

Lapierre se fait un nom

Il avait été identifié comme un des meilleurs hockeyeurs de 15 ans au Québec avant le début de la saison 2017-18 dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Hendrix Lapierre n’aura pas mis de temps à répondre aux attentes. Après le premier mois du calendrier régulier, l’attaquant de l’Intrépide de Gatineau trône au sommet des compteurs du circuit Baillargé avec une récolte de 18 points en 10 parties.

Mercredi, avant une défaite de 5-2 contre les Vikings de St-Eustache au Complexe Branchaud-Brière, il a été élu joueur offensif par excellence du mois de septembre de la ligue midget AAA. Évidemment, il a aussi reçu le titre de la recrue offensive du mois.

Son entraîneur-chef, Martin Lafleur, avoue que le premier rang du classement des compteurs n’était pas nécessairement prévu, mais que le talent offensif de Lapierre n’a jamais été mis en doute.

« Qu’il soit premier compteur de la ligue, c’est un peu surprenant, mais il travaille fort et il a un bon début de saison tout comme son ailier gauche Connor Romain. Hendrix a de bonnes mains et une bonne vision du jeu. Il déplace bien la rondelle. Il est un élément clé de notre avantage numérique. Il amène beaucoup de mouvement avec la rondelle. » 

Le principal intéressé s’est montré agréablement surpris de son premier mois dans la Ligue midget AAA du Québec, mais il signale qu’il a tout mis en place durant l’été pour que sa transition du bantam AAA au midget AAA se fasse tout en douceur.

En pension à Montréal

« Je ne m’attendais vraiment pas à ça (être premier compteur), mais j’ai mis le paquet durant l’été en vivant en pension chez mon agent (Philippe Lecavalier) à Montréal. Je me suis entraîné tout l’été cinq fois par semaine sur glace et hors glace pour me préparer à cette saison. »

Après un mois, ce mordu du hockey affirme qu’il se sent en pleine confiance sur la patinoire. 

« Je savais que ça allait bien se passer, mais mes coéquipiers m’ont vraiment aidé à bien m’adapter au calibre de jeu. En ce moment, je joue en confiance. C’est juste plate que nous ayons perdu nos trois derniers matches. Nous formons une équipe unie. Nous allons rebondir. »

En se faisant un nom rapidement dans le circuit midget AAA, Lapierre a remarqué qu’il faisait maintenant l’objet d’une attention accrue de la part des autres équipes. Il fait déjà partie du plan de match de l’adversaire.

« J’ai réalisé qu’on me surveillait davantage. J’essaie de ne pas m’en faire et de jouer mon jeu. Je me concentre sur ce que j’ai à faire pour moi et pour l’équipe. »

Dans le premier match du mois d’octobre mercredi soir, Lapierre a fourni une passe dans le revers de l’Intrépide (6-4-0) contre les Vikings (8-1-0). 

Mirco Fontaine (son 1er) et le capitaine Mathieu Gagnon (déjà son 8e) ont marqué les buts des Gatinois. Les locaux pourront au moins se consoler en sachant qu’ils ont déjoué le gardien Félix-Anthony Éthier deux fois.

Ce dernier a gagné ses cinq départs devant la cage des meneurs de la ligue. Sa moyenne avant le match était de 0,99 but alloué par rencontre. Son pourcentage d’arrêt était de 96 %.

L’entraîneur-chef Martin Lafleur a d’ailleurs reconnu le travail de celui qui a réalisé 24 arrêts contre l’Intrépide. 

« Il mérite sa moyenne. Il a eu à effectuer des arrêts clés et il n’a pas laissé beaucoup de retours. Nous avons eu plus de tirs et d’occasions de marquer que les Vikings, mais ils ne sont pas premiers dans la ligue pour rien. Ils nous ont fait payer chaque erreur. Ce n’était pas un match de 5-2 dans mon esprit. »

L’Intrépide avait débuté la saison sur les chapeaux de roues en gagnant six de ses sept premiers matches, mais le club est au beau milieu d’une séquence de cinq matches en 10 jours. 

« On s’en va jouer au Collège Notre-Dame en fin de semaine. Nous avons fait beaucoup de voyages récemment. Faut pas chercher d’excuse, mais ce ne sont pas des conditions gagnantes. Nous avons mieux joué ce soir qu’au cours du dernier week-end. »