Tristan Luneau, Antonin Verreault, Samuel Savoie et Noah Warren se sont retrouvés sur la patinoire pour la première fois à l’ouverture du camp d’entraînement des Olympiques de Gatineau dimanche matin.
Tristan Luneau, Antonin Verreault, Samuel Savoie et Noah Warren se sont retrouvés sur la patinoire pour la première fois à l’ouverture du camp d’entraînement des Olympiques de Gatineau dimanche matin.

Ils sont là!

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Dans leur glorieuse histoire, les Olympiques de Gatineau ont soulevé la coupe du Président à sept reprises. Ils ont remporté une coupe Memorial, mais ils n’avaient jamais encore sélectionné le premier joueur d’une séance de sélection de la LHJMQ. Aussi, jamais ils n’avaient pu repêcher quatre fois pendant cette première ronde.

Dimanche matin, ils étaient tous là, réunis pour la première fois sur la même patinoire à l’aréna Baribeau. C’était le premier jour d’une grande aventure. Le premier chapitre va maintenant pouvoir s’écrire.

Tristan Luneau, le premier choix. Antonin Verreault, le premier attaquant du repêchage de juin dernier. Samuel Savoie, le premier joueur réclamé en provenance du Nouveau-Brunswick. Noah Warren, le premier joueur de plus 6’1’’ à avoir été sélectionné. Quatre joyaux réclamés parmi les huit premiers de la séance. C’était le premier jour du camp, mais on pouvait déjà sentir une fébrilité.

Au cours des prochaines années, ils vont développer une complicité. Ils iront à la guerre ensemble. Ils traverseront des hauts et des bas, toujours dans l’objectif d’atteindre les plus hauts sommets. Ensemble, ils voudront guider les Olympiques vers une première coupe depuis 2008. Ils n’ont que 16 ans. Le quatuor ne pourra pas tirer la barque pendant la prochaine saison, mais éventuellement, une équipe championne va se construire autour d’eux. Ils le sentent et ils n’ont pas peur du défi.

«Nous avons vu une vidéo de motivation ce matin. Nous avons vu que c’était possible de gagner les grands honneurs et nous allons vouloir aider cette équipe à répéter ces exploits», a avancé Noah Warren du haut de ses six pieds et cinq pouces.

De son côté, Tristan Luneau a retenu plusieurs choses de sa première rencontre d’équipe. Il sait notamment que les attentes du club sont élevées à moyen et long terme.

«Ce matin, nous avons justement parlé de l’avenir très prometteur du club. Nous sommes tous excités de pouvoir travailler ensemble avec le nouveau groupe en place. Antonin, Noah et moi, on se connaît depuis longtemps. C’est vraiment le fun de savoir que nous avons tous été repêchés par la même équipe et nous avons hâte de créer de nouveaux liens avec des joueurs que nous ne connaissons pas.»


« Tu ne sais pas à quoi t’attendre. Nous avons fait des camps bantam et midget AAA, mais là, on passe à un autre niveau. »
Antonin Verreault

Comme la dernière séance de sélection a été virtuelle, Samuel Savoie rencontrait ses nouveaux coéquipiers pour la première fois dimanche. L'Acadien sentait aussi que cette journée était la première d’un long périple qui s’annonce palpitant.

«Je l’espère! C’est le plan. Quand j’ai vu que nous avions été quatre à être repêchés par la même équipe durant la première ronde, je savais déjà que j’allais passer les prochaines années de ma carrière à côtoyer trois joueurs exceptionnels de mon âge. Je pense que nous avons les outils pour commencer quelque chose de bien. Il y a aussi de très bons joueurs plus vieux ici. Il faut apprendre d’eux. Il faudra s’adapter rapidement à leur niveau, mais je pense que ça va bien aller.»

Luneau, Verreault, Savoie et Warren sont les seuls joueurs de 16 ans au camp et comme le souligne Verreault, ils sont «les petits nouveaux des Olympiques». Le dynamique attaquant sait que l’avenir du club repose en grande partie sur le développement de leurs habiletés.

«C’est sûr que nous représentons bien des espoirs pour l’équipe, mais notre place n’est pas gagnée. Nous allons travailler fort pendant le prochain camp. On sait que l’avenir repose sur nos épaules, mais il y a déjà de solides bases qui ont été construites avant nous. Je pense à Zach Dean et Olivier Boutin qui n’ont qu’un an de plus que nous.»

Nervosité

Véritable fanatique de hockey, Verreault se disait nerveux au premier jour de sa carrière dans la LHJMQ.

«Tu ne sais pas à quoi t’attendre. Nous avons fait des camps bantam et midget AAA, mais là, on passe à un autre niveau. Ça se voit dans les tests physiques que les 16 ans ne sont pas aussi fort que les 18-19 ans! Mais nous avons déjà la chance de côtoyer des vétérans qui sont très gentils avec nous.»

Enfin, Noah Warren est tellement excité d’amorcer ce chapitre de l’histoire des Olympiques qu’il trouve dommage que les partisans ne puissent pas en être témoins.

«Ça devrait être excitant pour eux. Ça va faire drôle de ne pas les voir dans les estrades, mais au moins, ils pourront nous regarder à la télévision.»