Derick Brassard lutte pour la rondelle devant Luke Glendening.

Identité retrouvée

Après leur débandade contre le Canadien de Montréal lundi, les Sénateurs d’Ottawa avaient grand besoin de rebondir et c’est exactement ce qu’ils ont fait.

Leurs leaders que sont Erik Karlsson, Mark Stone et Craig Anderson se sont particulièrement levés dans un gain de 3-1 devant 14 724 amateurs au Centre Canadian Tire à l’occasion de la soirée d’appréciation des membres des Forces armées canadiennes.

Les Sénateurs ont beaucoup mieux protégé une avance cette fois et ils ont porté leur fiche à 5-0-2 quand ils mènent après 40 minutes de jeu, en plus de porter leur dossier à domicile à 3-2-4.

« Ce n’était pas une question d’être à domicile. Peu importe où on joue, on veut jouer de façon solide. C’était notre focus, il fallait retrouver notre identité et j’avais confiance en notre gardien et nos leaders et ils ont fait le travail. Erik était de retour comme il est d’habitude, c’est pourquoi il est qui il est », analysait l’entraîneur-chef Guy Boucher après le match.

Stone a obtenu son 200e point en carrière – devenant le 17e joueur de l’histoire du club à atteindre ce plateau – quand il a ouvert le pointage avec un peu moins d’une minute à faire au premier tiers, saisissant un retour pour déjouer le gardien Jimmy Howard entre les jambières.

Les locaux pensaient bien avoir marqué dès la quatrième minute de jeu sur un lancer de loin de Cody Ceci, mais après révision vidéo, les officiels ont jugé avec raison que Zack Smith avait nui au travail de Howard dans son enceinte à la peinture bleue, même si c’est ce dernier qui a initié le léger contact.

« C’est une grosse victoire, contre un club de notre division qui cherche à nous rattraper. Le but refusé nous a déstabilisés pour cinq minutes environ, on menait 9-3 aux tirs puis ils sont revenus prendre les devants 10-9. On est revenus en force à la fin de la période, on a compté ce but et on a dominé en deuxième », estimait Stone.

Celui-ci a ajouté une passe quand les Sénateurs ont doublé leur avance à mi-chemin du deuxième engagement, repérant Alexandre Burrows dans l’enclave en avantage numérique. C’était le deuxième but de la saison de Burrows, qui empochait du même coup le 399e point de sa carrière.

« Nous avons bien rebondi après un mauvais match. Nous avons bien mieux joué en zone neutre et sans la rondelle. C’est une bonne victoire, on a aimé la façon dont on a joué. On a échappé des avances à la maison en raison de nos propres erreurs et on savait qu’il fallait corriger ça », a raconté Burrows.

Anthony Mantha a privé Anderson d’un jeu blanc alors qu’il a fait dévier un tir de la pointe de Mike Green lors d’un jeu de puissance alors qu’il ne restait que 3:23 minutes à écouler au cadran et que le gardien avait été retiré à la faveur d’un sixième attaquant.

Anderson a été solide sans avoir besoin d’être spectaculaire face aux 25 tirs des visiteurs. Howard l’a été tout autant devant les 30 lancers des Sénateurs, repoussant notamment des tirs de Mike Hoffman et Derick Brassard sur des échappées pour garder son club dans le match.

Les Sénateurs termineront ce séjour à domicile de trois matches en recevant pour la première fois les Golden Knights de Vegas, surprenant club d’expansion qui s’est incliné 2-1 jeudi soir à Boston, samedi après-midi (14 h).

LES NOUVELLES JAMBIÈRES D'ANDERSON

Craig Anderson a étrenné de nouvelles jambières contre les Red Wings, mais ça n’avait rien à voir avec sa sortie difficile de lundi contre Montréal où il avait été chassé après avoir alloué six buts en deux périodes.

« Les autres étaient rendues trop molles et elles avaient des coupures, je devais les changer. Je n’ai eu que deux ou trois entraînements avec les nouvelles, mais elles vont vraiment bien. J’ai souvent vu Tomas Vokoun sortir des jambières de la boîte le matin et jouer avec le soir, j’aurais dû le savoir que ce n’est pas un problème », a-t-il dit après sa performance de 24 arrêts.

« On voulait tous revenir avec un bon match ce soir. L’important n’est pas ce qui vous arrive, c’est comment vous répondez après. Tout le monde a bien répondu et nous avons joué un de nos meilleurs matches de l’année », a-t-il ajouté.

Erik Karlsson et Craig Anderson

Erik Karlsson, qui cherchait à revenir à la charge après son fameux différentiel de moins-6, a contribué à l’attaque avec deux passes, la première sur le but de Stone et la seconde sur le but dans un filet désert de Nate Thompson avec 10 secondes à jouer. Il aurait pu lancer lui-même vers la cage béante, mais il a préféré récolter sa 12e passe de la campagne, en huit parties.

« C’était un de nos matches les plus complets de la saison dans l’ensemble, je pense. Nous avions bien commencé et nous avons bien fini. J’ai fait la même chose (sur le but dans un filet désert) que Nate aurait faite pour moi », a dit le capitaine. Karlsson n’a pas aimé les décisions des officiels qui ont donné deux jeux de puissance de fin de match aux Wings, et il a dit sa façon de penser à l’arbitre Chris Rooney après leur but. « J’ai probablement crié un peu trop après lui, dans le feu de l’action, on devient émotif », s’est-il excusé.

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